ENDURANCE ELMS : OUVERTURE DE LA SAISON 2012 SUR LE PAUL RICARD

 DU SHOW EN PISTE…

Ce week-end se déroule sur le circuit Provençal du Castellet,  la traditionnelle manche d’ouverture du Championnat d’endurance désormais dénommé ELMS pour European Le Mans Séries

Avec la naissance du tout nouveau Championnat du monde le WEC pour World Endurance, le monde de l’endurance a divisé ses forces par deux.

Du coup avec une trentaine de voitures inscrites en WEC, l’ancien LMS (Le Mans Séries) devenu ELMS, a perdu de nombreux concurrents.

Et ce sont seulement 23 voitures qui figurent pour le moment sur la liste des participants en piste pour la première course de la saison !

On regrettera simplement que l’ACO (Automobile Club de l’Ouest) qui s’est des années durant reposé sur Patrick Peter le dynamique promoteur des LMS  pour faire vivre cette catégorie qui nourrit annuellement son plateau aux 24 Heures du Mans, n’ait pas intégré l’ELMS, à son calendrier Européen…

Le milieu de l’endurance avait tout à y gagner plutôt que de diviser les plateaux.

Avec 30 bolides pour l’épreuve inaugurale du WEC  aux dernières 12 Heures de Sebring et 23 ici au Paul Ricard pour celle de l’ELMS !

Dommage. L’endurance avait tout à y gagner ! Pour poursuivre sa lente remontée médiatique!!!

Et ce d’autant plus que dorénavant l’ELMS n’accepte plus les gros prototypes de la catégorie LMP1 seulement autorisés et admis en WEC

Du coup, ce sont les protos de la catégorie LMP2, nouvelle reine de la série, qui sera la plus étoffée et la plus disputée avec douze concurrents prêts à en découdre.

Au premier rang, l’écurie anglaise Greaves Motorsport s’est fixé comme objectif de conquérir un deuxième titre d’affilée dans la catégorie, et compte pour parvenir à ses fins, sur son tout nouveau trio  ayant renouvelé à 100% son équipage  pour enrôler Alex Brundle-Lucas Ordenez et Tom Kimber‐Smith au volant de la Zytek‐Nissan.

 

Ils ne seront pas seuls à briguer le titre… car la nouvelle écurie du Sébastien Loeb Racing, a bien l’intention de marquer les esprits dès le départ.

Comme l’expliquait Dominique Heintz, l’associé du champion Alsacien

Nouvellement créée, l’équipe éponyme effectuera ses grands débuts en course avec une Oreca 03‐Nissan, confiée à deux pilotes confirmés que sont Stéphane Sarrazin et Nicolas Minassian, 22 participations aux 24 Heures du Mans à eux deux.

Ce tandem de choc étant épaulé par un jeune espoir talentueux, le vendéen Nicolas Marroc.

L’écurie de l’octuple Champion du Monde des Rallyes, Sébastien Loeb finalement présent en Provence mais cette fois non plus dans le rôle d’acteur mais bel et bien dans le rôle du patron aux côtés de Dominique Heintz, après son abandon prématuré jeudi soir au Rallye du Portugal, devrait vite se révéler comme l’équipe à battre.

Autre sérieuse prétendante, la Morgan‐Judd de l’équipe Sarthoise Oak Racing de l’équipage Jacques Nicolet-Guillaume Moreau-Dominik Kraihamer, qui s’est montrée la plus rapide lors des essais officiels des 9 et 10 mars derniers.

Particulièrement brillante lors des 12 Heures de Sebring, l’écurie OAK compte bien confirmer en Provence sa prestation Floridienne

 

Parmi les autres écuries, citons notamment Thiriet by TDS Racing avec deux jeunes pilotes, le Suisse Mathias Beche et le Français Pierre Thiriet, impatients de se mesurer à leurs aînés.

L’écurie Boutsen Ginion Racing bénéficie quant à elle d’un renfort de choix pour les 6 Heures du Castellet avec le pilote de Formule 1 Sebastian Buemi, aujourd’hui 3e pilote Red Bull Racing. Le Suisse épaulera Jack Clarke et Bastien Brière.

Malheureusement ce samedi matin leur voiture a connu un sérieux début d’incendie lors de la séance des essais lbres en matinée et nul ne sait si elle sera en mesure de prendre le départ

Pecom Racing, de son côté, aligne un trio homogène et expérimenté avec Soheil Ayari-Luis Perez Companc-Pierre Kaffer.

