ENDURANCE 2012 : HIVERNAGE … CHEZ OAK RACING

 

 

 

La saison d’endurance auto démarrant cette semaine  avec  les 12 heures de SEBRING, la période d’hivernage fut donc relativement courte et  nous avons eu quelque difficulté à trouver une date  libre pour rencontrer la structure OAK RACING, acteur majeur de cette discipline  tant comme  compétiteur redoutable, que  comme constructeur reconnu.

Si le Président Jacques NICOLET avait confié ses espoirs et ses  ambitions  à notre rédacteur en chef- Gilles GAIGNAULT- la veille à Paris, c’est  bien au Mans, au Technoparc  du chemin aux  bœufs,  que  nous  nous sommes rendus – Gilles et  moi- pour visiter la structure sous la conduite avisée  du Manager général de l’Ecurie : Sébastien PHILIPPE.

 

Sébastien Philippe

 

Il semble  opportun, avant de dérouler  notre  maquette de reportage  commune  aux  diverses  visites effectuées ( LARBRE COMPETITION  et SIGNATECH)  ou à venir  (YAMAHA et SUZUKI) pour la moto, de présenter ce garçon sympathique à la formation solide  et  au palmarès de pilote impressionnant, qu’est  notre hôte du jour.

En effet, Sébastien PHILIPPE, né le 8 février 1975 à Lyon, débute la pratique du karting à l’âge de 10 ans,  gagne la Coupe du Monde Junior à LAVAL en 1991 et enchaîne avec le sport automobile, en étant en 1993, le tout premier vainqueur de la Formule CAMPUS !

Cela ne l’empêche pas de décrocher un  baccalauréat économique et de poursuivre à l’université des études d’administration financière.

De la Campus, notre Villeurbannais passe à la Formule Renault  puis à la Formule 3. Invité par ELF Promotion à l’hiver 1998 à CUBA, il gagne là bas, associé à un Costaricain  et rencontre RAPHANEL impliqué en Super GT au Japon.

Celui-ci le met en relation avec  le Team INGING qui lui  fait  passer des tests –positifs- à MINE et à SUZUKA en novembre 1998. Cela débouche sur une 1ère saison complète en 1999, avec  à la clé, une belle troisième place au Championnat Nippon sur une DALLARA -TOYOTA, Championnat gagné par  le Britannique Darren MANNING.

HONDA via DOME,  lui propose alors un volant officiel en F3 avec au bout …. un titre de Champion du Japon raflé  par notre Frenchie en 2000.

Pour les six  saisons suivantes, Sébastien en contrat avec HONDA, se consacre au prestigieux  Championnat d’endurance Super GT chez DOME, de 2001 à 2004. Puis chez KUNIMITSU en 2005 et 2006, et remporte 6 victoires  dont  deux aux très réputés 1000 kilomètres de Suzuka !

VICTOIRE A SUZUKA POUR SÉBASTIEN PHILIPPE


En 2006,  il perd  le titre  sur tapis vert au profit d’André LOTTERER  sur TOYOTA  du Team TOM’S. Énervé  par la  non réaction de HONDA en sa faveur, notre exilé file donc … chez NISSAN en 2007  dans l’écurie HASEMI sur  une NISSAN 350Z et passe  une année assez difficile.

Il change  de monture et d’écurie en 2008. Sur la NISSAN GTR  GT 500 (volant  récupéré de Benoit TRELUYER) du Team IMPUL, il remporte  avec Tsugio MATSUDA encore  2  victoires  dont une troisième fois, les 1000 Kilomètres de SUZUKA et une au Mont FUJI. Une quatrième place au Championnat, sanctionne cette  saison.

2009  constitue une mauvaise année. Les performances sont moins bonnes, les accrochages  sèment  quelques doutes dans l’esprit du pilote…

Par ailleurs,  NISSAN réduit la voilure et comme sans doute la nostalgie de la France –où la famille est restée, Seb effectuant de AR– devient trop forte, Sébastien PHILIPPE rencontre  de manière informelle François SICARD Directeur de OAK Racing.

Les deux hommes se connaissaient de l’époque des World SERIES, l’un recherchait un collaborateur, l’autre en avait «  marre » des trajets France-Japon.

C’est ainsi que Sébastien arrive comme Manager sportif chez OAK à Magnys cour en mars 2010.

