F1 : JEAN TODT  » FAIRE RENAITRE LE GRAND PRIX DE FRANCE F1 »

Gérard Neveu, directeur du circuit Paul-Ricard et Jean Todt, président de la FIA, au pas cadencé, pour la manche française du championnat du monde GT1.
Ce week-end, le Président de la FIA (Fédération International de l’Automobile) a assisté à la manche Française du Championnat du monde GT1 et du championnat d’Europe GT3, sur le circuit Paul-Ricard.

Jean Todt (à droite, en compagnie de Gérard Neveu, directeur du circuit Paul-Ricard) apprécie le jeune Championnat du monde GT1, il attend beaucoup du futur Championnat du monde d’endurance et il ne se mouille pas vraiment pour le retour du Grand Prix de France F1.

Affaires à suivre…

Arrivé vendredi soir en Provence, Jean Todt, le Président de la FIA, est jusqu’à ce dimanche soir l’hôte du circuit Paul-Ricard, qui accueille le Championnat du monde GT1.

Hier matin, après une visite du site et en particulier du centre médical ultra moderne, aux côtés de son futur ex-directeur, Gérard Neveu – en partance cet automne pour le futur championnat du monde d’endurance – il a déjeuné en compagnie de Claude Sage, le patron de la holding propriétaire du circuit, de l’aéroport international du Castellet et des hôtels du plateau, Le Castellet et le Best Western Grand Prix.

Puis dans l’après-midi, Jean Todt s’est notamment entretenu avec Stéphane Ratel (SRO), le promoteur du GT1 mondial et du GT3 Europe.

En guise de préambule, le Président nous a expliqué les raisons de sa présence au Paul-Ricard.

« Mes fonctions m’amènent à aller régulièrement sur les circuits. Et je note que le jeune championnat du monde GT1 est disputé par des marques prestigieuses (Aston Martin DB9, Corvette Z06, Ford GT Matech, Lamborghini Murcielago 670 R-SV et Nissan GT-R) et des équipes prestigieuses. »

– La FIA est impliquée à tous les niveaux de la vie du monde de l’automobile ?

 « Tout à fait, la FIA agit aussi bien dans le domaine du sport auto, en 2012 verra le jour le nouveau championnat du monde d’endurance, que dans celui de la sécurité routière. »

– Avoir été rallyman puis patron de Peugeot Sport et de la Scuderia Ferrari F1 vous procure-t-il un avantage ?

 « Plusieurs décades d’expérience me permettent de mieux appréhender le poste que j’occupe depuis plus d’un an et demi. J’ai eu le temps de faire l’inventaire. Je constate le formidable intérêt que suscite le sport automobile et j’apprécie le travail accompli par les organisateurs et les bénévoles. »

– Quels sont actuellement vos chevaux de bataille ?

 « J’encourage le développement du sport spectacle et j’apprécie qu’il se pratique en utilisant les nouvelles technologies. Il est normal que les nouveaux règlements aident à gardent proche le sport auto des techniques usitées sur les automobile de tourisme actuelles : l’injection directe de carburant, les aides électriques et les systèmes de récupération d’énergie. »

– N’y a-t-il pas antinomie entre sport et tourisme automobile ?

 « Non. Et il y a une synergie entre le sport auto, toutes les actions dédiées à la mobilité individuelle et à la sécurité routière. »

– Le Grand Prix de France F1 (disparu du calendrier depuis trois ans) fait régulièrement parler de lui. Les dernières rumeurs le verraient même revenir au Paul-Ricard ?

 « C’est à Nicolas Deschaux, le Président de la FFSA (Fédération française du sport automobile) qu’il faut poser cette question. Je suis, bien évidemment, ce dossier qui intéressera la FIA plus tard… Et je suis solidaire de l’action menée par le Premier ministre pour trouver la solution afin de renaître le Grand Prix de France F1. »

C’est la moindre des choses, même si chacun sait qu’il y a loin de la coupe aux lèvres.

Et qu’après les déficits successivement enregistrés par la FFSA à Magny-Cours, on ne voit pas vraiment qui est prêt à payer, 25 millions d’euros – estimation basse – pour un éventuel retour du Grand F1 Circus dans l’Hexagone.

Sans être sûr du retour sur investissement et de la pérennité de la chose…

Charles-Bernard ADREANI

Photos:   Raymond Papanti – Patrick Martinoli – Bernard Bakalian

 

F1 Sport

About Author

gilles