500 MILES D’INDIANAPOLIS. BOBBY RAHAL « JEAN ALESI EST COURAGEUX D’Y ALLER EN 2012 »

 

Légende vivante du sport auto outre-Atlantique, l’Américain Bobby Rahal disputait ce week-end, les Dix mille tours du Castellet au circuit Paul-Ricard.

L’Américain Bobby Rahal (à droite), vainqueur des 500 Miles d’Indianapolis 1986, a confié à notre collaborateur son sentiment sur la participation de Jean Alesi aux 500 Miles d’Indianapolis 2012 au volant d’une Lotus.

Dans la paddock venté depuis l’arrivée du barnum des Dix mille tours du Castellet vendredi dernier et sur les 5,8km du circuit Paul-Ricard, balayé par un fort mistral, il y a aujourd’hui encore d’énormes pans de l’histoire vivante du sport automobile en action.

Des œuvres d’art ultra-performantes.

Ainsi, aussi incroyable soit-t’il, la pole position en Groupe C d’une Sauber-Mercedes dâtant pourtant de 1989 est plus rapide que celle de la …. Lola-Toyota Rebellion des dernières 6 Heures LMS (Le Mans Series)…

Les 500 Miles et trois fois le CART à son palmarès

Et puis il y a les pilotes, souvent de richissimes gentlemen drivers, toujours passionnés, et parfois des stars du volant tel Bobby Rahal, triple vainqueur du championnat américain CART (1986, 1987 et 1992) mais aussi lauréat des trés réputées 500 Miles d’Indianapolis en 1986 (Lola-Chevrolet), l’un des trois succès majeurs dont rêvent tous les pilotes en circuit, avec le Grand Prix de Monaco F1 et les 24Heures du Mans.

« Lorsque je cours, dit-il, je prends plus que jamais un énorme plaisir, mais je considère sérieusement chaque course. Je découvre le circuit Paul-Ricard et avec la grande ligne droite d’un mile (1,8km)sans chicane, c’est top ! Ma victoire aux 500 miles d’Indianapolis a été la plus prestigieuse de ma carrière, car je suis Américain, mais j’ai disputé des compétitions plus difficiles et pourtant moins réputées aux USA… »

À 58 ans, l’Américain, légende vivante du sport auto, a récemment mené sa Lola T212 de 1971 au succès sur le circuit portugais d’Estoril, avant de faire un aller-retour aux USA pour voir son team, le Rahal Letterman Racing, remporter l’AMLS (American Le Mans Series) pour la deuxième année consécutive avec une BMW M3.

« Nous sommes aux USA l’équivalent de Schnitzer en Europe. Et comme les performances et les résultats sont là dans le championnat américain d’endurance nous serons à nouveau ensemble l’an prochain pour tenter la passe de trois. »

Evidemment, il est impossible d’avoir Bobby Rahal en face de soi et de ne pas l’interroger à propos du défi de Jean Alesi de disputer l’Indy 500 l’an prochain.

Bobby ouvre grand ses yeux et avoue :

« Rester concentré pendant deux semaines, c’est indispensable. Alesi est courageux de faire cela à 47 ans ! »

Et, il précise:

« Il lui faudra être au top de ses capacités physiques mais aussi et surtout rester concentré à 100 % pendant les deux semaines qui précèdent les 500 Miles. »


14 jours à Indy et une victoire à plus de 350km/h

  

 « Le sommet d’Indianapolis, c’est un travail d’équipe de 14 jours non-stop sur place. Il faut être très fort mentalement, même si les performances de l’auto varient d’un jour à l’autre. Une F1, tu peux la forcer, une Indycar si tu « surpilotes » tu vas au crash. (ndlr: Bobby Rahal a couru deux Grands Prix F1, en 1978 avec une Wolf)

Et, Bobby poursuit:

« La pole va se jouer à plus de 365 km/h et la course fera 200 tours à plus de 350km/h de moyenne pour le vainqueur… La course sur l’ovale c’est l’aboutissement de tout ce qui précède pour l’équipe après les qualifications, les ravitaillements et les entrées du safety-car sur la piste.Pour ce qui est des duels avec les autres, le pîlote doit avoir autant d’audace dans la prise de risque que de sens de l’anticipation dans ses prises de décisions…

Avant de lâcher en guise de conslusuion amicale à l’attention de  » Jeanot d’Avignon  »:

« Mon conseil pour Alesi ? Sois patient, Jean, sois très patient ! »

Charles-Bernard ADREANI (La Provence)

Photo : Raymond Papanti –  Bernard Bakalian – Team

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