TOUR DE CORSE HISTORIQUE : PHILIPPE GACHE SOUVERAIN, LEADER A PORTO

HENRI PESCAROLO, DÉCOUVRE LA CORSE

Ce mercredi soir, au terme de la 1ère étape entre l’Ile Rousse et Porto, en VHC, c’est la Porsche SC Groupe4, de Philippe Gache qui occupe le commandement de l’épreuve.

En 50’45 »40, le duo composé de Philippe Gache et Nicolas Riviére devance la Ford Escort RS du tandem Dominique Depons-Jean Bourgoin, de 1’12″60, la Porsche 911 RSR du couple Andruet-Biche, de 1’27 », la Porsche 911 SC de la paire, Alain Oreille-Christophe Causan de 1’55 »60 et la Ford Escort du vainqueur sortant, François Padrona navigué par Séraphin Frainacci, de 2’07 »30.

Victorieux de quatre des cinq spéciales au menu du jour, la toute 1ère  celle de Petra Monesta-Casta, ayant été finalement annulée, à cause de matériel militaire en manœuvre, des chars et des blindés encombrant la route d’accès, Philippe (photo avec Eric Chantriaux et Andruet) se montrait ce mercredi soir lorsque nous l’avons rejoint sur la Marina du port de Porto, ravi de cette journée d’ouverture :

« Rien à dire. Tout s’est déroulé parfaitement. Nickel »

Et d’enchainer :

« Franchement une fort belle journée impeccable. Je gagne toutes les spéciales et je ne m’y attendais franchement pas car je découvre l’auto seulement déverminée vendredi dernier près de l’atelier dans les routes du Haut Var. Je suis bien à son volant et j’avoue que je prends beaucoup de plaisir et me régale. »

Mais, il s’empresse d’ajouter :

«  A chaque course, tu essaies toujours de faire de ton mieux mais il y a si souvent tant d’aléas mécaniques, tant d’impondérables que tu ne maitrises pas ! Et, nous n’en sommes qu’à la fin de la première étape. La course est encore bien longue n’est-ce-pas et nous sommes en Corse !!! »

Mais revenons à cette très belle étape

De l’Ile Rousse à Porto, sur un parcours long de 317,69 km  traversant la Balagne et réparti entre 234,05 km en liaison et 88,74 pour les spéciales et empruntant au départ la route du désert des Agriates, avant de déboucher sur le Nebio par Murato, pour ensuite remonter vers la Castagniccia, pour la halte de mi-journée, à la source des eaux minérales d’Orezza, Gache se montrait déjà le plus rapide.

Lors de l’ES2, celle de Murato-Volpajola et après l’annulation de l’ES1  – expliquée plus haut – Gache signe sur les 15,16 km, 10’24’’60.

Suivent, à 14’20’’ la Ford Escort RS de Dominique Depons, à 15’’ celle de François Padrona, le lauréat du Tour de Corse Historique 2010, à 18’’60, la R5 turbo de Jean Pierre Manzagol, et à 24’’40 la Porsche  911 RSR de Jean Claude Andruet et ‘’Biche’’ Espinos, 5ème

Ensuite, on pointait Jean Pierre Lajournade le vainqueur du Tour Auto 2010, à 27’’30 puis dans l’ordre, John of B, Luc Lagier et Alain Oreille.

Malheureusement, cette spéciale occasionnait déjà hélas quelques dégâts chez les favoris !

L’insulaire, Louis Antonini sortait de la route et finissait dans un fossé en contrebas et sur le toit !!!

Avant de prendre le départ, il avait confié au speaker de la course, Frédéric Lombard :

« Je dors. En fait je rêve! J’ai l’impression de sortir effectivement d’un rêve en découvrant la liste impressionnante de pilotes connus avec des palmarès internationaux d’enfer (Pescarolo-Gache- Andruet-Comas-Dumas) En fait, c’est bien réel, ils sont bien là. »


Éric Comas qui a abandonné la conduite de son Alpine au profit d’une surpuissante Lancia Stratos, se retrouvait boite bloquée en … 4 !

Il nous raconte la suite :

«  Hélas le temps d’ouvrir et de procéder au dépannage, j’ai pointé 5’ au-delà de la limite autorisée avant la mise hors course, laquelle est de 15’, donc on repartira jeudi en superspéciale. C’est dommage mais que faire. »

 

Quant à Henri Pescarolo, lui au volant de la superbe Matra 610 Coupé Napoléon, très, très applaudi, il rencontrait des problèmes de freinage.

Parvenu au parc de regroupement en fin de matinée, il nous narrait sa mésaventure :

« On a eu un ennui avec le maitre-cylindre de frein. J’ai donc roulé tout le parcours sans freins. On a réparé cela a pris une bonne heure donc on a plongé au classement. Je découvre l’auto, n’y suis pas vraiment bien installé et il fait une chaleur dingue dans l’habitacle. On va donc ce soir ouvrir le toit pour faire une prise d’air au-dessus du pare-brise, pour la suite »

 

Dans l’ES 3  Penta Acquatella- La Porta et ses 14,37 km, Philippe Gache récidive  en 10’46’’40.  La Ford de Depons suit à 5’’90. Derrière, on note Padrona à 11’20’’, Oreille à 15’20’’, Andruet à 16’’80, Lajournade à 19’’80 puis Manzagol, à 21’’70.