 

HISTORIQUE ET STRUCTURE

 

Après avoir mesuré combien ce  nouveau Manager général  qui a remplacé à la fin de 2011, celui qui l’avait embauché car parti chez DAMS, connaît la course  de l’intérieur, on peut  maintenant reprendre notre plan initial et présenter  OAK RACING.

OAK s’inscrit dans la lignée de SAULNIER RACING, racheté fin 2006 par Jacques NICOLET avec maintien du programme sportif en LMP2 pour 2007.

En 2008, les  ambitions  montent d’un cran avec  l’engagement de PESCAROLO-JUDD  (1 en LMP1 et une 1 en LMP2 qui  termine troisième aux 24 h du Mans  avec  un très jeune équipage). C’est en 2009 que le Team change de  nom OAK (chêne en anglais) symbole de force, de résistance, de longévité.

Deux LMP2 motorisées par MAZDA,  le nouveau motoriste,  sont alors engagées en LE MANS SÉRIES et ASIAN LE MANS SERIES, ainsi qu’aux 24 Heures. du Mans. Résultats encourageants avec pas. moins de 6 podiums en 8 courses !

En 2010, OAK débute son activité de constructeur en parallèle de son engagement en compétition. Cela est devenu possible avec le rachat des droits LMP1 et LMP2 de PESCAROLO Sport. Le programme sportif débouche sur l’engagement de deux LMP2 en Le MANS SÉRIES  et Intercontinental LE MANS Cup  et aux 24 heures, bien entendu.

Là encore, fort jolie et  belle moisson  avec … 7 podiums en 8 courses.

USINE OAK AU TECHNOPARC DU MANS

 

Le 3 janvier 2011 voit intervenir le transfert de la structure de Magny-Cours au Mans. Si nous ne nous intéressons  pas dans ce  sujet  typiquement Endurance, à l’aspect  industriel  de l’évolution de la structure, nous ne devons pas moins mentionner  que c’est un volet important de toute l’activité re-concentrée au Technoparc  manceau.

En effet, l’on agrandit les locaux  (ex Luc Alphand Aventures) et la partie construction pour la clientèle (notamment américaine  par  le  biais d’un partenariat  avec Eric BACHELARD, patron du Team Conquest, en tant  que distributeur pour les USA) impacte assez fortement l’organisation générale du secteur exploitation-compétition.

Les premiers bâtiments (800 m2) ont été restructurés de manière rationnelle, une extension accolée  de 400 m2 est en cours de finition, alors qu’en face, 800 m2 sont pour l’heure dévolus au montage.

BILAN SUCCINCT SAISON 2011

 

Sébastien PHILIPPE lucidement présente ce bilan :

« Comme  je  vous le disais, début de  saison très difficile. L’équipe venait  juste de déménager, il fallait le temps de se mettre en place ici, au même moment on avait l’effectif  qui passait de 15  à 40 personnes et  le début de saison  très  proche  avec Sebring, tout cela   a fait que l’on a eu un peu  la tête sous l’eau jusqu’au 24 heures. A cela s’est ajouté un problème de fiabilité… donc  je dirai  début de saison très compliqué. Ensuite après l’été on a réussi à redresser  un peu la barre  avec une très  belle performance à Silverstone  où l’on monte sur le podium  au général et  une  fin de saison  avec des résultats encourageants pour 2012. »

 

ORIENTATIONS ET OBJECTIFS 2012

Sans s’appesantir  sur cette saison en demi-teinte, notre interlocuteur enchaîne sur l’avenir beaucoup plus  prometteur :

« En termes d’exploitation, on va engager 2 voitures  sur l’ensemble du championnat du  monde : une LMP1 et une LMP2. A côté de cela on aura une autre LMP2 qui sera engagée aux 6 heures de Spa et aux 24 heures du Mans. On est engagé également  dans l’Européan LE MANS  SERIES  avec une  ou deux   voitures LMP2. Les objectifs sont très clairs. En championnat du monde, en LMP2 très clairement c’est de  jouer le titre. Il faut  faire le  mieux possible, c’est très  important  pour la suite de OAK Racing. Cette année il y  beaucoup de  voitures   et  pour OAK Racing,  pour le châssis MORGAN, pour  notre futur c’est super important d’avoir des résultats significatifs. Je pense  qu’on  a ce qu’il faut   en pilotes, en technique… pour viser le titre en LMP2. En LMP1  on peut dire  que  tout va  beaucoup dépendre des équivalences  entre diesel et essence.  Je  pense  qu’un objectif assez réaliste  c’est de se battre  pour  le trophée FIA  des teams privés. En ELMS  bien sûr  c’est pareil, l’objectif c’est  de gagner le titre. »

