CARLOS TAVARES (RENAULT) : “ LA COURSE ŒUVRE A L’ECOLOGIE…”

 

Nommé début juillet par Carlos Ghosn, tout nouveau patron de Renault, en remplacement de Patrick Pelata, Carlos Tavares, pilote aussi, à ses heures de loisirs et en amateur, des bolides en piste.

Rencontré tout récemment – à l’occasion des World Séries Renault qui se déroulaient au circuit Paul Ricard – en parfait connaisseur, Carlos Tavarés fait, pour nous, le lien entre l’univers industriel et le monde de la compétition.

A noter qu’avant la première course des WSR le samedi 17 septembre dernier au Castellet, le chef d’entreprise, prouva qu’il avait la main, en se glissant aux commandes de la monoplace Renault R 40, victorieuse du Grand Prix de France de Formule 1, sur cette même piste Provençale du Paul Ricard , le 17 avril 1983, avec Alain Prost, à son volant.

Descendant du bolide, il lâche:

 » Cette formule 1 est vraiment brutale et la boîte plutôt dure  »

Commence alors le jeu de quelques questions, en vrac:

N’y a-t-il pas opposition entre le gros déploiement sportif de la marque et son engagement en matière de réduction de l’impact de l’automobile ? 

“ Non seulement, il n’y pas contradiction mais de plus la course concourt à l’excellence des progrès réalisés dans le domaine de la motorisation. La pénalisation que représente, en course, notamment le poids du carburant pousse à l’amélioration constante du rendement thermique. Le retentissement des progrès validés par les bolides pénètre immanquablement la grande série. C’était vrai hier, c’est toujours d’actualité. “

Peut-on imaginer à terme, la course automobile à alimentions électrique et sans son ?

“ Cette évolution s’inscrit dans le sens de l’histoire, l’automobile doit s’aligner sur les tendances lourdes de l’époque. Et au reste, les sensations à bords restent fortes. J’ai essayé.”

Que vous enseignent la vitesse et la pratique de la compétition ?

“ La piste demeure le seul endroit où il est possible d’aller à la limite des capacités. Il s’agit d’un exercice qui procure, par ailleurs la sérénité au volant en condition de circulation. Quant aux trajets répétitifs et lointains, il vaut mieux les couvrir avec des transports collectifs.”

Comme on le constate, le nouveau grand patron de Renault, sait de quoi il parle étant lui -même acteur. Cela aidera surement au redressement de l’entreprise de la firme au losange, au cours des années à venir.

Jean François MEUNIER (La Montagne)

Photos : Philippe HortailSportscar

 

 

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