SILK WAY : DU SABLE, ENCORE DU SABLE ET SOUS TOUTES SES FORMES !!!

MONUMENT SOUVENIR DE LA BATAILLE DE 1942  A VOLGOGRAD

La 4ème étape  de ce 3ème Silk Way, une longue boucle de 400 km, tracée autour d’Astrakhan, au bord de la Mer Caspienne, et longeant pour partie la frontière du Kazakhstan, a été remportée par la MINI de Stéphane Peterhansel.

Lequel couvre la distance en 5h56’48 ». Il devance de nouveau la BMW X-Raid de son équipier Polonais Krzysztof Holowczyc de 9’04 » et le Nissan du Russe Aleksandre Zheludov, de 9’24 ».Et s’adguge sa seconde spéciale

 

Au classement général provisoire, le Polonais conserve pourtant encore une bonne marge, possédant toujours une solide avance de plus de deux heures, 2h02’13  » sur Peter et 2h05 »44 sur Zheludov.

Mais, les problémes rencontrés ce jour sur la piste par Mironenko (3ème du classement ce matin) et qui lache un temps considérable : 2h23’53 », et dégringolant à la 6ème position provisoire, est là pour nous rappeler et prouver que rien n’est joué pour l’un, le Polonais, ni rien perdu pour l’autre, Peter.

 

Chez les camions, les redoutables et surpuissants Kamaz Russes sont aujourd’hui battus!

Une fois n’est pas coutume, la victoire revient au toujours trés rapide et régulier pilote Tchèque Ales Loprais qui conduit un Tatra. Lui a couvert la distance en 6h17’20 »

Son succès ce mercredi est incontestable et ne souffre d’aucune contestation possible,  le Tchèque gagnant avec une confortable avance    sur l’armada des Kamaz, dont celui du leader, le Russe Firdaus Kabirov qui termine à 14’46 ».

Néanmoins ce dernier conserve le leadership avec 45’11’‘ sur le second Kamaz de Karginov et 47’51 » sur Loprais.

 

Mais revenons sur cette somptueuse et franchement magnifique journée

Cette journée de mercredi était placée sous le signe du sable !

Aujourd’hui,  » c’était l’Afrique, patron  » !!!

Du sable, encore du sable, toujours du sable !

Aprés un début rapide sur de larges pistes autour des trés nombreux lacs de la région et au passage quelques petits shots, lesquels reclamaient une extrême vigilance, les concurrents débouchaient sur les cordons de dunes et ce des le… 45ème des 400 km !!!

Dure et longue spéciale en perspective … 

Car ils les ont retrouvé périodiquement ces inévitables et redoutables cordons, tout au long du tracé, marqué il est vrai, histoire de reprendre son souffle et des forces, par l’alternance de cordons sablonneux, de hors piste et de pistes ondulées.

Un terrain trés technique, oû la faute guette la moindre inattention au volant.

Ensuite en fin d’étape, les rescapés devaient restés extrêmement attentifs et concentrés avec les soixante derniers kms disputés sur des pistes tour à tour rapides, sinueuses et bosselées.

Ce soir de retour à Astrakhan, à mi-parcours de ce Silk Way, les pilotes n’ont toujours pas le loisir de se relâcher, et la gestion de l’effort sur les premiers jours de course peut commencer à se faire ressentir et à faire la différence.

 

C’est bien connu.

Dès que les difficultés augmentent, Stéphane Peterhansel est dans son élément. On ne gagne pas 9 Dakar, sur 2 puis 4 roues, par hasard, et le Français l’a encore prouvé aujourd’hui lors de la 4e étape du Silk Way Rally 2011.

Sur un tracé de 400km rendu particulièrement difficile par la chaleur du milieu de journée, « Peter » a effectué la spéciale parfaite. Pourtant, même sans commettre la moindre erreur, le Français a passé près de 6 heures dans l’habitacle de la Mini, transformé en fournaise par un soleil de plomb.

 

Des conditions difficiles qui lui ont pourtant permis de tirer son épingle du jeu pour aller signer sa 2e victoire d’étape  de la semaine, 9’04 devant son coéquipier Krzysztof Holowczyc (BMW), victime lui d’un beau « plantage » au km 275, qui aurait même pu lui couter la 2e place du jour, le Russe Aleksandre Zheludov (Nissan Frontier), terminant seulement 20’’ derrière lui.

