FIAT FREEMONT; LE TRANSATLANTIQUE

 

Il est grand, il est majestueux, il est confortable, destiné à transporter les familles nombreuses
sur les longs voyages.

C’est le Freemont qui vient de traverser l’Atlantique dans le sens …Amérique-Europe. Le chemin du retour, après que Fiat ait pris à l’aller, les commandes du Groupe Chrysler.

La marque Dodge en faisait partie et son Journey convenait tout à fait pour prendre la relève du Fiat Ulysse.

Une nouvelle calandre, une planche de bord plus raffinée et surtout des motorisations « maison » plus modernes et le tour est joué, à moindre coût : 26.600 €, le prix de base.

Il y a deux ans, Dodge était encore américain et le Journey mettait ses roues sur le sol européen, en connaissant vite un bon succès grâce à sa bouille de baroudeur, faisant penser à un 4×4, en mélangeant l’esprit monospace, break et SUV à la fois.

Pouvant accueillir confortablement 7 passagers et s’offrir pour 25.500 €, c’était une affaire. L’affaire du jour. Et pour Fiat ce sera l’affaire du Journey, entre autres!

Évidemment, le constructeur italien s’est empressé d’apposer sa marque en lui donnant une calandre
frappée de son nom, seule transformation extérieure notable avec la jupe avant redessinée. Le bas de la
jupe arrière a également été retouché et les jantes en alliage présentent un nouveau dessin.

L’habitacle n’a pas changé, si ce n’est la planche de bord complètement transformée et habillée d’un
plastique de meilleure qualité. Plus agréable à l’œil, avec un volant multifonctions trois branches, au lieu de
quatre, il demeure tout aussi fonctionnel, sauf qu’il hérite du traditionnel ordinateur de bord toujours aussi
difficile à lire.

Espace et modularité

L’intérieur est vaste et offre bien sûr les mêmes astuces qui continuent de faire le succès du Journey aux
Amériques, d’autant qu’il est fabriqué au Mexique… comme le Freemont !

Sièges de la 2ème rangée, avec réhausseurs pour enfants, repliables en portefeuille et coulissant pour un accès facile aux deux sièges de la 3ème rangée avec dossiers inclinables et escamotables dans le plancher, une vingtaine de rangements pour un total de 140 litres, un plan de chargement plat, une climatisation automatique tri-zones.

De plus, l’aménagement des rangées adopte la formule « en gradin » pour donner à chaque passager une bonne vision de la route sur l’avant. A noter encore des portes arrière s’ouvrant à 90 °.

La capacité du coffre, qui reçoit une roue de secours, varie de 155 à 1.461 litres. En mode 5 places, il est
de 540 litres. En fait, c’est ce que l’on peut attendre d’un SUV affichant la longueur respectable de 4,89
m.

Il aurait été dommage, après l’arrêt des exportations de Dodge sur le Vieux continent, de se priver d’un
véhicule aussi intelligemment conçu.

Un 2 litres Diesel de 140 et 170 ch

Le principal travail des ingénieurs aura surtout été de transplanter un cœur Fiat sous le capot du Freemont.

Pas question en toute logique de lui conserver une mécanique Volkswagen. Ainsi, le vieux 2 litres diesel
injecteur pompe de 140 ch laisse la place au moderne 2 litres diesel Multijet italien décliné en 140 et 170
ch.

Il offre l’avantage d’être plus souple avec un couple de 350 Nm, plus sobre avec 6,4 litres de moyenne
(théorique), moins polluant et plus silencieux.

Pour information, les vitesses maximales sont données respectivement pour 180 km/h et 195 km/h, et les accélérations de 0 à 100 en 12 »3 et 11 ».

Les deux motorisations sont accouplées à une boîte mécanique à 6 rapports qui transmet la puissance aux
roues avant. Pas de boîte automatique en perspective, ce qui est regrettable car elle conviendrait bien à la
philosophie de la voiture. En revanche les versions à transmission intégrale qui verront le jour en 2012, avec
les motorisations Diesel de 170 ch (pour un surcoût de 3.500 €) et 3,6 litres essence V6 de 276 ch (33.100
€), seront de série en boîte automatique à 6 rapports.

Un comportement paisible

Sur la route, le Freemont se comporte honorablement, sécurisé par le contrôle électronique de stabilité, et
les suspensions retravaillées à la mode européenne se révèlent plus efficaces pour contrer le roulis tout en
demeurant confortables. A l’avant, il s’agit de système de type MacPherson alors que l’’arrière est équipé de
suspensions multibras.

La direction a également été améliorée avec une loi d’assistance optimisée. Il n’empêche qu’à son volant,
le Freemont fait ressentir son poids qui frise les 1,9 tonnes et prouve qu’il est fait pour les longs parcours
autoroutiers mais pas vraiment pour les routes de montagne, à moins de les aborder en touriste tranquille.
Avec 170 ch sous le pied, on aurait espéré plus de tonicité, mais curieusement, il ne semble pas plus fringant que le 140 ch qui paraît plus homogène.

Autant économiser la différence de 1.500 €.

Enfin, on constate que le levier de vitesse est mal positionné car placé trop en arrière, il n’est pas pratique à manœuvrer, faisant encore plus regretter l’absence de boîte automatique.

Pour mémoire, elle était disponible sur le Dodge Journey.

Un équipement très complet

Dès le premier niveau de finition, le Freemont est équipé du nouveau système multimédia à écran
tactile couleur de 4,3 pouces. Situé sur la console centrale, il permet de contrôler du bout des doigts de
nombreuses fonctionnalités parmi lesquelles la climatisation tri-zone et le réglage du système stéréo
comprenant une radio CD MP3, un port USB, une entrée AUX et une connectivité Bluetooth.

Il offre aussi l’accès et le démarrage sans clé, le régulateur de vitesse, les 4 vitres électriques, le contrôle de pression des pneus. Le navigateur GPS avec caméra de recul intégré au système multimédia est disponible en option (900 €).

Enfin, petit rappel sur la fiscalité concernant les familles avec 3 enfants ou plus qui achètent un véhicule
émettant moins de 250 g de CO2/km, elles bénéficient d’un abattement de 20 g par enfant à charge, sur le
taux d’émission soumis au malus.

Ceci ne donne pas droit à un bonus, mais au remboursement du malus lors de la déclaration annuelle des revenus.

Le Freemont peut soustraire alors 60 g à ses 169 g/km de CO2, soit 109 g/km, ce qui donne droit à un remboursement ultérieur du malus de 750 €.

Texte et photos : Philippe LACROIX

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