WRC : LOEB-ELENA VISENT UNE NOUVELLE VICTOIRE AU MEXIQUE

 

Après l’asphalte, la neige et la glace, place désormais à la terre !

Le Championnat du Monde des Rallyes 2012, entame en milieu de semaine, une longue, très longue série de six épreuves sur terre. à commencer par ce Rallye du Mexique, lequel est devenu au fil des saisons, un grand classique du Championnat WRC.

 

Les routes montagneuses de la Sierra Madre, sont d’ailleurs devenues une véritable chasse gardée pour le ‘couple’ Sébastien Loeb et Daniel Elena, invaincus avec leur Citroën et ce depuis … 2006 !

Deuxièmes l’an passé, leur nouveau partenaires, le duo Finlandais, Mikko Hirvonen et Jarmo Lehtinen, compte lui sur les qualités de leur DS3 WRC, pour tenter de faire au moins aussi bien…

Si ce n’est mieux, beaucoup mieux !!!

Apparu au calendrier du Championnat du Monde en 2004, le Rallye du Mexique, s’est depuis imposé comme une des manches les plus populaires de la saison. D’abord circonspects, les spectateurs de la province de León ou se déroule l’èpreuve, suivent maintenant avec passion les exploits des pilotes… à commencer par leur idole, Sébastien Loeb.

 

Sébastien Loeb qui confie:

« C’est toujours un rendez-vous agréable. Il fait beau, les spéciales offrent beaucoup de plaisir de pilotage et on sent que les gens sont passionnés. La cérémonie de départ organisée le jeudi soir dans les rues de Guanajuato est un des temps forts de la saison. C’est plutôt sympa d’attaquer aussitôt le rallye avec la spéciale tracée dans les souterrains pavés de la cité minière ».

Disputé sur terre, le Rallye du Mexique fait également la part belle aux ‘super spéciales’, qui constituent sept des vingt quatre secteurs chronométrés du rallye. Même si elles ne représentent que 3% du kilométrage, ces spéciales peuvent s’avérer décisives en cas de lutte serrée.

« Je n’apprécie pas particulièrement ce type d’exercice, mais il faut le prendre au sérieux car on peut vite perdre deux ou trois secondes… soit l’écart généralement constaté à l’arrivée d’un chrono de 20 kilomètres »

Prévient d’ailleurs l’octuple Champion du Monde.

Qui s’empresse d’ajouter:

« Je préfère largement les spéciales sur terre traditionnelles. Au Mexique, les routes de montagne sont globalement larges et rapides. Il y a bien sûr quelques portions sinueuses et étroites sur lesquelles il faut être plus vigilant, mais c’est un rallye sur lequel on s’amuse. »

Avant de disputer cette 3ème manche du calendrier 2012, l’Alsacien, premier au Monte-Carlo, sixième en , juge son début de saison ?

« Commencer par une victoire au Monte-Carlo, c’est forcément positif. Sixième en Suède, ça me laisse en revanche un petit goût d’inachevé. Je sais que je peux faire mieux sur ce terrain, mais je n’y arrive pas forcément ! Au bout du compte, je suis en tête du Championnat du Monde devant Mikko et Citroën mène chez les Constructeurs : c’est donc positif. Je dirais que le début de la saison 2012 a été assez classique. Si la suite est à l’image des huit dernières années, je suis partant ! »

Alors, invaincu au Mexique depuis 2006, a-t’il une recette particulière ? Et quelle est l’influence de l’altitude sur la performance des voitures et donc de son pilotage ?

« Il n’y a pas de recette, c’est juste le résultat de beaucoup de travail avec toute l’équipe. Je me suis toujours senti à l’aise sur les spéciales mexicaines, même si j’ai souvent dû composer avec le balayage. Heureusement, ce paramètre n’interviendra pas cette année grâce à la spéciale qualificative et je pourrai me battre à armes égales dès le premier jour. L’altitude joue effectivement un rôle important, car la raréfaction de l’oxygène fait chuter la puissance des moteurs. Ça ne change pas fondamentalement ma façon de piloter, la sortie des courbes est un peu plus facile à gérer car on dose moins l’accélérateur. A l’inverse, il faut veiller à ne pas rentrer trop vite dans les virages. »

Deux spéciales de 42 km le samedi, une autre de 54 km le dimanche. La gestion des pneumatiques sera-t-elle particulièrement délicate sur ces secteurs ?

« Je ne pense pas, car les pneus Michelin Latitude Cross sont suffisamment résistants sur un terrain finalement peu abrasif. L’étape du dimanche sera peut être un peu plus complexe à gérer d’un point de vue stratégique, puisque nous disputerons les quatre spéciales du jour sans assistance. En fonction des positions et des écarts, nous devrons résoudre une équation à plusieurs inconnues. Faudra-t-il embarquer une ou deux roues de secours, privilégier la lutte pour le classement général ou la Power Stage ? Ce sera intéressant jusqu’au bout ! »

 

Invaincus lors des cinq dernières éditions, Citroën, Loeb et Elena savent ce qu’il faut faire pour s’imposer au pays des sombreros. Cette suprématie a longtemps frustré Mikko Hirvonen et Jarmo Lehtinen, qui ont collectionné les places d’honneur depuis 2007.

Deuxièmes l’an passé, les Finlandais ont hâte de prendre le départ de l’épreuve au volant de la DS3 WRC, référence de la saison 2011 avec sept victoires en neuf rallyes sur terre.

 

 

Le vice-Champion du Monde en titre. se remémore :

« Je garde un bon souvenir de l’an passé puisque nous avions terminé sur le podium, mais c’est un rallye compliqué à gérer. La région du rallye est située à environ 2000 mètres d’altitude et cela a pour effet de faire chuter sensiblement la puissance des moteurs. Je me souviens aussi d’avoir crevé quelques fois, même si ce n’est pas l’épreuve la plus exigeante pour les pneumatiques Je suis excité à l’idée de disputer ce rallye avec Citroën, car l’équipe a toujours obtenu de bons résultats au Mexique. Je suis d’autant plus enthousiaste que mes essais sur terre se sont très bien passés, j’ai un excellent feeling avec la voiture. »

 

 

Au moment d’aborder une longue série d’épreuves sur terre, Mikko estime qu’il s’agira du véritable coup d’envoi de la saison :

« Le WRC se déroule majoritairement sur terre et ce sera intéressant de voir une véritable hiérarchie se dessiner entre les pilotes et les équipes. En ce qui me concerne, j’espère être en mesure de signer des temps scratch. Mais je n’oublie pas que nous nous battons avant tout contre les autres équipes, il faut que nous signions un bon résultat d’ensemble pour Citroën. »

Aux classements des Championnats du Monde, Sébastien Loeb et Mikko Hirvonen occupent les deux premières places chez les Pilotes, tandis que l’équipe Citroën mène chez les Constructeurs.

De bon augure, conjugué au passé Mexicain des différents protagonistes

 

Gilles GAIGNAULT

Photo : Jo LILLINI


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