GRAND PRIX DE MALAISIE : FERNANDO ALONSO ET FERRARI TRIOMPHENT A LA SURPRISE GENERALE

 

 

 

 

Quel Grand Prix !

Jusqu’au bout, jusqu’au 56ème tour, on aura vibré…

Il y a bien longtemps que l’on n’avait plus assisté à un tel spectacle

Grandiose. Exceptionnel. GÉANT

C’est finalement et franchement à la surprise générale, l’Espagnol Fernando Alonso au volant de sa Ferrari qui l’a emporté en devançant – autre surprise – la Sauber-Ferrari du jeune espoir Mexicain, Sergio Perez, éblouissant ce dimanche sur la piste de Sepang en Malaisie, un temps inondé par la pluie et déversé par un violent orage tropical.

La 3ème place sur le podium revenant à la McLaren-Mercedes de Lewis Hamilton

Côté Français, on retiendra la très belle huitième place de Jean-Éric Vergne qui marque ainsi, dès son deuxième GP, ses trois premiers points au Championnat du monde

Et la nouvelle bévue de Romain Grosjean qui s’est encré retrouvé impliqué dans un accrochage avec Michael Schumacher

Mais revenons au déroulement de ce Grand Prix de Malaisie.

Trop c’est TROP. Romain Grosjean, n’aura couvert et parcouru que … 4 tours et il s’est à nouveau accroché au cours du premier tour, quelques centaines de mètres à peine après le départ. Après le Vénézuélien Pastor Maldonado, la semaine dernière à Melbourne, ce dimanche, c’est avec le septuple Champion du monde, Michael Schumacher, que le pilote de la Lotus-Renault, s’est cette fois, accroché !

UNE nouvelle fois déjà dehors Romain Grosjean!!!

Cela commence à faire désordre…

2 départs, 2  » out  » en moins de 5 minutes !!

D’abord au GP d’Australie dimanche dernier puis ce dimanche en Malaisie. Il a eu le feu pour Romain GROSJEAN!!!!

Trop de pression…

Gare et attention au mental !!!

Les guignols vont surement se régaler avec le ‘’ chouchou ‘’ de TF1 !!! eu égard à sa relation avec la journaliste de la chaîne, Marion Jolles…

Le « Jean Alesi nouveau » est arrivé : Les Grand-Prix devraient durer 1 tour pour que Romain Grosjean espère marquer des points. Quel dommage de gâcher un tel potentiel d’une monoplace hyper compétitive par cette attirance vers les bacs à graviers!

 

 

Les officiels avec à leur tête, Charlie Whitting, sortent  au cours du 9éme tour et après deux tours derrière le Safety-car,  à 16 Heures 24 – 10 Heures 24  en France – le DRAPEAU ROUGE, à cause d’un violent orage tropical, s’abattait violemment sur le circuit de Sepang !

En d’autres termes, le Grand Prix de Malaisie était suspendu. Les monoplaces ont alors regagné la grille de départ alors qu’elles couvraient leur neuvième tour, en attendant un nouveau départ.

Rappelons que l’interruption ne peut désormais pas être supérieure à quatre heures. Elle devrait durer une demi-heure au minimum.

A cet instant le classement, s’établissait ainsi : 1. Hamilton – 2. Button – 3. Perrez – 4. Webber -5. Alonso – 6.Vettel  – 7. Jean Éric Vergne – 8. Massa – 9. Rosberg

Le GP, était à 11 Heures 25, après une interruption d’une heure pile, relancé et immédiatement Button file changer ses pneumatiques et chausser des gommes intermédiaires, tout comme Raikkonen

Coup de poker ?

Non car un tour plus tard, Hamilton et Alonso rentrent.

Du coup, c’est le… Mexicain Sergio Perez qui se retrouve en tête avec sa Sauber-Ferrari !!!

Revenu en piste Button, s’accroche avec la modeste HRT

Perez, Vettel et Vergne rentrent à leur tour et c’est…  la Ferrari de Fernando Alonso qui récupère le commandement suivi de Perez, Hamilton, Rosberg, Vettel, Raikkonen, Webber, Massa et Jean-Eric Vergne. Ce dernier avec la Force India de Paul di Resta dans ses échappements

INCROYABLE, inouï, de découvrir la Ferrari devant !!!

Belle performance de ce génial pilote qu’est l’ancien double Champion du monde, le ‘’ passager de la pluie ‘’ de la Rosso qu’il pilote de main de maître, en Champion exceptionnel, qu’il est !!!

