ILMC: SIMON PAGENAUD ET LA 908 EN POLE A SILVERSTONE

 

Pour l’ultime apparition des bolides du Championnat ILMC (Intercontinetal Le Mans Cup) sur un circuit Européen cette saison, à Silverstone, la pôle des Six Heures, est signée par Simon Pagenaud au volant de la Peugeot 908 N°7.

Pagenaud, appelé au dernier moment pour compléter l’équipage de la 908 N°7 et finalement remplaçant définitif d’Anthony Davidson mal rems de sa blessure à l’épaule aprés sa chute à vélo début aout, aux côtés de Sébastien Bourdais !

En 1’43’’924, le Limougeaud qui découvrait pourtant le tracé de Silverstone, précède l’Audi R18, la N°2 d’Allan McNish qui concède 0’’932, la seconde Peugeot 908, la N°8 de Stéphane Sarrazin, 3ème à 1’’178 et la deuxième Audi R18, la N°1 de Timo Bernhard.

 

En  LMP2, le meilleur temps revient au Strakka Racing, le chrono étant à mettre à l’actif de Danny Watts, qui a tourné en 1’49’’619.

Il devance la Zytek du Greaves Motorsport aux mains de Tom Kimber-Smith et quatre chassis Oreca dont celui du TDS Racing, pilotée par Jody Firth.

Suivent ensuite, Race Performance (Frey), Signatech-Nissan (Ordonez) et Boutsen Energy Racing (Kraihamer).

En GTE Pro, doublé des deux BMW M3, avec dans l’ordre, le Brésilien Augusto Farfus, auteur de 2’01’’768 et le Britannique de Guernesey, Andy Priaulx, de retour à la compétition après son accident de début d’été.


Enfin, dans la catégorie GTE Am, pôle pour la Porsche 997 GT3 RSR de l’équipe IMSA Performance de Raymond Narac et confiée pour ces chronos, à Nicolas Armindo.


Mais revenons sur le déroulement de cette séance des qualifications.

Traditionnellement découpées en deux parties (les GT d’abord et les LMP ensuite), les qualification ont donné lieu à de belles empoignades.

Après un long échange Porsche (Felbermayr) Ferrari (AF Corse) et alors que les GT Pro se tenaient en moins d’une seconde, sauf les Lotus qui restent à plus de 2’’, les BMW sortaient des stands à six minutes de la fin pour signer un impressionnant doublé.

Augusto Farfus mettait en effet tout le monde d’accord devant Andy Priaulx, gêné lui il est vrai dans son tour rapide, et collait pas moins de neuf dixièmes à la Ferrari de Tony Vilander, qui elle -même réussissait à se maintenir devant la Porsche de Marc Lieb.

Le manufacturier Dunlop, dans son jardin, devait savourer.

La Ferrari du JMW qui menait la danse tout au long des séances d’essais libre finit seulement 9ème, à plus d’1’’5.

En GTAm, Imsa Performance avec Nicolas Armindo dans le baquet de la Porsche, confirmait ses bonnes prestations du matin.

Au moment de lâcher les LMP, les parapluies s’ouvraient en certains endroits du circuit. Néanmoins les voitures partaient en slicks pour tenter un temps avant que la piste soit trop mouillée . Bien placé grasse à la position de son stand en fin de Pagenaud grillait la politesse à tous pour se lancer en slicks sur une piste piégeuse et informer la 8 de la bonne monte à choisir : les slicks.

Avec 1’57 » au tour on restait à près de 13 » du temps des essais libres. La piste séchant alors sur la trajectoire, les temps tombaient en trois tours pour se situer à 2 » seulement des temps du matin. Sarrazin prenait le lead à 12’ de la fin en 1’45 ».

Puis Pagenaud, à son tour descendait pour la première fois du week end en dessous des 1’44 (1’43 »924) devant McNish à neuf dixièmes.

Sarrazin de retour aux stands à 8’ de la fin suivi d’une meute d’autres voitures, la pluie se réinvitant sur le circuit.

Seule l’Audi de McNish continuait à tourner mais en vain (plus de 1’56 »). A 2‘ de la fin, Nicolas Prost qui tournait toujours au volant de sa Lola Rebellion, signe son meilleurs tour en 1’48 ». Trop loin tout de même pour que quelqu’un se décide à se relancer pour un ultime tour.

Mais il améliore encore dans son dernier tour pour devancer un triplé de Pescarolo, les deux OAK de Guillaume Moreau et Alexandre Prémat devant celle du Grand Henri ? pilotée par Julien Jousse.

La grille sera donc composée d’une alternance Peugeot (Pagenaud), Audi (McNish), Peugeot (Sarrazin) et Audi (Bernhard).

En LMP2, Danny Watts (HPD Strakka), et Tom Kimber-Smith (Zytek Greaves) tous deux obstinés en piste comme Prost, coiffaient sur le fil les quatre Oreca.

En FLM, le Garner Motorsport confirmait sa domination en devançant d’une demi-seconde son plus proche poursuivant.

Questionné sur cette superbe performance, Simon Pagenaud, racontait :

 « La pole est importante car il est très difficile de suive une voiture en raison des  turbulences aérodynamiques.  Aussi vaut-il mieux partir devant. L’objectif pour la course, c’est de  permettre à Peugeot d’avancer vers un titre de champion ILMC très important pour eux. Il est donc essentiel d’être à l’arrivée, peu importe l’ordre entre les Peugeot… »

 Retour sur la séance libre du matin

La pluie annoncée n’a été finalement qu’un petit filet de bruine une demi-heure avant la séance.

Peugeot sur une piste séchée mais froide, avait dominé de la tête et des deux voitures, laissant la première Audi celle de Bernhard Fässler, à un peu plus d’une demi seconde.

On pourra certes invoquer que la séance a été tronquée, une première fois de 30’ en raison de la violente sortie de route de la Lola MK Corse de Cortes, Geri et Piccini entre Stow et les nouveaux stands (the Wing), puis une seconde de 5’ après un arrêt en piste de la FLM du Genoa Racing.

En catégorie « essence » reprise de pouvoir de l’équipe d’Henri Pescarolo : elle devancait les deux Lola Rebellion (la 12 devant la 13) et les deux OAK, tout ce petit monde, se tenant en à peine plus d’une seconde.

 

Texte et photos : Patrick Martinoli

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