Ce dernier qui roule cette année avec une R5 Turbo en lieu et son place de son habituelle Berlinette Alpine, récemment accidentée lors des recos à la suite de inattention d’un automobiliste, nous lâche:

 « J’ai rencontré toute la journée des problèmes de freins ! »

Assurément pas évident sur ces routes de l’Ile de Beauté sinueuses à souhait et qui serpente, monte et descende au fil des kilomètres !!!

Et, l’ami JP, de nous préciser :

« L’auto est comme neuve entièrement reconditionnée et je n’ai donc pas eu le temps nécessaire pour la roder. Ce soir on va changer les disques et purger la fuite pour l’embrayage, aussi. »

JOSE ANDREANI-JEAN PAUL MASSIANI

 

 

Au Parc de regroupement, à Orezza, Jean Paul Massiani, le directeur des eaux de source éponyme et qui invite pour la pause-déjeuner, les concurrents du Tour de Corse Historique, nous raconte l’histoire de cette eau d’Orezza :

« Il s’agit d’une des eaux les plus riches au monde en fer. Notre usine est ultra high-tech et emploie trente personnes. La source elle, date de l’époque Romaine et la société d’embouteillage qui produit 10 millions de bouteilles l’an, date elle, de 1856. »

 

Vu le cagnard, il faisait plus de 30°, tout le monde s’est précipité pour découvrir et déguster cette eau, très agréable à consommer.

L’après-midi, deux spéciales figuraient encore au menu avant de rejoindre le si mignon p’tit port de Porto.

L’ES4 dénommée Castifao-Bocca di u Pruno et ses 17,04 km voyait à nouveau encore la Porsche de Philippe Gache dominer  la meute des candidats à la victoire final en fin de semaine.

L’azuréen parcourait cette ES4 en 11’06’’20. Il précédait cette fois , l’équipage ‘’ magique ‘’ de ce TCH, le couple reconstitué Andruet-Bich, de 12’50.

Suivaient, Depons et Padrona, ex-aequo à 17’40’’ puis, Oreille à 22’20’’, Lajournade à 22’60’’, Romain Dumas le pistard ancien vainqueur des 24 Heures du Mans en 2010 et qui roule ici avec sa Porsche qu’il utilise fréquemment en rallye, 7ème à 29’’

Il ne restait plus que l’ES5 avant de conclure cette journée. Celle de Notre Dame de la Serra et ses 28,45 km.

Philippe Gache concluait l’étape comme il l’avait entamée, par une nouvelle et quatrième victoire.

Il parcourait cette ultime spéciale en 18’28’’20 et laissait son dauphin,  Jean Claude Andruet à 33’30’’ !!!

Depons finissant 3ème à 35’10’’, Oreille 4ème à 40’30’’ et Manzagol 5ème à 42’70’’

Un mot sur Eric Chantriaux.

Malgré une superbe entame, avec sa Porsche 914 – 6, il n’a ensuite hélas connu que des pépins mécaniques, qui laissent supposer un manque de fiabilité de sa voiture !

A Porto, nous retrouvions Yves Loubet qui nous résumait la journée :

« On a suivi des spéciales d’anthologie des tours d’antan ainsi l’ES2 était une grande classique des années 60, à partir du village de Bigorno  C’était la fameuse ES de Borgo tant redoutée par les pilotes de l’époque. Pour ce qui concerne la course, devant les meilleurs roulent très fort et la bagarre s’annonce intense pour les prochains jours. Chaque jour nous aurons des étapes solides. Et on peut s’attendre à tout et à des surprises. »

Ce jeudi matin, la Porsche de Philippe s’élancera donc en tête en direction de Propriano.

Au vu de ce qu’il a démontré ce mercredi, il est permis d’imaginer qu’il sera encore  » l’homme à battre  »

Une seconde journée, longue de 231,32 km et comportant quatre spéciales :

Ota-Marignana, La Liscia-Col de Sarcoggio, Tavera-Bastelica et Martini-Fozzano.

Fozzano, avant l’arrivée à Propriano.

Fozzano village de Colomba ou Prosper Mérimée, a écrit ce célèbre roman.

Comme aujourd’hui, nous suivrons la course dans la voiture de José Andréani, le co -organisateur de ce Tour de Corse Historique qui nous donne une leçon d’histoire  permanente sur cette sublime épreuve qu’est le Tour de Corse Histoire

Gilles GAIGNAULT

Photos : Frédéric Traversari-Frédéric Chambert -Gilles Gaignault

Corse Historique Sport

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