Button, lui, se retrouve maintenant… 20ème après son passage au stand pour changer le capot avant, suite à la touchette avec l’HRT

Au fil des tours, Alonso, joue crânement cette chance inespérée et ne lâche rien et il demeure solide leader, en précédant dans l’ordre, Perez, Hamilton, Vettel, Raikkonen, Webber, Rosberg, Massa, di Resta et JEV. Suivent,  Bruno Senna et Hulkenberg.

Michael Schumacher, reparti des profondeurs du classement après son accrochage avec Grosjean,  pointe au 13ème rang

Lequel double après une fort jolie passe d’armes … la Ferrari de Massa, qui a fait une faute –une de plus – et bataillait pour empêcher le jeune ‘rookie’ Français, de le dépasser !

Mais JEV, y parvient  et Massa rentre au stand changer ses gommes. Le cavalier seul d’Alonso, sent franchement mauvais pour le petit Brésilien, dont on sait qu’il pourrait être rapidement congédié par la Scuderia et être remplacé par … l’homme du jour, Sergio Perez, ce dernier lui-même remplacé par  le Français Jules Bianchi, dans le baquet de la Sauber !!

A moins que Lucas Cordero di Montezemolo, n’installe directement Bianchi, pilote de la Ferrari Academy, dans la Ferrari

A l’avant, Perez signe d’ailleurs de superbes chronos et met la pression sur le pilote Ferrari.  Alignant meilleur tour sur meilleur tour en course, passant de 9’’ de retard sur Alonso, à 4’’9 !!!

Le Mexicain réalise la course de sa vie, à 22 ans et une saison de F1 seulement …

Chapeau sur cette piste détrempée !

Au rythme qui est le sien, Perez fond sur le leader. Qu’il a en point de mire…

Ricciardo, l’équipier de Vergne chez Toro Rosso,  au 38ème des 56 tours, est le tout premier à monter des pneus slick, et ce, alors qu’on annonce le retour de la pluie ! Au 41ème tour, Alonso rentre au stand.

Pari osé …

Perez au 40ème  tour, est  à moins d’une seconde, dans les échappements d’Alonso qui se retrouve sous la menace du pilote Sauber !!!

Au 41ème tour, Alonso rentre au stand. Et chausse à son tour des gommes slick.

Perez est donc 1er et il reste 15 tours.

La pluie annoncée n’arrive pas

Et Perez, à son tour, regagne son stand et on équipe la Sauber de slick

Alonso récupère la tête !

Et il devance Perez revenu en piste de 7’’. Mais Perez cravache et en deux tours revient à 5’’7. Tout est alors possible, ‘’Checo ‘’ et la Sauber tournant plus vite que la Ferrari (1’’2 de mieux) signant  en plus, les meilleurs chronos au tour et revenant à 3’’407 puis à 2’’315, puis à 1’’704

Nico Rosberg et Jenson Button bataillent loin derrière pour le gain de la… 16ème place devant Massa !!!

Sergio a Alonso en point de mire. Les deux monoplaces sont à moteur égal, la Sauber étant propulsé par un bloc Ferrari. 0’’575 les séparent et il reste 7 tours

Et Vettel, alors 4ème crève suite à une touchette avec la Force India !!!

Au cours du 50ème passage, Perez à l’attaque … sort  mais parvient  miraculeusement à revenir en piste

C’est fini, la victoire s’est envolée  l’écart étant remonté,  à 4’’906 !

Mais quelle démonstration

Dommage d’avoir laissé passer cette occasion de gagner son 1er  GP

Finalement, à la surprise générale, qui l’eut franchement supposé et prédit, la victoire revient et c’est inespéré à  la Ferrari de Fernando Alonso qui  triomphe et remporte son 28ème succès en Grand Prix, devant la Sauber-Ferrari de Perez. Lewis Hamilton complète le podium

Alonso qui lâche :

C’est une grosse surprise de gagner ici, alors qu’on n’était pas compétitifs, ni en Australie, ni ici. C’était une course chaotique et c’est un résultat incroyable. Chaque victoire a un goût différent, celle-ci me fait un peu penser à ma victoire en Corée, on n’y voyait rien. Plus c’est difficile, plus on apprécie. Je n’aurais jamais parié sur cette victoire, et quiconque l’a fait a dû amasser une somme rondelette. Gagner avec les difficultés qu’on eues, c’est extraordinaire.

