SIX HEURES DE SPA : DECOUVERTE DE L’ENDURANCE POUR NELSON PANCIATICI

 

Ce week-end, se déroulera la seconde manche du Championnat du monde d’endurance (WEC) sur le circuit Ardennais de Francorchamps, avec les Six Heures de Spa.

L’occasion, de découvrir en piste, de nouveaux  visages parmi lesquels, celui qui nous est familier, celui de Nelson Panciatici

Engagé depuis plusieurs saisons dans les compétitions de monoplaces (Formule Renault –Formule 3 – Superleague – GP2 et WSR World Séries Renault) Nelson a après mures réflexions, a décidé et choisi, au cours de l’inter- saison, de venir tenter sa chance dans l’univers de l’endurance, avec la mise sur pied du tout nouveau Championnat du monde de la discipline, le WEC (World Endurance Championship).

 

Et son choix pour débuter dans cette discipline, nouvelle pour lui, s’est porté sur l’équipe Berrichonne Signatech-Nissan, de Philippe Sinault et Didier Calmels

Laquelle avait prévu d’inscrire deux autos, à partir de l’épreuve Belge prévue à Spa, une seule étant en piste pour la manche inaugurale, celle des 12 Heures de Sebring.

Pour piloter cette seconde Oreca 03-Nissan, le manager de l’équipe basée à Bourges, a donc retenu, outre Nelson, le normand Pierre Ragues – déjà vu dans cette écurie il y a deux saisons – et le Russe, Roman Rusinov.

Un fort bel équipage qui a de l’allure et qui comme celui de l’autre Oreca03 Signatech-Nissan visera, elle aussi, une place sur le podium

 

Nelson, se dit enchanté de ce nouveau challenge qui l’attend :

« Cela fait longtemps que je connais Philippe et la réputation de son équipe. J’avais d’ailleurs déjà failli rouler pour lui à l’époque de la F3. Mais pour diverses raisons, l’opération n’avait pu voir le jour. Mais nous avions  toujours conservé de bons contacts et lorsque j’ai choisi de me lancer en endurance, j’ai tout naturellement pris mes premiers contacts avec lui des septembre 2011. »

En effet, bien avant la fin de la saison 2011, Nelson avait décidé de stopper sa carrière de pilote de monoplace, rêvant du Mans et ayant bien pesé le pour et le contre et véritablement décidé de donner un nouveau visage, à sa jeune carrière pour s’orienter vers le monde des courses d’endurance.

 

 

Nelson, nous confie :

«  En effet l’endurance est une discipline que je suivais de près depuis longtemps et avec la naissance du Championnat du monde, une super opportunité pour de jeunes pilotes se présentait. »

Il y avait d’ailleurs déja gouté en disputant l’hiver 2012 au Paul Ricard, les Winter séries au volant d’une FLM (Formula Le Mans)

Et Nelson, de nous préciser :

«  Ce qui m’a définitivement poussé  à lâcher l’univers de la monoplace, c’est lorsqu’en roulant en rallye ou j’ai débuté à l’automne au Var puis ensuite au Monte Carlo, je me suis rendu compte qu’il y avait une vie ailleurs qu’en monoplace, qu’on pouvait vivre le sport automobile autrement et qu’on y ressentait ailleurs que sur les courses de monoplaces bien des sensations. C’est la raison pour laquelle, j’ai définitivement décidé de tout miser et de débuter une nouvelle carrière »

Après avoir murement réfléchi et bien conseillé par son entourage professionnel, Nelson Panciatici, signait chez Signatech –Nissan, courant mars.

 

Nelson a découvert sa nouvelle monture lors d’une séance d’essais sur le circuit nivernais de Magny cours, le 17 avril dernier :
Nelson raconte :

«  Mes premières sensations ont été à la hauteur de ce que j’attendais. Mieux même car j’ai franchement été agréablement surpris de l’efficacité de la voiture. Le pilotage de ce gros proto se rapproche vraiment de celui des monoplaces conduites jusqu’alors. »

Et Nelson, enchaine :

« L’équipe Signatech, est véritablement très professionnelle, tout est y est bien organisé. J’ai eu également un très bon feeling avec Roman et bien évidemment avec Pierre que je fréquente depuis le karting et qui a d’ailleurs déjà été mon co-équipier en Formule Renault lors de mes débuts en course automobile en 2005 »

 

Avant de se rendre à Spa, Nelson s’est rendu  tout récemment sur le circuit de Lurcy Lévis, dans l’Allier au sud de Magny cours, pour les ultimes préparatifs.

Une journée particulière qui Lui aura permis de se familiariser avec le pilotage de son bolide sur piste détrempée, la pluie ayant envahi  ce jour-là, la région

« C’est un peu différent d’une monoplace sur piste mouillée et ce d’abord parce que l’Oreca d’endurance est plus lourde et comme il y a un TC (Traction Control) cela permet de gérer plus facilement la motricité en sortie de courbes et autres virages prononcés. Mais j’ai bien apprécié la conduite sous la pluie  »

Sur que ce roulage humide, pourrait fort bien lui être utile, en fin de semaine, vu la réputation du circuit de Spa-Francorchamps, ou dit- on, ‘il pleut tout le temps’

Il est vrai que depuis trente ans, ou nous nous rendons  à Spa, il a plu la plupart du temps et ce quel que soit la période de l’année, printemps-été-automne !!!

Alors, ce roulage à Lurcy pourrait fort bien avoir été de première importance car conduire  sur la piste de Francorchamps détrempée, reste toujours un exercice des plus périlleux !

Surtout pour les jeunes pilotes.

 

Gilles GAIGNAULT
Photos : Patrick MARTINOLI- Raymond PAPANTI – Teams

FIA WEC Sport

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