 

 

Jacques NICOLET, de son côté, avait déclaré  la veille à Gilles Gaignault :

« L’objectif est bien de remporter le titre mondial en LMP2. Tout est possible cette saison  ou nous aurons deux  voitures au WEC. Le but c’est bien de remporter le titre en LMP2  et de faire  le meilleur résultat possible  en LMP1. C’est l’objectif du Team OAK. Nous aurons aussi  une  auto en LMS avec le Team Conquest et j’espère  aussi qu’ils  pourront gagner la catégorie LMP2 »

Pour le calendrier il demeure une incertitude sur la date de la dernière course de la saison.

17/03/2012: 12H de Sebring
05/05/2012: 6H de Spa – Belgique
16/06/2012: 24H du Mans – France
25/08/2012: 6H de Silverstone – Grande-Bretagne
16/09/2012: 6H de Sao Paulo – Brésil
30/09/2012: 6H de Fuji – Japon
20/10/2012: 6H de Bahreïn
11 ou 18/11/2012: 6H de Chine

ON FAIT QUOI EN HIVER ?

Organisation générale

Pour l’heure 40 personnes sont  employées sur le site manceau sous la  houlette  de Sébastien   PHILIPPE  que l’on sent  particulièrement à l’aise   dans  ses relations  avec  tous  les  employés du team .

On  trouve  notamment

1 Directeur technique : Christian CHAPELAIN

1 bureau d’études avec 4 ingénieur

bureau d’études

1 bureau  d’exploitation avec 4 ingénieurs

1 bureau des achats

1 magasin

 

1 responsable d’atelier

15 mécaniciens

3 logisticiens

1 service administration et  comptabilité

A Paris, auprès du Président Jacques NICOLET, une antenne d’OAK coordonne la communication et le marketing. Il faut dire que le Président, grand homme d’affaires et de patron d’écurie, conjugue avec talent ces deux grandes passions.

Impliqué dans de multiples sociétés, il trouve toujours un biais pour associer le vecteur de la course automobile à ses initiatives d’investisseur.

Ne vient-il pas de miser gros sur l’exploitation du Circuit du Val de Vienne ? N’est-il pas impliqué dans la société HP Composite ? N’est-il pas encore ce pionnier via ECODIME qui propose, informations et formations au monde automobile sur les évolutions écologiques des véhicules ?

Sans oublier l’agence de photos automobiles DPPI qu’il a repris pour lui éviter de disparaitre et un futur partenariat avec Bernard Moreau, pour un nouveau circuit à Angoulême !

Mais à côté de ces multiples facettes, il demeure le parfait ‘gentleman driver’ de base  pour la LMP2 et ainsi, mieux que personne, utilise la course comme outil premier de communication, s’appuyant sur le formidable impact médiatique des 24 heures du Mans,  notamment.

 

 

Préparation logistique

Le calendrier  2012 ne permet pas d’échapper à la règle d’un véritable casse  tête, nécessitant  l’établissement de rétro-plannings  fort complexes.

Pour les courses lointaines,  comme  toutes  les écuries les flight-cases  sont utilisées et  le transporteur DHL   sollicité. Le matériel de l’ELMS est distinct de celui du Championnat du monde. Pour Sebring ont été expédiées : 1 LMP 1 et 1 LMP2 OAK  et une seconde LMP 2 pour le Team Conquest. Bien évidemment,  tous les éléments de carrosserie et les pièces détachées ainsi que le matériel de stand et d’intervention, sont acheminés vers le lieu de  course et  cela représente …. 44 m3 !

