RALLYE DU MAROC HISTORIQUE : EN ROUTE POUR LA BELLE AVENTURE…

 

Pour sa 3éme édition, le Rallye du Maroc Historique s’est élancé ce lundi soir d’Agadir, dans le sud du pays pour se terminer le week-end prochain, à Marrakech.

L’épreuve qu’organisent conjointement Yves Loubet et José Andréani, offrant un parcours inédit de plus de 2100 km répartis en six étapes dont 400 km de vingt épreuves spéciales chronométrées

 

 

AU NOM DU PLAISIR

 

Élaborer le parcours du Rallye du Maroc Historique n’est jamais simple. Il faut  sans cesse composer entre la variété du tracé, entre plaines et haute montagne, le respect de traditions presqu’ancestrales, une certaine cohérence, la sacro-sainte sécurité – surtout dans ce type d’épreuves – et aussi et surtout un plaisir de pilotge obsessionnel !

 

UN PEU D’HISTOIRE

 

Relancé en 2010 avec un essai réussi. Transformation  en 2011.

Ainsi, pourrait-on résumer la renaissance et la résurrection du Rallye du Maroc Historique.

Avec une vingtaine d’équipages, des aventuriers  au départ la première année à Casablanca, plus du double  pour sa seconde édition l’an passé , les doutes sont d’ores et déjà levés !

L’épreuve du renouveau a bien emprunté la … bonne piste

Et, la course disputée en 2011, fut d’un niveau élevé. Assurément, vraiment à haut niveau.

Qui succédera au Belge Grégoire de Mévius, victorieux en 2011 épaulé par le Français Alain Guehennec ?

Les prétendants sont nombreux car cette année pour sa 3éme année, le Maroc Historique, a su attirer pléthores d’excellents pilotes, tous au volant de redoutables bolides de rallye d’antan !

Mais il faudra aux aspirants  à la 1ére place du podium se montrer à la hauteur de l’événement et de son parcours

En effet, lors des deux premières éditions de ce Maroc Historique, de Mévius a empoché les deux succès !

Et, l’ancien Champion du monde des rallyes en Groupe N, a du coup fait des pistes marocaines , l’une de ses spécialités .

 

LES HAUTS LIEUX DU PARCOURS

 

Certes, ce Rallye du Maroc Historique est bel et bien, une course avant- tout  mais comme à la belle époque dans les années 70, cette épreuve nous fait traverser  le Maroc et découvrir  l’extraordinaire variété de ses sublimes paysages, de ses villes  ou bien de ses magnifiques villages  perchés ans le Haut Atlas

Quoiqu’il en soit, parmi la soixantaine des équipages qui sont présents, ils sont au bas mot une bonne petite dizaine à pouvoir viser la victoire à Marrakech et à souhaiter battre Grégoire de Mévius, le double vainqueur sortant qui est toujours là au volant de sa Porsche 911.

Avec à leur tête, ses compatriotes Christian Kelders, un habitué de ce type d’épreuves mais aussi du Maroc Historique. Lequel conduira une voiture redoutable, une Ford Escort RS 1800

Et, également, l’ancien pilote de Formule 1, Eric Van de Poele, qui dispose aussi d’une Porsche 911

Mais, il ne faudrait pas négliger, non plus, toute une Kyrielle de pilotes éprouvés et chevronnés aux brillants palmarès.

 

 

Parmi lesquels, on retiendra, l’inoxydable Philippe Gache, à l’aise depuis des décennies sur tous les types de terrain, en circuit comme en rallye. Le patron du Team SMG, débarque avec une très belle auto, une Mazda ex usine RX7 de 1984.

Sans oublier, d’illustres rallymen, comme Jean Pierre Manzagol (R5 turbo), François Padrona (Ford Escort), Éric Chantriaux (Ford Escort), Philippe Wambergue (DS21 Citroën), Dominique Depons (Ford Escort), François Lethier (Peugeot 504 Coupé), Jean Pierre Lajournade (R12 Gordini).

Ce dernier n’étant autre que le vainqueur du Tour Auto 2011.

Bref, il ne manque pas de prétendants pour triompher dans une petite semaine à Marrakech !