Suivent derrière le trio de tête, la Red Bull-Renault de Mark Webber et la Lotus-Renault du revenant Kimi Raikkonen qui pour son second GP, finit à une jolie cinquième place

 

 

Redescendu de son tout premier podium , Sergio Perez, pressé de questions, racontait et confiait :

 » En fin de course, quand je rattrapais Fernando, je savais qu’il fallait le dépasser le plus vite possible, car mes pneus avant se dégradaient de plus en plus. A un moment, je suis sorti trop large du premier virage, je suis passé dans la partie mouillée, j’ai eu de la chance de pouvoir revenir sur la piste mais j’avais perdu la bataille pour la victoire. C’était très difficile de le battre aujourd’hui, car il a toujours fait ses arrêts au stand au meilleur moment, mais j’aurais pu gagner, car l’équipe a fait un boulot incroyable. J’ai juste eu des petits problèmes d’embrayage lors de mes arrêts au stand, qui m’ont fait perdre quelques secondes à chaque fois. Je peux comprendre qu’ils me demandaient de rapporter les points, car c’est très important pour nous. »

De son côté Peter Sauber, expliquait :

 « Quel super résultat. Sergio a fait une course hors normes et a dépassé toutes nos attentes. Ce qui m’a le plus surpris, c’est qu’il a été très compétitif dans toutes les conditions, avec tous les types de pneus. En ‘pluie’, ‘inter’ ou pneus pour le sec, il a toujours été l’un des plus rapides. »

Pour mémoire, on rappellera que cette seconde place permet à Perez de devenir le premier Mexicain à grimper sur un podium depuis l’inoubliable et légendaire Pedro Rodriguez, second au volant de sa BRM du GP des Pays-Bas, le 20 juin 1971 et déjà derrière une… Ferrari piloté alors par un certain Jacky Ickx

Dans les dix premiers qui marquent des points, on note ensuite quelques ‘’ nouvelles têtes ‘’ : Senna (6ème) di Resta (7ème) Vergne (8ème) et Hulkenberg (9ème)  Lesquels précédent … Michael Schumacher

Quant au double Champion du monde, Sébastien Vettel, lui, il se classe seulement à la onzième place.

A l’arrivée, Jean-Éric, détaillait sa course :

 « Je suis resté un bout de temps avec les pneus intermédiaires après le départ. Le drapeau rouge m’a bien aidé ». J’ai pu changer de gommes et, avec les pneus « pluie », conserver ma position au cœur du peloton. Si j’avais du repartir en ‘intermédiaire‘ derrière la voiture de sécurité, ç’aurait été très difficile de rester sur la piste »

Sa première sous la pluie Quand la piste s’est suffisamment asséchée, j’ai remis des ‘intermédiaire’ mais j’ai perdu un peu de temps avant de changer pour des pneus slick.

Et il précisait :

 » Je revenais sur Di Resta, mais avec les retardataires positionnés entre nous, je ne pouvais pas me rapprocher suffisamment. J’ai donc décidé de gérer et je me suis contenté de ramener la voiture à l’arrivée. Je suis plutôt content. »   

Franz Tost, directeur de l’équipe Toro Rosso, se montrait lui aussi satisfait ravi de son rookie :

« Comme souvent en Malaisie, la course a été très excitante et Jean-Eric a fait un excellent travail alors qu’il conduisait pour la première fois une F1 sous la pluie. Il n’a fait aucune erreur et a signé de très bons temps au tour. Sa huitième place est amplement méritée. »

Pour info, on notera que les points décrochés par JEV, sont les premiers d’un pilote Français depuis Sébastien Bourdais, lui aussi sur Toro Rosso, lors du GP de Monaco en 2009.

Et hasard, le pilote Manceau avait lui aussi terminé… 8ème !.

De ce GP, on retiendra la résurrection inattendue de Ferrari grâce au talent incontestable de Fernando Alonso, le bon comportement de Kimi Raikkonen, la lente descente aux enfers de Massa, la déception de Vettel plus du tout souverain, les premiers points (3) obtenus par le jeune débutant Français Jean-Éric Vergne

Et, bien sûr, le nouveau faux pas de Romain Grosjean …

Sans oublier le comportement exceptionnel de ce jeune Mexicain qu’est Sergio Perez. Assurément un … diamant qui ne demande qu’à…. Briller !

On devrait très vite le retrouver derrière le volant d’une Ferrari… celle de Massa en pleine déconfiture et dont les jours sont surement comptés à Maranello !!!

Au classement provisoire du Championnat du monde, Alonso se retrouve leader totalisant après les deux premiers GP, 35 points devant Hamilton, 30 pts. Ensuite, on pointe et dans l’ordre, Button 25 pts, Webber 24 pts, Pérez 22 pts,  Vettel 19 pts et Raïkkonen 16 points.

Prochain Grand Prix, le 15 avril à Shanghai en Chine

(Interviews à suivre)

Gilles GAIGNAULT

Photos: Teams – Red Bull – Pirelli

 

FABULEUX SERGIO PEREZ CE DIMANCHE A SEPANG

F1

About Author

gilles