V8 SUPERCAR AUSTRALIEN : UNE NOUVELLE AVENTURE POUR ALEX PREMAT

V8 SUPER CAR : ALEX PREMAT FILE VERS UNE NOUVELLE AVENTURE  

   

Ce jeudi matin, Alexandre Prémat a débarqué à Melbourne, et ce pour un court séjour de 3 jours, car dès samedi soir à 22heures, il embarquera dèja  à destination de Paris, pour venir rechercher femme et enfants !

En effet, Alexandre Prémat, s’envolera cette fois définitivement dans 10 jours et ce pour entamer une toute nouvelle aventure en sport automobile, dans le très réputé Championnat Australien, réservé aux grosses berlines de tourisme et dénomé V8 SUPERCAR, où il pilotera une Holden du GRM (Garry Rogers Motor Sports), dont le Championnat, qui comporte 16 manches, débutera le 4 mars prochain, à Adélaïde.

Avant son départ, nous l’avons rencontré, à Paris.

Ce matin, donc, jeudi 9 février 2012, Alex a rendez-vous avec Garry Rogers, le patron de l’équipe GRM.

Le but de ce court séjour de 3 jours ?

Concevoir son baquet, finaliser les visas, choisir une maison et aussi faire connaissance avec Mickael Caruso, son futur partenaire, qui a député la dernière Golden Cup, en compagnie du Brésilien Augusto Farfus.

Les choses sérieuses, commenceront le 1er mars, lors des tests d’avant-saison, prévus à Sandown. 29 bolides sont inscrits cette année dans ce Championnat V8 SUPERCAR.

Mais revenons en arrière. Pourquoi ce choix ?

Explications :

Alex nous détaille ce que fut son inter-saison :

« A l’automne dernier, j’ai contacté énormément de Teams en endurance (WEC), en GT Tour et en GT FIA. J’avais quasiment la certitude de pouvoir rouler dans de très bons Teams dans chacune de ces disciplines. Je me préparai à avoir un lourd programme de 22 courses . J’avais également contacté d’autres Teams en WTCC, en BTCC, DTM et aussi surprenant que cela puisse paraître, en V8 SUPERCAR. En décembre, alors que je me trouvais en vacances en République Dominicaine, à Punca Cana, du 10 au 24 où j’étais venu me reposer avec ma petite famile, Cléo, ma femme, Sasha et Zoé, mes filles, j’ai reçu un mail du Team Australien GRM, qui répondait à ma demande de volant pour la saison 1012. »

Alex poursuit :

« Une fois l’étonnement passé, j’ai eu un échange téléphonique fort intéressant avec Garry Rogers, le propriétaire de cette écurie et aussi avec le Team Manager, Pier Luigi Orsir, un Colombien, ex-ingénieur de Mark Weber, chez Red Bull en F1. Je leur ai expliqué que mon intérêt principal, était de gagner des courses ».

Le GRM est une équipe réputée en Australie dont les pilotes se sont classés 7ème et 10ème du Championnat 2011.

Alex reprend :

« Rogers et Orsir, voulaient connaître mon approche de la course, mais aussi comprendrere les raisons de mon départ de chez Audi. Je leur ai tout expliqué, et nous avons convenu de reprendre contact après les fêtes de fin d’année. Garry Rogers se proposant de me rappeler début janvier 2012. Vers le 4 – 5 janvier, je l’ai moi-même rappelé, n’ayant pas de news de sa part.»

Mais Alex de nous préciser :

« Entre temps, je continuais toutefois à avancer mes démarches ailleurs, au cas où cette option ne se concrétise pas. J’ai vite su que je pouvais compter sur deu contrats sûrs, l’un en GT Tour, l’autre en FIA GT. J’étais donc serein, lorsque je suis parti, le 14 janvier, skier à Val d’Isère avec mes inévitables potes Cochet, Jouanny et Charpilienne. Le 14, en me réveillant, j’ai découvert sur mon mobile, un message daté de 6h du matin de Garry Rogers, me demandant si j’étais toujours libre et si j’étais prêt pour ce nouveau challenge. Mes potes étaient ravis pour moi et j’ai téléphoné immédiatement au Team Manager Pier Luigi pour lui dire que j’étais partant pour venir m’installer à Melbourne avec ma famille. Dans la foulée, j’ai dû annuler mon voyage en Nouvelle Zélande où je devais assister et coacher, à partir du 21 janvier,  le jeune espoir, Victor Sendin, qui devait disputer trois courses de la Toyota Série avec Nathanaël Berthon, sur des Tatuus, type Formule Renault. Et ce, dans la mesure où le Team m’a convoqué à Melbourne, le 23 janvier. Je suis resté une semaine sur place, où j’ai reçu un super accueil. Le Team m’a fait super impression. Il est basé à Dandenong, dans les faubourgs de Melbourne. Sur place, j’ai commencé à faire du simulateur et ai discuté de mon contrat, qui est très bon et porte sur plusieurs années. C’est une équipe très professionnelle, et humainement, nous avons eu un très bon feeling ».

Comme nous le répète son père, Philippe Prémat, pour ses 30 ans, il les aura le 5 avril, il s’agit d’une super opportunité pour Alex.