Avant de lâcher la meute, Yves Loubet, nous expliquait ce lundi en fin d’après-midi :

«  Après deux années de gestation, il s’agit cette fois-ci de la vraie naissance de l’épreuve. Nous avons réussi à attirer beaucoup de bons pilotes avec de très belles autos d’antan. Notre parcours comporte quotidiennement 4 ES (Epreuves spéciales). Mais ce qui est le plus important, c’est la variété. Chaque spéciale a sa propre spécificité. Tu verras, il y a énormément de différences, entre les unes et les autres. Et, ce qui a mes yeux est primordial, c’est que ce tracé convient à toutes les autos en lice. Mais, j’ajouterais que ce qui à mes yeux demeure la priorité c’est sincèrement le réel plaisir de pilotage que les concurrents vont ressentir. »

Son acolyte, José Andréani, enchainnt :

«  Crois-moi, nos pilotes  vont se faire mal aux yeux. Tu n’imagines même pas l’intensité des paysages et des couleurs qu’ils vont découvrir. A en faire pâlir le plus excentrique des peintres ! »

Cela tombe bien !

Claude Ruiz Picasso, le seul fils de l’immense peintre que fut l’inoubliable Pablo Picasso, est de la partie. Il roule au volant d’une Porsche 911.

Ce lundi soir, alors que nous papotions avec lui, il nous confiait son immense satisfaction d’être là !!!

Sur qu’on lui rendra à nouveau visite et ce pour savoir ce qu’il pense de la beauté des paysages que nous allons traverser une semaine durant.

 

 

Ce lundi, se disputait la toute 1ére épreuve spéciale, l’ES1 dénommée Takerrou et longue de 16km

C’est tout simplement, le double vainqueur sortant, Grégoire de Mévius, qui s’y est imposé avec sa Porsche 911. Le Belge parcourant la distance en 11’34’’4.

Il devance, la Ford Escort de Chistian Kelders, second à 41’’1 et une autre Porsche 911, celle de ‘’ Tintin ‘’ alias notr ami, ancien pilote de GP, Éric Van de Poele, lequel termine à 56’’7

Suivent, à 1’01’’9, Jean Pierre Mondron, également sur Porsche 911, puis une autre Escort que pilote Dominique Depons, 6éme à 1’02’’1.

Éric Chantriaux et sa Ford Escort, pointent à 1’08’’9

 

 

Parmi les premiers malchanceux – une petite dizaine – citons la Mazda RX7 de Philippe Gache, victime après 4 km dans la spéciale ‘’ de la rupture d’un joint de la pompe à eau ‘’

Dépanné par son assistance, le patron de l’équipe SMG, a d’ores et déjà perdu le rallye car il  va inévitablement écoper tard cette nuit, d’une lourde pénalité… n’ayant pas fini la spéciale !

«  Néanmoins je continue et serais bien au départ ce mardi matin de l’étape qui va nous mener à Ouarzazate, en passant par Taroudant  »

De son côté, le premier lauréat de cette 1ére ES, nous lâchait :

«  Incroyable. On a quittés Agadir à 16H30 sous un soleil de plomb (28° en bord de mer) et avant d’arriver au sommet de la colline qui surplombe Agadir et l’Océan Atlantique, on s’est tout à coup et subitement retrouvé et pendant plusieurs kilomètres en fin d’ascension dans un brouillard comme en plein hiver dans les Alpes ! »

Ce brouillard inattendu qui a eu raison de la très grande majorité des concurrents

 

Ainsi notre confrère du magazine Grand Prix, Pascal Dro, navigué par François Xavier Basse et qui roule au volant d’une Peugeot 504, de l’équipe Streit, qui nous racontait :

«  C’était irréel. En haut, tu ne faisais plus la différence sur plusieurs kilomètres entre la couleur de la route blanche à cause du sable et celle du brouillard opaque. Impossible de faire la différence. D’où la terrible impression de danger car tu ne savais pas ou te diriger ! »

Quoiqu’il en soit, hormis quelques pépins mécaniques pour certains, toute la caravane a rejoint sans encombres la cité balnéaire d’Agadir,déjà bien inondé de touristes, vu les innombrables bouchons…

 

Gilles GAIGNAULT
Photos : Oneshooting – Haase photo

LA FORD ESCORT DE CHRISTIAN KELDERS

VISA 1000 PISTES DE JEAN LOUIS MARTEIL

MERCEDES 500 SLC DE JACQUES COCHIN-YANN JANOU

LA FORD ESCORT D’ÉRIC CHANTRIAUX DANS SES ŒUVRES…

LA FORD ESCORT 1800 RS DE DOMINIQUE DEPONS ET JEAN BOURGOUIN

LA SM DE DAUNAT ET DE WAZIERES

L’OPEL KADETT GROUPE 2 des FÉMININES LAURE MANY FRANÇOISE CONCONI

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