SALON DE FRANCFORT : UN DES PLAISIRS D’UN SALON AUTOMOBILE ? LES CONCEPT-CARS !!!

 

Dans les Salons automobiles, c’est toujours avec un immense plaisir que l’on découvre les fameux Concept-cars.

Ces concept-cars existent pour plusieurs raison.

En premier lieu, afin de donner une image dynamique de la marque en faisant plaisir au public, en lui permettant de rêver à de futurs modèles qui roulent…. déjà à ‘’ huit clos ‘’ sur les circuits privés des constructeurs !

Mais ce n’est pas gratuit.

Derrière cela se cache bien souvent d’autres buts comme laisser aux designers la possibilité de s’exprimer en dehors des contraintes d’industrialisation ou encore indiquer ou tester les tendances futures des modèles d’un constructeur…

Alors ne boudons pas notre plaisir.

Et si les concept-cars, étaient peut-être un peu moins nombreux  ici à Francfort qu’au Mondial de Paris l’an passé, le Salon de Francfort, en dévoilait  néanmoins tout de même de biens beaux.

LES FRANÇAIS AU TOP …

PSA avait bien préparé son stand.

Avec deux concept-car de caractères, un par marque, le Groupe Françaiq se présentait comme l’un des plus créatifs.

Pour Citroën, le Tubik, représente une interprétation moderne du monospace de loisir basé sur un rappel historique de ce qu’a été le célèbre tube H après la guerre. Il avait fait d’ailleurs fait l’objet de nombreuses déclinaisons ‘voyage’.

Volkswagen avait aussi tenté avec un remake du non moins célèbre Combi à Genève, mais n’était pas allé aussi loin que les designers de la marque aux chevrons. Le résultat est assez étonnant et spectaculaire.

Peugeot a voulu sans aucun doute tester auprès des spectateurs des éléments d’une future grande berline. Si l’avant décline bien les canons sochaliens actuels, le profil typé break aux lignes tendues est plus étonnant, ainsi que l’aménagement intérieur avec une troisième rangée de sièges escamotable au centre de la voiture.

Si l’idée est des plus séduisantes, les chances d’industrialisation paraissent hélas minimes.

Après Dezir et Captur à Paris, puis Rspace à Genève, Renault complète sa vision de l’automobile polyvalente de demain, se situant ainsi plus ou moins sur le même terrain que Citroën, avec un Frendzy, un volumineux véhicule dédié autant au travail qu’aux loisirs.

On imagine assez bien le véhicule, grâce à ses panneaux lumineux, faire la promotion de l’artisan

ou de l’employeur durant la semaine, et se transformant en tableau de dessin ludiques pour les enfants dans les embouteillages de départ en fin de semaine…

 

DES ALLEMANDS BIEN DIVERSIFIES !!!

Audi se veut ces derniers temps, le Champion du downsizing et des voitures légères. Adapté aux principes des urban cars, cela donne non pas un, mais deux véhicules minimalistes qui chassent sur les mêmes territoires que la Twizy de Renault.

Propulsés par une double motorisation électrique de 15 kW, ils ont particulièrement surveillé leur poids avec un maximum de 480 kg. A noter que les suspensions font appels à des dessins issus du sport automobile, avec des bras en carbone.

Autre concept, la A2 contribuera à renvoyer au plus profond des oubliettes de la mémoire automobile la triste A2 des années 2000-2005, vilain petit canard de la firme aux anneaux. Ce Concept A2 lui rayonne au milieu des autres voitures, notamment en raison de ce créatif bandeau lumineux qui file le long de la ceinture de caisse entre les feux avant et arrière.

Mercedes propose de son côté, un concept de berline du futur appelée la F125 ! Pour fêter conjointement les 125 ans de la marque et de l’automobile individuelle.

Basée sur une motorisation à quatre moteurs électriques alimentés par batterie et pile à combustible, elle développe une puissance continue de 170 kW (231ch.) et une puissance de pointe de 230kW (313 ch.), pour une autonomie de 100 km.

Les quatre passagers accèdent à bord dans un univers futuriste par deux grands portes papillons, mélangeant ainsi tradition et science fiction.

