MOTOGP INDIANAPOLIS : STONER EN MAJESTÉ

 

Septième pole de la saison, record du tour du circuit d’Indianapolis (au nouveau revêtement), Stoner a fait ce qu’il fallait pour entrer dans la légende. Ben Spies lui fait même le cadeau de s’intercaler entre lui et Lorenzo.

Bon, il faut, comme toujours, arriver au drapeau à damiers… Mais si c’est le cas demain, Stoner et Honda auront fait un énorme pas vers l’un des plus beaux titres depuis des années et des années.

En 125 en revanche, Zarco est troisième temps quand Terol est pole. Lui aussi ne pense qu’aux damiers, ici le « checkers flag ». Et ce ne sera pas de la tarte!

STONER IN-TOU-CHABLE!

 

Nous l’avons rappelé dans notre papier hier soir, Stoner n’a jamais gagné à Indianapolis.

En même temps, ce n’est que la quatrième fois que les GP moto vont y courir. De façon non accessoire, il colle une demi-seconde à Ben Spies, pole ici même l’an dernier.

Et, c’est encore moins accessoire, Lorenzo est aux choux, troisième à huit dixièmes de la pole en ayant gagné une seconde sur ses temps du matin!

C’est clair, pour Stoner c’est l’état de grâce.

 

STONER DEVANT LA MEUTE...

 

Derrière, on trouve une partie de l’armada Honda (Pedrosa, Dovizioso) puis Colin Edwards, ce qui nous fait incroyablement plaisir pour plein de raisons. D’abord, il est amerlo, et il doit être assez fier, sur sa Yamaha privée, de toucher de près aux motos d’usine.

Ensuite, Colin est en fin de carrière et ce genre de position en chronos est évidemment gratifiante.

Enfin, il roule pour le Team Français Tech3 de notre ami « Ponpon » Poncharal. Voilà, nous sommes heureux avec eux.

 

COLIN EDWARDS

 

Après, ça se corse un peu. Simoncelli septième temps et partant de la troisième ligne (en MotoGP, il ya trois pilotes par ligne de départ),

c’est assez inhabituel. Clairement pas trouvé les bons réglages (pour être snob, on dit le bon « set up »). Hayden lui, a amélioré son temps du matin d’une seconde mais il est quand même très loin des leaders, à une seconde et demie de Stoner.

La Suzuki de Bautista ferme la troisième ligne.

 

Alvaro Bautista

 

Barbera est dixième temps avec une Ducati privée, les motos les plus difficiles à piloter de cette catégorie MotoGP, et ensuite on est dans la série « opération soucis ».

Crutchlow et De Puniet, onzième et douzième temps, sont allés visiter le gravier, ce qui explique leur temps très moyen.

Mais que dire du malheureux Rossi?

Il est allé au gravier aussi, est reparti sur sa deuxième moto dont les réglages n’étaient absolument pas faits et il partira en quatorzième position.

Je vais encore, et je l’assume, être de très mauvaise foi: je ne supporte pas ce qui arrive à Rossi.

125:TEROL DOMINATEUR

NICO TEROL

Terol et son Aprilia n’ont pas fait le détail sur ce très prestigieux circuit.

Il faut aussi rappeler que l’attelage a gagné deux fois ici, en 2008 et 2010. Bref, on a clairement affaire à un épouvantail.

En plus, on rappelera qu’au classement général, il n’y a que douze points entre l’espagnol et le français Johann Zarco et la deuxième place sur la grille a été prise par Sandro Cortese.

Client très sérieux au demeurant (il a gagné à Brno) que Zarco devra aller chercher avant de tenter de bouffer Terol.

La journée va être rude pour le jeune français.

 

MOTO2: UN MILLIEME POUR UNE COURONNE…

MARC MARQUEZ

 

Marc Marquez et Simone Corsi ont lutté jusqu’au dernier tour des qualifs. Marquez l’emporte finalement d’un millième de seconde!

Et cette guerre absolue est aussi le symbole d’un changement dans la course au titre.

D’abord, c’est la quatrième fois successive que Marquez prend la pole.

Et surtout, Stefan Bradl, l’allemand qui a totalement dominé le début de saison, celui que l’on imaginait réaliser le fantasme du Grand Schlem, l’allemand est quasiment kaputt.

Il part avec le vingt deuxième temps!

Autrement dit il peut ne pas être dans les points à l’arrivée. Ou dans les tous petits points. Et, ce qui montre à quel point Bradl avait vraiment tout cassé au début, il a encore (ou il n’a plus que…) quarante trois points d’avance.

Rappel, une victoire c’est 25 points et il reste sept GP avant la fin de l’année. Marquez sait piloter, il sait aussi compter!

Bon. Bilan.

GP de folie dimanche soir,  à tous les étages…

Jean Louis Bernardelli

Photos : Moto GP

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