 

 

Un ingénieur gère  tout ce domaine du matériel et c’est une  lourde responsabilité qui nécessite rigueur, méthode parfois débrouillardise  et surtout  grande réactivité face  aux  imprévus ou impondérables. On pense  bien sûr  aux formalités en douane tout comme  aux défauts de fiabilité de certains transporteurs. Parallèlement aux matériels, la logistique humaine  n’est pas  plus aisée. Une responsable « déplacements des personnes » est  tout aussi  attentive  et sollicitée  par les déplacements et hébergements de l’équipe, des partenaires, des invités…

Nous avons eu l’occasion de voir les véritables road-books  établis et planifiés pour chaque personne. C’est impressionnant : toutes  les  informations figurent  avec les Numéros de vols, les acheminements vers l’hôtel, les horaires des essais, des courses, les navettes possibles et affectées pour se rendre au circuit.

Comme on l’imagine bien, certains invités  voudront changer un peu l’heure de départ pour le circuit, certains  mécaniciens  n’auront  pas terminé  les travaux  et il faudra  décaler  la navette.

Ces adaptations sur place  seront alors réalisées par un membre du staff. Mais comme on dit souvent dans le monde  militaire,  plus la planification est poussée, plus les adaptations à de  nouvelles situations  sont  faciles

.

Budget

 

On sent  bien que Sébastien PHILIPPE ne souhaite pas entrer  dans  les détails du budget, laissant  cette prérogative à son Président. Nous  ne saurons donc pas comment les choses sont négociées avec les partenaires au rang desquels on compte, ECODIME (déjà cité plus haut), SECURITIES ET FINANCIAL Solutions (SFS courtier en assurances en construction) CARI ( entreprise et services du bâtiment), DUNLOP qui a fait d’OAK Racing  une écurie de développement, MORGAN avec des  accords techniques  particuliers,  CAROIL distributeur en France Belgique et Luxembourg des lubrifiants GULF, JUDD qui loue  les moteurs…. BRM (montres) Serge BLANCO ( habillement).

Toujours est-il que les chiffres bruts sont éloquents : 7 millions d’euros  pour les deux  voitures en Championnat du monde  et 1,7 million  pour le Championnat Le Mans Séries + les 24 heures, pour deux voitures.

En fonction de ces différents accords, on verra apparaitre les stickers correspondants, mais on sait que  les voitures LMP1 comme  LMP2 revêtiront la même livrée, contrairement à la saison dernière. Ou LMP1 et LMP2 étaient légèrement différentes

 

Atelier

A terme, toute l’organisation sera  rationnalisée  entre  le département exploitation et  le département construction  et  les  unités seront réparties en ateliers :

 

 

–        d’usinage,

montage

–         d’assemblage voitures

Montage moteur

–        de logistique

et en labos :

–        de carrosserie,

–        de suspension, direction, freins

–        d’électricité, d’électronique, faisceaux, tableaux de bord

électricien

 

On sent  bien en parcourant  les diverses installations le souci  permanent de la recherche de l’efficacité  dans le travail. Pourtant l’on sent aussi  cette période d’entre deux : la course pure  et l’industrialisation à venir. Les locaux  apparaissent  un peu vides et pour cause  le calendrier  de la saison s’est enclenché et Sebring attend déjà  les matériels.

 lame avant

 

Le schéma général du travail  est simple à comprendre. Tout  ce qui touche à la propriété intellectuelle, c’est-à-dire  conception et  plans sortent de chez OAK  où l’on a découvert  un  bureau d’études  très actif. Pour la réalisation, très peu de pièces sont fabriquées en interne. Comme  beaucoup de sociétés sont sollicitées  en sous-traitance 3 acheteurs  sont  dédiés à ces relations  primordiales avec  une trentaine de sociétés. Deux grands  problèmes ont à maitriser à savoir : la métrologie et les délais de livraison.

 Carrosserie

 

95% des carrosseries sont fabriqués en Italie chez HP Composite et  tous les montages sont alors exécutés au Mans. Les moteurs JUDD sont loués avec un BMW 3,6 l pour les LMP2 et un 3,4 l, en LMP1. La firme  dédie un ingénieur maison à chaque roulage et  pour chaque course.

