ENDURANCE WEC : VICTOIRE AUDI AVEC LE TRIO DUMAS-DUVAL-GENE

Sans grande surprise, c’est bien une Audi qui a triomphé ce dimanche

La victoire revenant à l’équipage composé des Français  Romain Dumas et Loic Duval, lesquels étaient épaulés par l’Espagnol Marc Géne

Ce trio succède à la Peugeot 908 d’Anthony Davidson-Alexander Wurz-Marc Géne, victorieuse l’an passé

Il s’agit aussi incroyablement de la toute première victoire pour le Team Audi, pourtant véritable ogre des courses d’endurance, depuis … 2004 !!!

En effet, il faut remonter loin, très loin jusqu’à… 2004 pour trouver trace du dernier succès d’une Audi !

A l’époque une R8 que se partageaient le tandem composés des deux Britanniques, Johnny Herbert et Jamie Davis !!!
Depuis et successivement, l’épreuve Spadoise a été remportée par la Zytek du trio John Nielsen- Casper Elgaard- Hayanari Shimoda, en 2005.

Par la Pescarolo-Judd du duo Manu Collard-Jean Christophe Boullion en 2006.

Puis par les Peugeot 908, de Stéphane Sarrazin-Pedro Lamy en 2008. De Christian Klien-Nicolas Minassian –Simon Pagenaud en 2O09. De Sébastien Bourdais, Pedro Lamy et encore Simon Pagenaud en 2010.

Et enfin, l’an dernier par la 908 de Anthony Davidson-Alexander Wurz-Marc Géne

 

Mais si cette victoire Audi, en l’absence des lionnes désormais au Musée Peugeot de Sochaux-Montbeliard et aussi et surtout des Toyota TS030 Hybrid, était attendue, tant la domination et la puissance des bolides Allemands est écrasante, face à une concurrence aujourd’hui essentiellement privée, elle n’a pas permis toutefois pour sa toute première sortie en course, à la firme d’Ingolstadt, de faire triompher et gagner sa dernière-née, le modèle e-tron quattro Hybrid !!!

La victoire revenant à l’Audi R18 Ultra

 

La meilleure des deux Audi e-tron quatro, celle de Treluyer-Fassler-Lotterer, devant se contenter de la seconde place.

Le podium étant complété  par la deuxième R18 ultra du tandem Bonanomi-Jarvis

la quatrième Audi, seconde e-tron quattro,  celle des polemen McNish-Kristensen-Capello, se classant donc 4éme

A la cinquième place, on trouve, la Lola-Toyota du Team Suisse Rebellion que pilotaient le Français Nicolas Prost, le Suisse Neel Jani, rejoint cette saison par l’ancien pilote de Grand Prix, l’Allemand Nick Heidfeld qui finit à cinq tours des vainqueurs

Il n’y a eu aucune mauvaise surprise dans le camp Audi.

Le clan cher au Docteur Wolfgand Ullrich, n’a pas fait dans la dentelle et comme lors des récentes 12 Heures de Sebring, à la mi-mars, les quatre voitures Allemandes ont tout raflé ce week-end comme en Floride, ne laissant que des miettes à leurs adversaires

 

Après Sebring, manche inaugurale du tout nouveau Championnat du monde WEC, Audi signe donc un nouveau succès dans cette seconde épreuve mondiale courue en Belgique, plaçant en outre, ses quatre bolides aux quatre 1éres places

Deux des trois pilotes victorieux sont de plus Français, Loïc Duval et Romain Dumas, lesquels étaient accompagnés sur la plus haute marche du podium par leur partenaire Espagnol, Marc Géne, transfuge de la défunte équipe Peugeot, avec laquelle il avait d’ailleurs, rappelons-le, déjà triomphé ici l’an passé, au volant de l’une des 908

Ce trio a donc fait une nouvelle fois gagné l’ancienne Audi, la version  R18 Ultra à moteur thermique.

Leur bolide réussissant incroyablement à conserver l’avantage sur la toute nouvelle version, R18 e-tron quattro Hybrid

Modèle qui s’était montré intouchable et le plus rapide lors des trois séances d’essais libres jeudi et vendredi puis à l’occasion de la séance des qualifications.

