FRANCOIS MIGAULT EST MORT

FRANÇOIS AUX 24 HEURES DU MANS 1994 AVEC PAUL FRÈRE ET GILLES GAIGNAULT

 

FRANÇOIS MIGAULT

Encore un ami qui nous abandonne …

L’ancien pilote, le Sarthois François Migault, n’est plus

François Migault, nous a quitté tôt ce dimanche matin, à Parignè l’Évêque en Sarthe, emporté par le cancer…qui le rongeait depuis le printemps 2011

Hier samedi, nous lui avons rendu une ultime visite, en compagnie de Lucien Guitteny, Camile Letierce  et de Jean Daniel Jakubowski, car en le quittant, nous savions, que nous ne le reverrions plus…

François, était né le 4 décembre 1944 au Mans.

 

 

François Migault, a été un excellent pilote automobile qui a roulé sa bosse et ce dans pratiquement toutes les disciplines de la course.

Grâce à son incroyable volonté et à son opiniâtreté !

De la Formule 1, aux 24 Heures du Mans, en passant par le Paris-Dakar et le Championnat IMSA aux États-Unis !!!

François a couru dans toutes les diciplines majeures du sport automobile

Sa carrière de pilote débute avec sa victoire au Volant Shell, en 1968

Du coup, François Migault, parvient à décrocher un volant en Formule 3 dans la très réputée équipe Tecno, pour les saisons 1970 et 1971.

 

 

Il s’engage ensuite en Formule 2. Mais, le Sarthois ne dispute que deux courses, se classant quatrième du GP d’Albi puis cinquième de celui de Rouen- Les Essarts.

Après ses très bons débuts en monoplace, il tente alors soutenu par les magasins de sports ‘’La Hutte’’ très en vogue en ce temps-là, sa chance et l’aventure à l’époque, de courir en Formule 1.

Il débute au sein de l’écurie de Peter Connew, en 1972, également soutenu par la compagnie Darnval.

 

 

L’écurie Connew Racing Team, était une modeste équipe, disposant de peu de moyens financiers.

Du coup, François Migault ne parvient qu’une seule fois à arracher sa qualification, ne disputant qu’un seul Grand Prix au volant de cette modeste monoplace

Terriblement déçu par cette malheureuse expérience, Migault choisit alors de revenir en Formule 2 et ce au sein de l’écurie Pygmée de Marius Dal Bo.

Équipe, avec laquelle il participe à la saison 1973.

 

 

Mais toujours attiré par la F1, Il retrouve dès l’année suivante un baquet en Grand Prix en 1974, chez BRM

Mais il ne signe qu’un contrat de troisième pilote,

François Migault, aura tout compte fait au cours de sa carrière, participé à 13 Grands Prix de Formule 1, trois saisons durant, entre 1972 et 1975

Son meilleur résultat, reste sa 14ème place obtenue au volant d’une BRM, lors du Grand Prix de France en 1974, remporté par la Lotus du Suédois Ronnie Peterson, sur le circuit Bourguignon de Dijon-Prenois.

Pour situer sa performance, précisons que ce jour-là, Jean Pierre Jabouille, Gérard Larrousse et Josè Dolhem, les trois autres pilotes tricolores, n’étaient eu pas parvenus à se qualifier !

Cette année-là, BRM avait fait rouler quatre pilotes, dont trois Français. Outre Migault, Jean Pierre Beltoise et Henri Pescarolo.

Sans oublier le Néo-zélandais, Chris Amon.

BRM, ne renouvelant pas son contrat, Migault est enrôlé la saison suivante en 1975, par l’équipe Embassy-Hill, l’écurie que dirige le grand Champion, Graham Hill.

Au volant de la GH1, François Migault parvient à se qualifier lors de deux GP. Il finit celui d’Espagne mais doit abandonner en Belgique.

Par la suite, le dramatique accident mortel survenu à atterrissage de l’avion qui ramène Graham Hill d’une séance d’essai sur le circuit Paul Ricard, le 29 novembre 1975, met donc évidemment fin à l’aventure Migault-Hill Embassy, l’écurie stoppant toute activité suite au décès du patron.

 

 

Chanceux, François réussit alors à convaincre un certain… Frank Williams, de lui donner lui aussi, sa chance.

Mais Migault, est victime d’une casse moteur dès le tour de formation de l’unique Grand Prix auquel il participe.

Et sa carrière en GP, en restera là !

