ECONOMIE: LE BONUS MAINTENU POUR LA VOITURE ELECTRIQUE ET L’HYBRIDE…

 

La Prius de Toyota (photo), l’un des rares constructeurs mondiaux à produire des voitures hybrides.

Le barème 2012 du bonus-malus automobile français dévoilé aujourd’hui préserve les avantages accordés aux véhicules hybrides et électriques mais augmente les pénalités imposées aux véhicules les plus polluants.

Le gouvernement Français avait annoncé fin août, lors de la présentation du plan de rigueur budgétaire, que ce barème serait « ajusté pour garantir l’équilibre budgétaire » du bonus-malus, instauré en 2008 pour soutenir le marché automobile et encourager les automobilistes à adopter des véhicules moins émetteurs de CO2.

Parmi les principes affichés dans le nouveau barème, Eric Besson, ministre de l’Industrie, a expliqué qu’il avait été décidé de « préserver le soutien volontariste au véhicule électrique et hybride« .

La première famille de véhicules bénéficiera donc bien à l’achat d’un bonus de 5 000 euros, réservé aux modèles émettant au plus 50 grammes de CO2 au kilomètres, une performance que seuls les véhicules 100% électriques peuvent atteindre.

Les hybrides, associant un moteur thermique à un moteur électrique, seront quant à eux soutenus par un bonus de 2 000 euros s’ils émettent moins de 110 grammes, comme le Peugeot 3008 hybride diesel ou la Toyota Prius hybride essence.

Une fois que l’hybride rechargeable, qui permet de rouler un temps en mode purement électrique, sera commercialisé, cette catégorie pourra émettre moins de 60 grammes et touchera un bonus de 3 500 euros.

L’adoption d’un dispositif moins avantageux pour l’électrique et l’hybride aurait constitué une mauvaise nouvelle notamment pour les deux constructeurs français, Renault s’apprêtant à commercialiser trois modèles électriques, une technologie sur laquelle le groupe au losange parie beaucoup, tandis que PSA Peugeot Citroën mise sur l’hybride diesel qùil a développé et qùil propose sur ses dernières nouveautés, notamment le Peugeot 3008.

La nouvelle mouture du barème 2012 prévoit sinon un système de 200 euros moins avantageux pour les petites voitures, celles dénommées citadines (C1, Twingo, Polo, C3, Clio et Corsa) émettant entre 60 et 105 grammes de CO2 et dont le bonus tombe à 400 ou 100 euros, selon la taille de la voiture.

Pour toutes ces catégories, le gouvernement réintroduit donc ce que l’on peut nommer, une mini-prime à la casse de 200 euros, si l’achat s’accompagne de la mise à la casse d’un véhicule dâtant de plus de 15 ans.

A l’autre bout du spectre, le malus augmente de 200 euros pour atteindre 1 300 euros pour les voitures émettant entre 181 et 190 grammes (Espace, BMW Série 5 et Audi A6), de 700 euros à 2 300 pour celles émettant entre 191 et 230 grammes (C6, Audi A8) et de 1 000 euros à 3 600 euros pour les Porsche Cayenne ou Jaguar XK émettant plus de 231 grammes.

Dans cette dernière tranche, le malus annuel de 160 euros sera également réclamé à partir désormais de 190 grammes d’émission par kilomètre, contre 245 grammes actuellement.

Entre les deux extrêmes (105 à 180 grammes), le barème est inchangé par rapport à la version initiale.

Le gouvernement a indiqué dans son communiqué que le système du bonus-malus et la prime à la casse avaient permis de ramener les émissions moyennes de CO2 par véhicule neuf vendu en France à 128 grammes cette année, en ligne avec l’objectif de 130 grammes d’émissions moyenne qui entrera en vigueur dans l’Union européenne le 1er janvier prochain.

Aurore Dupuis

Photos : Patrick Martinoli

 

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