ELMS : DÉBUT DE SAISON DIFFICILE POUR L’ÉQUIPE OAK RACING AUX SIX HEURES DU CASTELLET

 

Après une entame réussi en Championnat du monde WEC avec une très belle cinquième place obtenue il  a deux semaines sous le chaud soleil Floridien lors de la manche inaugurale du mondial , le début de campagne Européen dans l’autre Championnat, celui de l’ELM, a été plus discret et  en demi-teinte pour les hommes de chez OAK Racing

OAK Racing a effectivement lancé beaucoup, plus discrètement  sa campagne 2012, en European Le Mans Séries, lors de ces 6 heures du Castellet. L’équipe mancelle termine certes dans les points, à la sixième place, après avoir rencontré de nombreux soucis techniques qui ont freiné sa progression lors de la course.

Mais, les hommes de Jacques Nicolet et Sébastien Philippe, s’attendaient assurément à mieux, beaucoup mieux aprés les excellents débuts mondiaux !

L’équipage de la voiture No.24, composé du trio, Jacques Nicolet, Guillaume Moreau et Dominik Kraihamer, a il est vrai, dû composer avec des problèmes de pression d’eau, entraînant une surchauffe moteur.

 

La Morgan-Judd 2012 LMP2, dessinée et construite par Onroak Automotive, a néanmoins réussi à rallier l’arrivée dans le Top six.

Dominik Kraihamer, a effectué un excellent premier relais, confirmant les espoirs de l’équipe mancelle de terminer cette première manche sur le podium. La décision tactique de continuer avec le même train de pneus lors de son deuxième relais n’était pas la bonne. Et malheureusement son rythme a rapidement baissé suite à une dégradation importante de ses pneumatiques.

L’équipe a alors décidé d’anticiper son deuxième arrêt. Guillaume Moreau a pris le volant et rejoint la course avec un train de pneus neufs, ses temps au tour s’améliorant immédiatement. Cependant, les soucis de l’équipe allaient continuer et c’est un problème de pression d’eau qui imposait une remise à niveau lors de chaque nouvel arrêt et coûter de précieuses secondes.

Malgré ces problèmes, l’équipage a réussi à rallier l’arrivée et montrer à nouveau le potentiel de la Morgan 2012 LMP2, marquant des points importants pour la suite du championnat.

Alors que nous l’interrogions sitôt la course terminée, Sébastien Philippe, Team Principal, nous confiait :

« La course a été très difficile et nous avons rencontré pas mal de problèmes. Dominik a pris un bon départ et fait un excellent premier relais durant lequel il a été très constant. Malheureusement, nous avions pris le pari de faire un double relais avec le même train de pneumatiques, tout en sachant consciemment que nous les dégradions pas mal. Nous avons joué et nous avons perdu suite à une usure excessive du pneu avant gauche. Le deuxième relais a été très lent et nous avons perdu beaucoup de temps. Nous avons ensuite commencé à rencontrer pas mal de problèmes moteur, avec notamment des soucis de pression d’eau, entraînant une surchauffe tout au long de la course. Nous avons perdu beaucoup de temps dans les stands pour réalimenter en eau tout au long de l’épreuve. C’est dommage car la performance globale était plutôt bonne. Malheureusement, ce week-end n’était pas le nôtre et nous ferons mieux la prochaine fois. »

 

Dominik Kraihamer, croisé après son 1er relais, nous confirmait ses craintes déjà exposées :

« J’ai pris le départ et tous les pilotes ont bien géré pour éviter tout accrochage. Mon premier relais s’est bien passé malgré le fait de rouler avec des pneus dégradés car utilisés en qualification. Après mon premier arrêt, j’ai continué avec le même train et c’est devenu très difficile ensuite. Depuis le début de week-end, nous avons eu pas mal de difficultés à trouver le meilleur réglage. Ensuite, nous avons eu des problèmes moteur. Il va falloir continuer de travailler. C’est dommage car la voiture est performante et l’équipage homogène même si j’ai encore beaucoup à apprendre. Chaque kilomètre est important pour moi. »

Guillaume Moreau, tenant à préciser : «

Je suis plutôt satisfait du comportement de la voiture en course par rapport aux essais et à la séance qualificative. Le châssis est redevenu très performant cet après-midi. Ce n’est pas le rythme de la voiture qui nous a posé problème mais les soucis de pression d’eau que nous n’avons pas réussi à localiser. Ceci nous a coûté beaucoup de temps lors des arrêts au stand. C’est indépendant de notre volonté et nous sommes performants lorsque la voiture est fiable. Il faut juste maintenant résoudre ces problèmes de fiabilité. »

Quant à Jacques Nicolet, lui il concluait :

« En tant que pilote je suis plus satisfait de ma prestation sur le circuit du Paul Ricard que lors des 12 Heures de Sebring (première manche du Championnat du Monde d’Endurance). Cela n’a pas été facile pour autant mais j’ai réussi à tenir ma place malgré les difficultés moteur. En tant que patron d’écurie, je suis par contre déçu car le résultat n’est évidemment pas du tout à la hauteur de nos espérances. La voiture en elle-même est plutôt performante même si nous n’avons pas réussi à trouver le bon réglage. Peut être que nous n’avons pas bien géré le planning des essais et de la course qui se déroulait seulement sur deux jours. C’est un rythme qui laisse peu de place au travail entre chaque séance et auquel nous ne sommes pas habitués. Il faudra être capables de mieux anticiper les problèmes à l’avenir et éviter que cette situation ne se reproduise. »

OAK Racing sera de nouveau en piste, le 5 mai prochain lors des 6 Heures de Spa-Francorchamps, deuxième manche du Championnat du Monde d’Endurance WEC

 

Gilles GAIGNAULT

Photos : Valérie MAUREL – Raymond PAPANTI – DPPI

ELMS Sport

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