LE GP DE FRANCE AU PAUL RICARD – CLAUDE SAGE:  » LA F1 ? UNE DECISION POLITIQUE  »

 

Après Jean Todt, qui a déclaré samedi au circuit Paul-Ricard soutenir l’action du Premier ministre en faveur du GP de France F1, hier Claude Sage, le patron du site provençal, a bien confirmé l’option politique

Ce week-end, le public a répondu présent en force  au circuit Paul-Ricard. Dimanche, plus de dix mille spectateurs étaient au rendez-vous de la manche française du Championnat du monde GT1, agrémentée du championnat d’Europe GT3, du Lamborghini Blancpain Super Trofeo et de la F3 britannique.

Toutes les courses ont été âprement disputées, des départs chauds brûlants avec quelques contacts, jusque dans les tours de ralentissement après les arrivées…

Ce qui a eu pour conséquence de donner pas mal de travail aux équipes de mécaniciens.

La palme est revenue à Hexis-Aston Martin dont les spécialistes ont œuvré jusqu’à 5h30 du matin pour que la seconde DB9 soit au départ.

 

CLAUDE SAGE ET GERARD NEVEU AVEC CHRISTIAN ESTROSI

 

Parmi les spectateurs de marque présents, outre Alain Mahé, le patron régional de la FFSA (Fédération française du sport automobile), Jean Todt, le président de la FIA (Fédération internationale automobile) était venu travailler mais aussi en amoureux avec sa compagne malaisienne, l’actrice Michelle Yeho.

Il était aussi accompagné de Jean-Claude Lefebvre, ex-pilote de rallyes (Todt était coéquipier) qui après avoir quitté la communication de l’équipe Peugeot, l’a récemment rejoint à la FIA.

« F1 : le Gouvernement et les intitutions décideront »

Quant à Claude Sage, le patron de la holding propriétaire du circuit et des activités annexes du circuit Paul-Ricard (aéroport et hôtels), le départ programmé à l’automne de son directeur, Gérard Neveu, au lendemain des World Series by Renault – promu à la FIA aux commandes du futur championnat du monde d’endurance -, l’oblige à trouver un successeur.

« Depuis l’annonce faite de son départ voici deux semaines, j’ai déjà reçu une bonne douzaine de candidatures, nous a-t-il confié, mais je n’ai pas encore rencontré tous les prétendants.
Et de préciser :

« Gérard Neveu se déplaçait parfois pour diriger des courses GT et d’endurance, mais maintenant j’ai besoin d’un directeur présent à plein temps… »

 

À la question :  »où en êtes vous du Grand Prix de France F1 ? »

Claude  Sage nous a répondu :

« La décision ne nous appartient pas, elle est politique: si le Grand Prix de France doit renaître c’est le Gouvernement et les institutions, le Conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur en tête, qui décideront. »

Samedi, à la même question, Jean Todt avait répondu :

« C’est à Nicolas Deschaux, le président de la FFSA (Fédération française du sport automobile) qu’il faut poser cette question. Je suis, bien évidemment, ce dossier qui intéressera la FIA plus tard… Et je suis solidaire de l’action menée par le Premier ministre pour trouver la solution afin de faire renaître le Grand Prix de France F1.« 

Voilà qui a le mérite d’être clair.

A l’heure où l’on commence à se dire que le sport automobile français peut largement se passer de la F1… ce qu’il fait depuis trois ans déjà !

Tout pour l’équipe Nissan-JR Motorsports

En tout cas, ce week-end, la passion était au rendez-vous du Mondial GT1.

Et le team Nissan-JRM a frappé fort: victoire samedi dans la course de qualification assortie des points qui vont avec, puis dimanche pôle position et nouveau succès dans la grande course, avec 843/1000e de seconde d’avance sur la meilleure Aston Martin DB9, à l’issue d’une compétition menée de bout, grâce à un sans-faute jusque dans les stands pour le ravitaillement.

Michael Krumm et Lucas Luhr sont les nouveaux leaders du Championnat du monde. Il leur faudra bétonner en Chine – où ils subiront un lest de 40 kg -, puis en Amérique du Sud.

Car Lamborghini, Aston Martin, Ford et Corvette ont les crocs acérés !

 

Charles-Bernard ADREANI (La Provence)

Photos : Patrick Martinoli

F1 Sport

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