Les Pilotes

Abordant  le chapitre Pilotes, on sent Sébastien PHILIPPE à nouveau comme un poisson dans l’eau quand il nous déclare d’emblée

«  J’ai les pilotes que je souhaitais avoir  pour mener à bien le projet. »

Il précise avoir respecté une base économique arrêtée et poursuit :

« En général le choix des pilotes, c’est le résultat d’une discussion entre Jacques (Nicolet) et moi. Il y a des pilotes sur le marché. On a une réflexion commune. Pas mal de critères entrent en compte dont forcément la rapidité du pilote, son état d’esprit. En effet  chez  OAK on veut que ça reste  un peu famille, on a envie que règne un bon état d’esprit… après on veut forcément des pilotes qui ont du talent  et ont aussi  la motivation pour réussir  nos objectifs. »

Ensuite, Sébastien avec  un brin d’enthousiasme dans la voix, passe un peu en revue  les pilotes retenus  pour la saison  (voir  notre papier d’annonce en date du  29 février 2012 avec photos :

 http://www.autonewsinfo.com/2012/02/29/endurance-championnat-du-monde-dendurance-wec-2012-oak-racing-devoile-ses-pilotes-2-39612.html )

 

« On compose  un  peu des mélanges  pour  nos équipages. Si je prends par exemple l’équipage de la LMP1, on  a forcément Guillaume MOREAU qui  est  avec nous depuis maintenant 3 ans , c’ est un pilote  rapide, qui tire  tout le monde  vers  le haut, il commence à avoir énormément d’expérience et fait  très  peu de fautes. Je dirais que c’est un peu un pilier chez OAK. Il va être accompagné de deux  nouveaux  chez nous. Bertrand BAGUETTE  qui est un pilote  qui  vient de gagner les World Séries 3.5. Il n’a  rien à prouver en termes de rapidité, juste il connait un peu moins l’endurance (il s’est toutefois aguerri  notamment en INDY CAR nous rappelle Gilles Gaignault et ne devrait pas être impressionné  dans les bagarres en peloton), mais  je ne suis pas du  tout inquiet. C’est le pilote  fait pour l’endurance, posé, calme réfléchi et intelligent. C’est donc un super choix. L’autre choix  s’est  porté  vers la jeunesse  avec Dominik Kraihamer (22 ans) qui a très peu d’expérience,  mais qui m’épate de jour  en jour parce qu’il a une rapidité  et un talent exceptionnels.  C’est une pierre  brute (qui reste à polir), mais je  fonde en lui beaucoup, beaucoup d’espoirs.»

Seb enchaine :

« Sur l’autre  voiture, la LMP2, on a forcément Jacques NICOLET qui est le gentleman  de l’équipe. Dans cette catégorie  il faut un gentleman driver  et Jacques par son expérience et sa rapidité  constitue l’élément clé  pour ce poste là. Ensuite nous avons  Olivier PLA qui a démontré sa rapidité dans plein de catégories  et son intelligence de course  et  également Matthieu  LAHAYE, qui  est maintenant t avec  nous depuis 4 ans.  Il a connu  une saison très difficile en 2011 avec son accident (a Spa lors des 1000 Km) et un retour un peu compliqué en fin d’année. C’est un pilote à qui je fais vraiment confiance et je suis sûr qu’il va revenir vraiment très fort en 2012. Je sais sa soif  de nous démontrer qu’il est aussi fort qu’en début 2011 où à SEBRING, il nous avait sorti une course  fantastique. »

On sent bien tout au cours de cette présentation, combien le manager général vibre dans cette fonction de manager sportif. Il a mesuré  tout ce qu’il pouvait attendre et demander à chacun  des pilotes et sait sans aucun doute  comment il  va articuler et organiser les séances de qualification, les relais… on le sent déjà  tendu vers SEBRING  et visiblement heureux  de mettre en musique ces équipages porteurs d’espoirs,  de  victoires et de titres.

Les Essais.

Il est  toujours  difficile de  tenir  les délais  pour aller effectuer des essais à SEBRING alors que les  voitures  sont en cours de montage.

LA NOUVELLE OAK 2012

 

Malgré tout  des essais sont  indispensables pour tester  les évolutions  ou les  changements techniques intervenus sur  les deux types de  voitures LMP1 et LMP2. Ainsi  les  campagnes d’essais  ont été à la fois distinctes et parfois conjointes.  Nous  enregistrons  que l’activité  a été  importante et  nous la détaillons quelque peu.