Pourtant en course, confiées aux mains expertes d’une part du trio vainqueur des dernières 24 Heures du Mans et formé du Français Benoît Tréluyer, de l’Allemand André Lotterer et du Suisse Marcel Fassler et aussi des anciens d’Audi, les très chevronnés et expérimentés, Alan McNish, Tom Kristensen et Dindo Capello, ces R 18 e-tron quattro, avaient pourtant  à nouveau largement survolé et dominé aussi le début de course.

Comme nous l’expliquait André Lotterer, peu après la fin de course :

« Sur la piste mouillée, nous avons profité de l’avantage de bénéficier de quatre roues motrices. Mais une fois la piste séchée, les Ultra sont revenues dans le coup pour finalement nous rattraper et prendre le dessus.»

 

De leur côté, les deux tricolores vainqueurs, étaient visiblement heureux de gagner devant cette inédite e-tron quattro.

Ainsi Romain Dumas, qui nous lâchait :

« Spa, c’est toujours un peu particulier et la loterie sous la pluie. En fait, la victoire s’est jouée sur notre bonne stratégie concernant les pneumatiques. Je n’ai pas voulu changer de gommes en fin de course et cette décision, nous a permis de faire la différence l’emporter. A la fin je savais mon avance suffisante (1’40’’) et même dans les derniers tours, si j’avais perdu 10’’ au tour, notre avance était suffisante car Marcel Fassler tapait dans ses gommes et je savais qu’il finirait par baisser de rythme, les pneus étant usés »

A ses côtés Loic Duval, poursuivait :

« Il n’y a pas eu de consignes de donné par Audi. On souhaitait seulement que les voitures restent en piste. Et nous, on a piloté sans excès, sans chercher à prendre des risques inutiles à la fois sur piste sèche, peu mouillée et totalement détrempée. C’est de bon augure avant Le Mans qui sera une autre bataille car nous ne serons plus seuls, avec la présence de Toyota. Pour l’instant en tout cas, je savoure pleinement cette victoire. »

Et Loïc, de nous parler de son programme à venir :

« Je repars au Japon ou je dois disputer deux manches du Championnat Nippon avant la journée des tests préliminaires des 24 Heures (Dimanche 3 juin). Ensuite, je retournerais en Malaisie pour courir à Kuala Lumpur, une épreuve du Championnat Nippon GT. Après quoi, je serais de retour pour la journée des vérifications des 24 Heures (10 juin).

Un sacré programme en cinq semaines !!!

 

Si chez Audi, l’ambiance était bien évidemment, à la bonne humeur, par contre c’était plus contrasté chez les ‘’ Verts ‘’ l’équipe Pescarolo Team.

Lequel après une bonne entame de course de la Dome confiée au tandem Sébastien Bourdais-Nicolas Minassian – encore deux ex pilotes des 908 – la voiture Japonaise alignée par l’équipe d’Henri Pescarolo, naviguant entre la cinquième et la sixième place, avant que de sérieux ennuis électriques, entrainant d’inévitables coupures du moteur, ne finissent par la ralentir, lui faisant perdre beaucoup de temps.

A l’arrivée cette Dome-Judd se classe donc quinzième

 

Mauvaise journée encore pour l’équipe Signatech-Nissan

Comme nous l’expliquait Philippe Sinault :

« La 23 de Mailleux-Lombard-Tresson  d’abord connu une crevaison dès le 1er tour. Bien remonté en 5éme position de notre catégorie LMP2, Jordan Tresson est alors sorti. Résultat 45’ de perdu pour réparer. Quant à la 26, Pierre Ragues a pour une raison qui m’échappe perdu une roue. Là aussi, 30’ ont été nécessaires pour réparer »

 

Finalement la meilleure performance des équipes tricolores, revient à la Morgan OAK LMP2 qui finit 4éme de sa catégorie et 11éme du général, grâce au tandem formé d’Heinemreir Hansson-Leinders


Gilles GAIGNAULT

Photos : Patrick MARTINOLI

 

 LA LOLA -TOYOTA DU TEAM REBELLION FINIT CINQUIÈME

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