En 1976, il retourne en Formule 2, chez Enzo Osella, mais ses performances sont la aussi, loin d’être à la hauteur de ses ambitions

Il décide donc d’en rester là et d’abandonner la monoplace, pour tenter sa chance en endurance.

Dans cette discipline, il réussira alors une fort belle carrière, disputant à vingt-sept reprises, les très prestigieuses 24 Heures du Mans et ce au volant des plus belles Voitures de sport

Comme la Ferrari Daytona du NART, la Porsche 962, la Ligier JS2, la Cougar, la Rondeau M379, la WM ou encore la célèbre Matra ‘’ Usine ‘’.

Avec à la clé, trois podiums.

Finissant, notamment troisième en 1974 en compagnie de Jean-Pierre Jabouille sur une Matra Simca MS670C, le ‘’ Must ‘’ de l’époque

Puis, il est engagé par le riche Américain, Harley Cluxton, le patron de l’écurie Mirage, basée à Scottsdale en Arizona.

François associé à Jean-Louis Lafosse, finit encore deuxième en 1976, sur une Mirage GR8

Enfin, il connaitra une fois encore les joies du podium manceau, se classant de nouveau troisième en 1981, sur une Otis Rondeau M 379 C, avec l’Anglais Gordon Spice.

Dans les années 90, François  s’installera plusieurs années aux États-Unis au sud de Miami en Floride et il ‘alignera dans le Championnat IMSA et disputera notamment les célèbres 24 Heures de Daytona.

Épreuve ou il avait déjà roulé au début de sa carrière en endurance pour la prestigieuse écurie NART de la famille Chinetti et ce au volant des grosses Ferrari Daytona et BB.

Bolide qu’il avait également piloté au Mans en 1973 associé à Luigi Chinetti Junior, l’équipage se classant, 13ème

 

 

Au Mans, François s’alignera encore de nombreuses années. Les dernières fois avec une Dodge Viper puis une Marcos et même une Pilbeam

Sa toute dernière participation, remontait à l’édition 2002, avec la Dome

 

 

En parallèle, il s’alignera aussi dans le Paris-Dakar et ce à 3 reprises dans les années 80.

Deux fois avec son frère Jean, en 1981 avec un Mercedes 230 G  et 1982 au volant d’un Mercedes 280 GE, année ou le duo finit, à la 15ème place

En 1983, François participera cette fois avec Michel Gauvain mais le tandem n’ira pas à Dakar, leur Mercedes 280 GE, devant abandonner

 

 

Un jour, nous lui avions posé la question :

Quelle est parmi toutes les voitures que tu as conduite, celle qui t’as laissé le meilleur souvenir ?

Et, François sans aucune hésitation, nous avait répondu :

 » la Matra au Mans, en 1974  »

Nous rappellerons encore, qu’il demeure le pilote qui a été le plus rapide au volant d’un prototype, atteignant en 1987, la vitesse de… 416 km/h, au volant d’une WM-Peugeot, lors d’une séance d’essai organisé dans la région de Reims en Champagne, sur une autoroute en construction, en vue des 24 Heures du Mans !

Un mot pour prèciser que François Migault à disputè a toute dernière course à Dakar en mai 2005 à l’occasion des 6 heures de Dakar. Partageants le volant d’un prototype Funyo, avec Alain Roualland

 

 

Ces dernières années, après avoir d’abord un temps vécu à Dakar au Sénégal, puis dans le sud de la France, à Six fours, près de Bandol, François ètait revenu en Sarthe et s’occupait du Château de Bellefille (photo le 17 juin 2011), la propriété familiale de Chemirey le Gaudin, située près de La Suze, au sud du Mans.

Et il y recevait régulièrement de grandes équipes, à l’occasion de la longue semaine des 24 Heures, gardant le contact avec le milieu de la course.

Ainsi en juin dernier, alors que la maladie venait de se déclarer, nous lui avions rendu visite, l’équipe italienne AF Corse, y avait installé son équipe.

François comme tant d’autres, a succombé des suites d’un cancer…

Il laisse trois enfants. Céline, l’ainée. Antoine  et Florent, le plus jeune âgé de 17 ans.

Les obsèques de François Migault seront célébrés ce mercredi 1er février à 14 Heures 30, en l’église de Chemirè le Gaudin au sud du Mans, près de La Suze.

 

Gilles GAIGNAULT
Photos : Jean Pierre Herlin – Didier Braillon – Jeff Dakar d’antan – Gilles Gaignault  – Thierry Coulibaly

 

 

 

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