EN PREMIERE MONDIALE : L’ARTHES DE FLORENCIA SE DEVOILE SOUS LE CIEL BLEU DE SERRE CHEVALIER

 

Sur une épreuve comme la Ronde hivernale, qui rassemble autant de concurrents, il est bien normal qu’après avoir traîné  nos bottes depuis aussi longtemps dans le milieu automobile, nous  faisions des rencontres.

Ainsi, lorsque Claude LAURENT nous demande: «tu connais BROZZI ?  « , ma réponse est immédiate

 » Oui bien sûr, le préparateur qui avait fait les moteurs des 104 ZS pour le Tour de Corse 1978… »

« Justement, enchaîne Claude, il est sur le circuit, et présente avec ses amis italiens, en première mondiale, le véhicule urbain que tu peux voir derrière nous. »

On s’en doute, les  présentations sont inutiles.

Laurent BROZZI est ravi de nous accompagner vers l’ARTHES, cette petite voiture exposée, portes coléoptères ouvertes  vers un ciel d’azur.

Mais comment , celui qui fut de 1972 à 1996, le très réputé motoriste de Chambéry, travaillant pour les constructeurs PEUGEOT et CITROEN tant sur les 104 ZS que les Visa Mille Pistes ou Chrono, celui qui réalisa pour Guy VERRIER, directeur de la Compétition Citroën, des productions inédites comme une Visa double moteur  ou une CX à compresseur, mais comment donc, ce franco-italien en est –il arrivé à concevoir ce véhicule, qu’il nous fait découvrir, entouré de ses partenaires ?

Après la période Française,  Laurent BROZZI,   a encore préparé des moteurs en Italie, où il est retourné en 1996. Il travaille jusqu’en 2009 avec son fils dans cette spécialité, tout en rêvant déjà un véhicule urbain adapté à nos nouveaux modes de vie et surtout aux exigences environnementales.

Il se penche  sur la conception de nouveaux  moteurs  hybrides ou de petite cylindrée à haut rendement.

Dès 2003, il se tourne  vers son ami Alain GOUBET,  designer pour le dessin de cette voiture urbaine qui est aujourd’hui présentée en première mondiale à Serre Chevalier.

En effet,  si les premiers travaux ont été  financés par Lucio LAPENTA,  homme d’affaires dans les transports, du côté de SIENNE, le but de la présentation est de rechercher des financeurs pour la mise en chantier d’une petite production et de poursuivre des études sur des véhicules sportifs  .

 

 

La chaîne d’amitié pour la mise en œuvre du concept FLORENCIA, est très forte en Italie. Flavio JACUZZI, s’occupe de la gestion,  Narcisso CHELANI, assure le montage dans des locaux, mis à disposition par Lucio LAPENTA,  dans son entreprise.

Écoutons ce mécène éclairé, nous parler de son engagement  pour ce projet :

« Je suis convaincu que l’accès de  nos  villes (en Toscane) ne seront bientôt plus accessibles qu’à des  véhicules hybrides spécifiquement urbains. Un ami m’ayant  fait rencontrer Laurent BROZZI, j’ai de suite adhéré  à ses conceptions innovantes en termes de moteurs . Je lui fais confiance et j’ai décidé de financer les études du modèle ARTHES  qui  vous est  présenté aujourd’hui. »

Nous demandons  ensuite à Laurent Brozzi,  pourquoi à la retraite , il s’est lancé dans une telle opération.

« Depuis le temps que je travaille  dans les moteurs à combustion, j’ai  rencontré  une  foule de personnes  très intéressantes  qui sont devenus des amis. C’est comme cela que l’on s’est mis ensemble pour créer des  voitures de ville  non polluantes. »

Vous abandonnez donc votre  spécialité de motoriste de compétition ?

« Non, non,  vous verrez sur  notre  site,  que  nous  pensons  -simultanément à  la production du véhicule exposé-,  à la conception d’une  voiture de sport,  destinée aux jeunes , et aux moins jeunes, avec  un  moteur très puissant ».

 

 

Alain GOUBET,  avait eu recours au motoriste Laurent BROZZI, quand  il courait en rallyes. Écoutons, la suite  de leur  histoire :

« Nos relations nous ont conduit à  mieux  nous connaître. Laurent BROZZI n’ignorait en rien  ma passion du dessin ( il a réalisé des  dessins  pour  tous  les  grands pilotes). Alors , tout naturellement, il m’a contacté  pour lui  dessiner une voiture autour du  moteur qu’il a inventé. Vous  voyez  nous avons décidé  cela  fin  2003, puis  je me suis pris  au jeu. Créer une  nouvelle marque de  voiture (FLORENCIA), ça n’est  pas donné à tout le  monde… c’est  une grande satisfaction personnelle. »

La voiture  est donc construite et le moteur qui l’habite n’est  pas  le dernier né des BROZZI (pour éviter  l’espionnage). Nous la découvrons  avec une carrosserie en fibre de verre, une gueule sympathique  et  originale. Ses  portières en élytre  signent  une volonté d’encombrement  minimal. Le châssis  pour l’habitacle et  celui  greffé  pour le moteur, autorisent des  combinaisons modulaires intéressantes.

 

 

Un habitacle  clair – 2 places- (avec  possibilité déjà réalisée d’une version avec un  toit amovible), une position de conduite  agréable  et une  visibilité optimale,  augurent bien des arguments possibles pour un marketing à venir.

La version qui  nous est présentée est à  4 roues indépendantes, alors qu’un concept urbain à 3 roues a déjà germé sur la planche à dessin d’Alain GOUBET et que la version Spider, a pris place dans  les starting-blocks, comme en témoigne le cliché ci-dessous .

 

 

Avec 2,74  m de long, 1,55 m de large et 1,48 m de haut pour 400 kilos (à l’heure actuelle), cette voiture  est annoncée  dans sa  version  à commercialiser,  pour des  consommations exceptionnellement basses comme : 1,5 litre aux 100 kilomètres avec le moteur  à très haut rendement et sans doute  moins de 1 litre  aux 100 kilomètres en version hybride.

Le sorcier BROZZI n’est pas  mort ! Nous l’avons rencontré l’œil vif, la langue alerte. Avec ses amis toscans et Alain GOUBET, ils n’ont eu de cesse durant ces deux jours de la Ronde hivernales, de prendre des contacts pour pouvoir très prochainement industrialiser ce concept.

Autonewsinfo  prend date, pour tester à Sienne,  le premier véhicule  produit.

Espérons que cela  intervienne sans trop tarder !!

Texte : Alain Monnot

Photos : Michel Picard et FLORENCIA

 

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