 

Peter nous résume cette belle journée pour lui :

« On a eu quelques pistes sablonneuses où on a pu se faire plaisir, mais ensuite dans le hors-pistes, c’était vraiment très difficile… et honnêtement pas très agréable. Heureusement le road-book est bon et les way points sont ouverts donc on ne galère pas avec la navigation, mais le hors-pistes n’est pas plaisant car ça secoue beaucoup, tu as toujours peur de prendre une saignée … bref, ce n’est pas très fun et physiquement c’est long et dur… ».

Et il enchaine :

«  Je ne suis pas sûr que nous ayons eu des spéciales de 5h56 sur le dernier Dakar ! Même si ce sont des petites dunes, ça n’exclue pas que tu puisses te poser, pas en franchissement, car nos voitures sont assez puissantes, mais lorsque tu cherches les points, car tu es moins attentif…  Enfin, ça reste des étapes intéressantes d’un point de vue développement de la voiture, car ça sollicite beaucoup les suspensions et les transmissions, car ça saute beaucoup…. Donc c’est un vrai test au niveau de la fiabilité… Enfin, la satisfaction est au moins de remonter sur le podium aujourd’hui, ce que je n’aurai pas parié, dimanche soir ».

Pas très loin , les deux hommes appartiennent à la même structure, le Team X- Raid que dirige Sven Quandt, Holo le polack, raconte :

« Une journée très, très difficile… Les organisateurs ont vraiment fait quelque chose de très dur… Déjà pour nous, alors pour les amateurs…  On ne cesse de se faire chahuter dans tous les sens dans la voiture, et physiquement c’est très dur pour le cou, les épaules, le dos… Pour nous, bien sur, le jeu a été de suivre Stéphane dès qu’il nous a rattrapés, ce qui nous a évidemment facilités la vie… Et puis c’est toujours instructif de suivre le maître en action. Je compare sa vitesse à la nôtre dans différents passages, et je me rends compte des endroits où ma vitesse n’est pas bonne par rapport à la sienne. C’est quand même la meilleure référence actuelle, non ?  »

La mauvaise nouvelle du jour est pour le Russe Alexander Mironenko (BMW). 2e du général en s’élançant ce matin, le pilote Russe est lui aussi resté « planté » à plusieurs reprises, perdant ainsi plus de 2 heures.

Autre grand malheureux du jour, le Français Christian Lavieille et son buggy Sadev du Team d’André Dessoude.

Victime d’une casse de direction peu après le CP1, le pilote du Beausset a dû quitter la spéciale, après avoir effectué une réparation de fortune, et, en conséquences, a donc été inévitablement exclu de la course par les commissaires sportifs pour non respect du parcours. 

Rencontré au bivouac ce soir, notre ami Christian nous a raconté le déroulement de sa journée:

 » Ce matin vers 11h30 au km 210, le support de la bielette de direction a cédé dans une longue portion sablonneuse. On a alors tenté d’effectuer une réparation de fortune qui nous a bien pris une bonne heure. Vu l’étendue des dégats, on a donc decide de rejoindre le CP2 en coupant au plus court. Ensuite, on a regagné Astrakhan par la route pour pointer. »

Evidemment, Christian est énormément déçu de son exclusion

 

 

Il nous explique:

 » Franchement, j’estimais sincérement qu’ayant pointé à tous les CP, on ne serait pas pénalisé  »

Hélas pour lui, quelques heures plus tard, en début de soirée au bivouac toujours installé sur un aérodrome militaire au nord d’Astrakhan, le couperet est tombé :

 » Mise hors course  »

Jannick Daubigné, le directeur de course, nous précisant:

 » Il est exclu pour non respect de l’itinéraire  »

En l’apprenant, le leader du Team Dessoude, nous indiqua encore:

 » C’est une tuile mais je n’avais pas d’autre choix. C’est ainsi  »

Avant de conclure:

 » C’est franchement chiant car on était 5 au classement et ce matin, on venait de pointer 4 au CP1

Maintenant, Lavieille va s’atteler à son nouveau projet. Une réelle surprise… Un tout nouveau proto qu’il prépare pour le prochain Dakar.

Et dont il nous dévoilera la teneur à la fin de l’été…

Demain, le Silk Way met le cap à l’ouest. Direction Stavropol. Une étape qui nous proposera la plus longue spéciale du Rallye, avec 689 km tracée au coeur du Caucase.

Encore une terrible journée car on nous annonce des températures supérieures à … 40° !!! 

Ca va encore chauffer sérieux dans les habitacles surchauffés et aussi sous les casques

Gilles Gaignault

Photos : Eric Vargiolu – DPPI – Judith Tomaselli – Pep Cifre – Henri Suzeau.

 

UN PEU DE FRAICHEUR PARFOIS….

 

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