Outre, ces puissants protos, nous retrouverons également les plus belles GT actuelles : Aston Martin, Ferrari, Porsche…

La catégorie GTE Pro sera affaire de Ferrari avec trois 458 Italia inscrites par les structures Loris Kessel Racing, JMW Motorsport et JMB Racing.

Sans oublier la Ferrari des Italiens d’AF Corse alignée en GTE Am.

Catégorie qui accueillera également les Porsche 911 RSR (997) d’IMSA Performance Matmut et
Prospeed Competition, ainsi que l’Aston Aston Martin Vantage du Gulf Racing.

ESSAIS QUALIFICATIFS

En milieu d’aprés-midi ce samedi, la pole en catégorie LMP2 est revenue à l’Oreca-Nissan de l’équipe Thiriet by TDS  que pilotait Matias Beche en 1’48 »171. Lequel précéde la LolaB12/80 du Team Status (photo) du trio Buurman-Sims-Stirling, seconde en 1’48 »482 et la Zytek du Greaves Motorsport d’Ordonez-Brundle-Kimber Smith, 3ème en 1’48 »882.

Suivent dans l’ordre, la Morgan OAK Racing de Nicolet-Moreau-Kraihamer, en 1’48 »977, l’Oreca-Nissan de chez Pecom, de l’équipage Perez Companc-Kaffer et Gianmaria Bruni. Ce dernier remplaçant au pied levé Soheil Ayari, blessé musculairement à Sebring dans un mauvais geste.

Leur Oreca, est crédité du cinquième chrono en 1’49 »068.

En GTE PRO, pôle pour la Ferrari F458 du JMB Racing, du duo Melo-Frezza en 1’57 »630, devant les Ferrari F458 du JMW et du Kessel.

En GTE AM, le meilleur chrono revient à la Porsche du Team Belge Prospeed en 1’58 »388.

Départ de ces Six Heures du Castellet ce dimanche à midi.

Gilles GAIGNAULT

Photos : Valérie MAUREL – Raymond PAPANTI – Jean Michel LEFEBVRE – Jeann Pierre OTTAVI – Jean Pierre MONIER

L’INCENDIE DE L’ORECA DU TEAM BOUTSEN  EN PHOTOS

1

10h09 »24 : Derrière la Morgan du Team OAK Racing, l’Oreca-Nissan du Boutsen Ginion Racing alors piloté par l’Anglais Jack Clarke (beau fils de l’ancien pilote de GPF1, Julian Bailey), perd son silencieux dans le virage de la verrerie .

Photo : Jean Michel LEFEBVRE

2

10h09’34 : l’un des pilotes du team Boutsen-Ginion Racing a eu chaud aux fesses lorsqu’un incendie s’est déclaré à bord du Prototype Oreca 03-Nissan à l’entrée de la ligne droite du Mistral, après qu’il ait connu un problème de fixation défectueuse d’échappement à l’amorce de la ligne droite des stands du circuit Paul-Ricard quelques secondes plus tôt…

Photo : Raymond Papanti

3

10h09’40 : une Ferrari 458 Italia de JMB Racing passe devant le Proto Oreca 03 du team Boutsen-Ginion Racing en feu, auprès duquel s’active un Commissaire de piste RT (Rescue team)du circuit Paul-Ricard armé d’un extincteur.

Photo : Raymond Papanti

4

10h10’26 : Sous le regard du pilote et du Commissaire du circuit Paul-Ricard dont l’extincteur a été entièrement vidé, depuis 24 secondes déjà un pompier arrive à bord d’un FFC (Fast fire car). Le Proto Oreca 03 du team Boutsen-Ginion Racing continue de se consumer !

Photo : Raymond Papanti

5

10h17’34 : l’affaire est pliée. Le Prototype Oreca 03-Nissan du team Boutsen-Ginion Racing retourne au paddock du circuit Paul-Ricard sur un camion plateau.

Photo: Raymond Papanti

Simple question.

Dans cette triste affaire, on ajoutera qu’on a bien du mal à comprendre pourquoi le pilote qui se trouvait au volant de cette Oreca, ne s’est pas arrêté plus tôt, la voiture commençant à bruler depuis la ligne droite des stands, comme on l’a vu de nos yeux et sur la vidéo du circuit !!!

Gilles GAIGNAULT

ELMS Sport

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