24 HEURES DU MANS. DUNLOP : L’INNOVATION DE LA COURSE VERS LE PRODUIT

 JEAN FELIX BAZELIN (DUNLOP) ET SON PILOTE FÉTICHE EN LMP2, OLIVIER PLA DE OAK RACING

La rivalité continue à s’exercer entre Bibendum et Dunlop, même si elle est emprunte d’un grand respect mutuel… Les deux manufacturiers sont fermement engagés dans l’endurance, discipline qui représente pour eux deux une véritable passerelle vers le produit.

C’est pourquoi ils sont tous les deux engagés à la fois en LMP1 et en GTE. « C’est une stratégie claire » indique Jean-Félix Bazelin, Directeur de la compétition chez Dunlop.

Lequel, poursuit :

«  L’endurance doit se rapprocher des besoins de la voiture de tous les jours, sans en oublier le coté ‘éco-responsable’ »

Mais la lutte entre les deux manufacturiers ne se situe pas uniquement dans les catégories classiques proto et GT des 24 heures du Mans.

JEAN FELIX BAZELIN AVEC JEAN FRANÇOIS WEBER DE GREEN GT

 

En effet, si Michelin équipe la Deltawing, la voiture occupant cette année le 56ème stand dévolu aux véhicules apportant des solutions d’avant garde,  Dunlop, de son coté, a passé un accord avec GreenGT pour assurer la monte de la première voiture non thermique qui sera engagée dans ce 56ème stand en 2013, dont nous avons largement parlé dans ces colonnes.

« C’est une grande fierté pour nous d’avoir été choisit par GreenGT ».

Et Dunlop compte énormément sur cette expérience pour apprendre et comprendre les contraintes qui vont infligées aux pneumatiques par les moteurs électriques et leur couple plein et constant dès que le 0km/h est dépassé.

Grâce à ses deux moteurs électriques, pilotés individuellement par l’électronique, la GreenGT va permettre d’ajuster à tout moment puissance et couple.

«  Et si on maîtrise cette arrivée du couple à tout moment, on peut reculer au maximum la limite de l’adhérence » précise les yeux brillants, Jean Félix Bazelin, dont on sent la passion s’exprimer.

D’ailleurs, il enchaine :

« Alors que, jusqu’à présent, on subissait ce couple, on va pouvoir maintenant piloter extrêmement finement la valeur appliquée à chaque roue motrice. En rallye, cela fait longtemps que l’on s’est penché sur la question. Mais on obtenait une information par seconde des  différentiels pilotés. Là, on va pouvoir agir sur le couple tous les 1/100 et même 1/1000 de seconde, sans le subir. C’est un peu comme si on passait de l’ère de la loupe à celle du microscope électronique ! On va pouvoir rester dans la limite de l’adhérence, mais au plus près et en y arrivant le plus vite possible…»
Ces possibilités ouvrent de nouveaux champs d’investigation aux ingénieurs.

« On va pouvoir ré-étudier la micro adhérence sur la piste , dans des domaines inexplorés durant 100 ans de moteurs thermiques».

Si le premier bénéficiaire de ces nouvelles recherches fondamentales va être la GreenGT, c’est toute la filière des véhicules à moteurs électriques qui à terme en profitera. Mais au delà également, toutes les voitures de série en touchera les dividendes.

Jean Félix, nous précise :

« Pour ces nouveaux produits, notre imagination sera notre seule limite… »

L’affaire des LMP2

Si Dunlop est le seul manufacturier présent dans toutes les catégories, il est le seul à équiper aujourd’hui toutes les voitures du  LMP2.

Pour des raisons qui lui sont propres, Michelin a voulu limiter son engagement dans cette catégorie. Dunlop a alors proposé, en échange d’une production de pneus suffisante assurée de sa part pour tous les concurrents, d’être le seul fournisseur de la catégorie.

Cela va en particulier dans le sens de la maîtrise des coûts visée par cette catégorie. Mais Dunlop précise qu’aucun contrat n’a été signé avec l’organisateur.

Et que chacun reste libre de choisir son fournisseur.

Pour valoriser cet engagement, Dunlop créé quatre challenges pour les voitures du LMP2 :

Un pour le tour le plus rapide du week end.

Un deuxième pour avoir tourné plus vite qu’en 2011.

Un troisième si une LMP2 termine dans le Top 6 d’une épreuve.

Pour toute voiture ayant rempli ces condition, les trains de pneus de la course suivante seront gratuits.

Et le quatrième challenge fait figure de Jack pot :

Des pneus gratuits pour le reste de la saison pour un podium au classement général par une LMP2 au Mans comme ce fut le cas lors des dernières 12 Heures de Sebring !

Et qui sait, vu la compétition et le niveau de fiabilité de ces voitures, rien n’est impossible…

 UNE NOUVELLE ART-CAR : LA FERRARI JMW MOTORSPORT

Depuis maintenant 4 ans, Dunlop organise un concours ouvert à tous, pour dessiner la décoration de la Ferrari engagée par le JMW Motorsport.

Avec succès, puisque cette année, ils ont reçu chez Dunlop…. 175 propositions et ce, en provenance de 13 pays. Les dessins de Egidijus Guzauskas, un lituanien adepte des peintures de grandes dimensions, ont été retenus pour décorer la Ferrari 458 Italia n°66.

La piste du Mans et une Ferrari, voila des dimensions qui seront sans nul doute suffisantes…

Patrick MARTINOLI

Photos : Patrick MARTINOLI

 

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