Dernier constructeur premium, BMW mettait l’accent sur des prototypes électrique. Le merveilleux coupé i8 semble un réel exercice de style. Il repose en fait sur une technologie hybride (avec une section thermique basée sur un 3 cylindres hautes performances !).

La berline i3 pour sa part dévoile une partie de ce que sera le premier modèle de la série ‘i’ (pour électrique !) de la firme bavaroise. Et si les premiers essais de BMW en électrique, avec la Mini se faisaient via la traction avant, la série ‘i’ demeurera quant à elle une gamme à propulsion. La i3 fera ainsi passer au sol la puissance de 125 kW (170 ch.) de sa motorisation électrique.

Mais la grande nouveauté, c’est le concept d’un châssis spécifique électrifié appelé ‘lifedrive’ sur lequel pourront venir s’ajuster plusieurs types de carrosseries différentes.

Après avoir montré depuis deux ans l’Ampera comme concept car, Opel se renouvelle en proposant, à l’image de Renault et de Audi, un véhicule urbain biplace, sorte de d’hybride entre le scooter et la voiture, dont la particularité est d’avoir un dôme ouvrant d’arrière vers l’avant pour faciliter l’accès à bord des deux passagers.

Dernier constructeur allemand à présenter un concept car, Ford.

Avec une magnifique étude d’un coupé nommée Evos. Ceux qui rêvaient d’une Capri revisitée en sont pour leurs frais.

Aucune adaptation des lignes des années 60-70 et des longs capots. L’Evos présente un dessin tout en courbes, et ne laissant en aucun cas percevoir au premier coup d’œil qu’elle offre…

4 portes en élytres. Inattendu mais assez pratique. Elle dispose d’une motorisation hybride rechargeable et dont le mode de fonctionnement (thermique ou électrique) s’adapte au profil de la route grâce aux informations d’un système de navigation et des infrastructures de la route particulièrement évolué.

 

D’AUTRES BELLES… CRÉATURES !

Au-delà du voilier grand large exposé à l’extérieur, Volvo a amené une grosse berline appelée You. Sous l’aspect d’un coupé 4 portes relativement classique, c’est à l’intérieur que les designers et ingénieurs se sont déchaînés pour montrer ce que seront les équipements des

Volvo de demain : confort de l’habitacle, systèmes d’information, de distraction (pour les passagers) et de radio, commandes tactiles, etc.

Jaguar et Range Rover faisaient stand commun et leur approche du plaisir automobile est similaire. « The Cat » proposait un magnifique coupé, le CX-16 dont le seul but est de faire plaisir à l’œil et aux conducteurs avertis. Ici la motorisation hybride n’est point-là par alibi ou pour faire plaisir aux verts de tous poils. Elle n’est présente que comme overboost, comme ‘push to pass’, les 70 kW du moteur électrique venant en renfort des 380 ch. du 6 cylindres de trois litres pour une obtenir une puissance totale de 475 ch. !

Le Land Rover DC100 Sport et DC100 Buggy vont dans le même sens. Les nouvelles technologies sont la pour améliorer les performances, la consommation et la pollution n’étant qu’une partie de ces performances. Et le plaisir de la conduite et du franchissement doit rester intact …

Autre constructeur à fêter un anniversaire, Chevrolet qui affiche 100 ans au compteur. Fast and Furious seront les emblèmes de cet évènement, avec notamment le magnifique spider Miray, voulant évoquer entre autre le spider Monza de 1963 que les passionnés n’ont pas oublié. La motorisation est hybride thermique (moteur 1,5 l situé derrière l’habitacle) et électrique avec deux moteurs à l’avant.

D’autres superbes voitures se sont offertes aux yeux des visiteurs du Salon de Francfort.

Citons ainsi la Toyota FT86-II semblant vouloir chasser sur les terres de la Nissan 360, la Rimac électrique, rivale toute trouvée de notre Exagon nationale, les coupés-berlines de Kia GT et Infiniti Etheren et du chinois Changan, (voir photos) ainsi qu’un gigantesque cabriolet 4 portes proposé par Cadillac…

Comme quoi, envers et contre tous les lobbyistes anti-auto, la voiture continue à faire rêver…

Texte et photos : Patrick Martinoli

Salons

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