Mais au fait, n’a-t-il pas peur de s’exiler hors Europe et de se faire oublier ?

Le premier pilote européen qui va disputer la totalité de ce championnat exotique nous répond :

« C’est simple, franchement, j’en avais un peu ras-le-bol après la conclusion malheureuse de mon association avec Audi. J’avais envie d’autre chose, et malgré les bonnes opportunités qui se présentaient justement en Europe, l’appel de la nouveauté et de cette aventure hors norme, a fait pencher la balance vers les antipodes. »

Et Alex de nous lâcher :

« En plus, là-bas, je vais être plus que correctement rémunéré, alors qu’en Europe, trop souvent on te demande d’apporter un financement »

Ravi de ce nouveau challenge excitant qui représente un nouveau départ dans sa carrière, Alex Prémat se remémore les belles années qu’il a vécues en GP2, d’abord en 2005 et 2006 où il a remporté 3 victoires assorties de 7 podiums la première année et 9, la seconde où il s’est classé 4ème et 3ème du Championnat.

Il conserve aussi un bon souvenir de ces 4 années Audi de 2007 à 2010, et notamment de son titre dans le Championnat  »Le Mans Séries » en 2008, avec Rocky Rockenfeller, devant les 908 et l’illustre tandem Audi, Mac Nish-Capello.

En DTM aussi, où il termina 2ème à Zandwoort, alors qu’il aurait pu gagner , « mais dans la dernière ligne droite, on m’a demandé, par radio, de laisser passer Tomcyk, sinon bons souvenirs aussi de mes podiums au Mans et à Valence ».

Mais quid, de sa séparation d’avec Audi, quelle est l’origine de ce brutal départ avant la fin de saison 2010 ?

Alex, pour la première fois raconte le cheminement qui a conduit à cette fin brutale et innatendue :

« En fait, après mon crash en DTM à Adria en Italie, je m’étais fait pas mal de contusions. Ce qui a mis le feu aux poudres, c’est que je devais courir le Marathon de New-York, et qu’à la suite de cet incident d’Adria, Audi a rédigé un communiqué annonçant mon forfait à NY. Audi m’a accusé de leur avoir menti, ayant laissé entendre que je ne le courrerai pas. De toute façon cela concerne ma vie personnelle et je ne prenais aucun risque.».

Et le pilote originaire du Plessis Patè de se faire encore plus prècis :

« Le 9 novembre 2010, je me suis rendu à Ingolstadt pour faire mon baquet en vue de la dernière course à Shangaï. Le lendemain, 10 novembre, alors que je me trouvais à Genève, chez mon beau-père, Pierre Van Resbeck, j’ai reçu un mail du Docteur Ulrich, m’indiquant :  »que j’avais dépassé les limites en disputant le Marathon de NY et qu’à la suite de cette participation, il mettait fin à mon contrat, avec effet immédiat ».

Alex nous précise :

« J’étais abasourdi, car la veille, j’étais justement à Ingolstadt ! J’ai attendu de rentrer chez moi pour lui téléphoner. Il m’a répondu : ton attitude est irresponsable.

Autre point qui a choqué Alex chez Audi, les essais.

Il nous raconte :

« En endurance, on nous demandait d’être aussi rapide, nous les jeunes, que les anciens, Kristensen, Capello et Macnish. Eux, avaient droit à 15 jours d’essais, et nous 2 seulement. Cherchez l’erreur … »

Heureusement pour Alex, il a eu ….un bel après Audi, en 2011.

D’abord aux 24 Heures du Mans avec l’Oreca en LMP2, en compagnie de David Halliday et de Dominik Krainbacker. Le trio occupait la tête de la catégorie avant qu’une petite sortie de David à Arnage, ne stoppe malheureusement définitivement l’auto.

Ensuite avec la Peugeot RCZ, Alex remporte les 24 Heures du Nurburgring dans sa catégorie, associé à Cochet et Jouanny.

Enfin, en endurance, en ILMC, au volant de la Pescarolo de l’équipe OAK Racing de Jacques Nicollet, en compagnie d’Olivier Plat, Alex terminera 5ème à Imola en P2, 3ème à Silverstone en P1, 4ème à Petit Le Mans à Atlanta en P1 et enfin, 5ème à nouveau en P1 à Zhuhai en Chine.

Autant de performances qui l’ont remis en selle.

Le mot de la fin, nous le laisserons bien volontiers à Alex Prémat :

« Je suis ravi d’entamer une seconde carrière dans la lointaine Australie. J’avais franchement envie de découvrir autre chose. J’ai beaucoup d’estime pour les Teams qui m’ont fait confiance et qui me réservait une place qui m’attendait, notamment, en Championnat du monde WEC. Ce n’est que partie remise. »

Cléo, sa femme connaît l’Australie, ayant habité un an à Sidney. Elle est donc ravie d’y retourner.

Il faut toujours aller de l’avant et découvrir de nouveaux horizons, clame un célèbre dicton.

Alex y faisant référence, ajoute :

« C’est moi qui ai déclenché cette nouvelle aventure ».

Gilles GAIGNAULT

Photos: Patrick Martinoli – Thierry Coulibaly – Famille Prèmat

ALEX PREMAT ET SA PETITE FAMILLE

 

 

 

 

 

 

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