24 H DE CHAMONIX… A MONTRÉAL : LE REGLEMENT

BRUNO SABY 1976

On vous l’a déjà dit, cette formidable épopée des 24 Heures de Chamonix sur Glace va renaître … au Canada, à côté de Montréal. le règlement et les modalités viennent d’être publiés. Voici quelques raisons, selon nous, d’aller courir ce formidable « revival ».

 

LE PAYS DE NEIGE

Lorsque le Canada avait été perdu par la France, lors du désastreux Traité de Paris en 1763, sous Louis XV donc (le cancre absolu de l’histoire de France…) Voltaire avait écrit avec beaucoup de mépris qu’après tout, ce n’était là que quelques arpents de neige…

Et pourtant! ce pays est une richesse insensée, c’est simple, on y trouve tout ce dont on peut rêver. Du pétrole, de l’or, de l’eau (et son trésor, l’électricité, que le Quebec vend à son voisin ultra-vorace en matière d’energie, l’Etat de New York…)

 

On y trouve aussi du bois à profusion, du poisson dans la mer, des baleines dans le Saint-Laurent, des aurores boréales  et… de très jolies filles.

La neige si méprisée de Monsieur Arouet sus-cité est aussi devenu un trésor. Outre qu’elle se transforme en eau, elle attire aussi des milliers de touristes avides de grands voyages en motoneige (photo ci-dessus, plus de 10 000 km de pistes au seul Quebec…), des chasseurs, des skieurs, des randonneurs…

Une raison supplémentaire d’y aller. C’est un pays magnifique.

Montréal est une ville de folie.

Une ville très moderne, avec tout ce que les Américains ont pu apporter de génial dans la gestion urbaine avec deux différences qui en font la magie.

Une moitié des habitants parle français, le mélange des cultures y est totalement riche.

Et surtout, cette ville est  un écrin de verdure, bordant le Saint Laurent, un fleuve énorme par l’histoire, la beauté, la largeur, quasiment initiatique.

C’est aussi une ville où l’espace ne manque pas.  L’ancien aéroport de Mirabel était au milieu d’une espèce de désert, avec vraiment rien autour.

C’est là que s’est installé le complexe ICAR, qui a donc construit une piste de vitesse, qui se transforme l’hiver venu en… piste de glace! Yepeee!

Franz Hummel, créateur des 24 Heures de Chamonix, a donc décidé que le Revival aurait lieu sur le circuit ICAR.

Il cherchait évidemment à faire renaître ce phénoménal évènement, disparu avec le circuit du Grépon, endroit magique dans un cadre magique.

Un circuit qui a vu passer  toutes les stars du rallye européen, et aussi un gros paquet de pistards venus se mesurer à la glisse absolue.

Je ne vous raconte pas le coeur qui bat, on est de vrais gosses, quand on voit débarquer des dieux du volant comme les deux qui sont ci-dessous.  Si vous ne les reconnaissez pas, il y a quelques indices sur les voitures…

 

 

 

 

Pour les 24 Heures de Chamonix, côté renaissance, rapidement, le Que bec est devenu une sérieuse option.

Le Québec est un pays où les sports mécaniques sont les bienvenus (GP de F1  dans une île au milieu du Saint Laurent), où l’espace est tel que l’on autorise sur le site ICAR les échappements libres, pays enfin où la neige n’est pas une ennemie, on vit très bien avec, on est organisé, on adore toutes ses composantes et donc… les sports de glisse.

C’est donc sur le circuit ICAR que va se dérouler la renaissance des 24 Heures de Chamonix.

On vous a promis un pays de rêve, une ville sublime, des soirées inoubliables, voci maintenant une course magique. Le Revival!

REVIVAL: CE SERA GRANDIOSE

Ce sera donc les 24, 25 et 26 février 2012. J’ai bien écrit 2012 lecteur. Hummel s »y prend très à l’avance et il a raison, cela laisse le temps aux fans de s’organiser et trouver le budget.

Il a d’ailleurs, en homme de terrain, prévu un système de prise en charge totale, avec transport des voitures et des teams. Bateau pour les autos, avion pour les teams.

 

Ainsi, la prise en charge totale d’une auto et trois personnes coûte 12 800 euros.

La voiture arrivera sur place. C’est évidemment l’avantage de Montréal, même si c’est très loin à l’intérieur des terres, on y voit passer des bateaux de très gros tonnage, qui remontent le Saint Laurent puis prennent tout un système de canaux géants pour arriver jusqu’aux Grands Lacs.

Si vous avez le temps, à Montréal, on vous conseille d’ailleurs deux trucs.

Allez voir le passage des écluses de ces bateaux, très impressionnant.

Et  allez faire trempette (énooooorme!) dans les rapides à bord des bateaux saute-mouton. Photo ci-dessous, un vrai sport mécanique que vous ne connaissez pas! (Cela dit en février, le Saint Laurent est gelé, faudra y retourner en été… ). 4

La motoneige, alias scooter des neiges, alias skidoo,  en revanche, ne vous privez pas!

Allez, en piste!

Sont acceptées les autos deux-roues motrices des groupes 1,2, (Tourisme) et 3,4 (Grand Tourisme) construites jusqu’en 1981.

Les qualifs se feront pilote seul à bord mais pendant les courses, on retrouve  les fameux sacs de sable de Chamonix qui ont permis à bon nombre d’entre nous de se faire de grands moments.

La trouille au ventre certes mais inoubliables.

Les sacs de sable, ce sont les passagers, qui ne servent à rien d’autre que de se faire des souvenirs… et cette superbe tradition sera remise à l’honneur. On courra six manches et une super finale, il ya aura un vainqueur dans chaque groupe et un vainqueur au scratch. Bien entendu, on courra avec des pneus cloutés.

 

Le règlement complet et les infos que vous cherchez sont disponibles auprès de l’organisation:

C. D. O International
B.P 152
74 404 Chamonix Mont-Blanc Cedex – France
Tel : + 33 (0) 450 55 93 92
E-Mail : info@24heures-sur-glace.com – Site : www.24heures-sur-glace.com

 

 Allez… Un dernier souvenir…

 

La voiture doit vous donner un indice. En voici un autre, nos lecteurs ont aussi le droit de ne pas être des experts, nous nous chargeons d’en faire des initiés…

Second indice donc, le pilote n’a été ni avare de ses chevaux, ni avare de ses cheveux…

A bientôt Tabarnac!

 

Jean Louis Bernardelli 

Photos : Organisation

 

 

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