Pour la LMP2 OAK a donc roulé :

–  au Val de Vienne les 16, 17 et 28 février

– au Bugatti  4 jours à partir du 21 février

– au Paul Ricard  les 9 et 10 mars

 

Pour la LMP1, le Team  a participé aux essais de développement DUNLOP à MONZA les 28 et 29 février,après avoir validé  les options techniques 2012 au Val de Vienne (16 et 17 février) et au Bugatti, le 21 février.

Les dates sont révélatrices du flux tendu de travail qui est imposé avec un début de saison un peu précoce.

Écoutons le manager nous présenter un bilan global de ces essais.

« C’est un bilan positif, parce qu’en  performances  je pense qu’on n’est pas ridicule du tout. Je pense que ça s’est  bien passé. Maintenant  en essais on  souvent seuls, c’est donc difficile de se comparer à la  concurrence. Mais si on regarde par rapport à nos datas 2011, on a bien évolué. On a rencontré quelques petits pépins de jeunesse, mais  c’est logique. Malgré tout  j’ai encore  un peu peur  pour les questions  de fiabilité, on  ne  roule jamais assez en hiver, on n’a  pas le temps. On n’a pas mal d’éléments  nouveaux et si on avait pu rouler plus   ça n’aurait pas été plus mal, mais malgré  tout je suis assez confiant. »

En conclusion  de cette  visite, nous demandons à Sébastien PHILIPPE de se projeter un peu au-delà de cet hivernage et des premières courses. Écoutons ses réponses.

«  Très clairement pour le LMP 2, on exploite cette année dans le but de faire des super résultats et en espérant avoir  beaucoup de clients à partir de 2013. Voila la première des choses, on souhaite vraiment devenir constructeur à part entière pour ce qui est du LMP2 et à moyen terme  ne plus exploiter directement en course.

 

Pour le LMP1, c’est encore un peu tôt  pour dire l’horizon parce qu’on attend de voir le règlement exact. Je ne vous cache pas qu’en ce moment avec le contexte économique qui peut savoir ce qu’il fera en 2013. On essayera de passer  2012 avec le moins d’encombres possibles. Se projeter sur 2013 aujourd’hui, c’est compliqué, je pense. »

Nous cherchons à aller plus loin dans la prospective et nous obtenons un complément de réponse :

« Le premier objectif pour 2013, c’est de se mettre bien en place pour pouvoir j’espère, répondre à tous nos clients  pour la vente des LMP2. Voila l’objectif prioritaire  pour OAK et ONHOAK (structure d’industrialisation). Pour l’exploitation on travaille sur l’idée du LMP1, c’est sûr, on a encore quelques mois devant nous pour modifier la trajectoire suivant comment ça se passe au niveau règlement et possibilités d’action  pour une petite structure comme la nôtre. On a en face des gros constructeurs et c’est compliqué au milieu de tout ça. »

Comme on a pu  en juger, l’hiver a été actif et tout semble en ordre de marche  pour cette  première  course  aux USA.

 

Moteur Judd   : en partance pour Sebring

 

Notre rédacteur en chef aura un œil attentif sur la mise en musique de toute l’équipe qu’il accompagne à SEBRING et pourra nous rendre compte des résultats en course que l’on attend comme prometteurs.

On sait aussi, toute l’importance  que Jacques NICOLET accorde aux 24 heures du Mans comme plateforme d’animation et de communication médiatique, et ce sera sans doute l’occasion pour autonewsinfo d’aller fouiner un peu plus dans les questions de stratégie de course, dont on sent bien qu’elles font partie du « package réussite » que Sébastien PHILIPPE, a construit patiemment depuis son arrivée dans la fonction de manager général, voici à peine un an .

Porté par la même passion que son Président (dont se demande où il puise  toute cette énergie pour mener de front une carrière fort prenante dans les affaires et une  forme de jeune homme pour piloter à haut niveau), uni à ses troupes, pilotes comme ingénieurs et mécaniciens, par cette envie de gagner et se souci  « de tout bien faire », persuadé que les choix techniques sont bons, notre ami Sébastien, va guetter comme il l’a dit, la fiabilité.

Sur 12 heures, l’élément est d’importance. On croise donc les  doigts avec lui et on en reparle très  bientôt.

Texte : Alain Monnot

Photos : Alain Monnot  – Team OAK – DPPI – Autonewsinfo

 

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