ILMC: L’ENDURANCE DANS LE FIEF DE… FERRARI

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Ce week-end, l’endurance internationale va découvrir Imola.Imola et son circuit Dino et Enzo Ferrari

IMOLA, tracé jusqu’alors réservé aux courses de monoplaces. Imola, traditionnelle épreuve du défunt Grand Prix de San Marino. Imola aussi et surtout, théâtre d’un GP de sinistre mémoire. IMOLA ou un certain dimanche, le 1er mai 1994, un immense CHAMPION, nous a quittés.

L’inoubliable et regretté pilote Brésilien, Ayrton Senna da Silva…

Ce week-end donc, la quatrième manche du Championnat d’endurance ILMC (Intercontinental Le Mans Séries) tout en comptant aussi également pour la division européenne, celle des LMS (Le Mans Séries) se déroulera au cœur de cette superbe région qu’est l’Émilie-Romagne, sur le circuit Enzo et Dino Ferrari d’Imola, dans le fief des prestigieuses usines Ferrari.

Lesquelles sont situées non loin à Maranello après Modéne

 

Et la marque du Cheval Cabré se présente en force dans la catégorie en GTE alors qu’en LM P1 Audi essaiera d’égaler le nombre de victoires Peugeot en cette saison.

Si le Lion a déjà triomphé à deux reprises (Sebring -Spa), le constructeur allemand n’a gagné qu’une course, mais quelle course : les 24 Heures du Mans !

A tout seigneur tout honneur.
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Puisque l’Intercontinental Le Mans Cup déploie son paddock en Italie cette semaine, pour un retour attendu à la compétition trois semaines après les 24 Heures du Mans, Ferrari accueillait dans son musée de Maranello ce mardi 28 juin une conférence de presse destinée à familiariser les journalistes transalpins avec cette saison internationale d’endurance.

 

Dans le cadre magnifique du Musée Ferrari de Maranello, une Ferrari 166 MM, modèle qui remporta les 24 Heures du Mans 1949 et appartenant aux collections ACO et la Ferrari 458 Italia de Fisichella et Bruni trônaient au milieu des F1 du Cheval Cabré.

C’est devant toutes ces voitures racées qu’Antonello Coletta, directeur de la branche compétition client de Ferrari tint à rappeler l’attachement de la marque, engagée officiellement en championnat constructeur, aux épreuves d’endurance et que Giancarlo Fisichella et Gianmaria Bruni, tous deux anciens pilotes de F1, expliquèrent le pur plaisir qu’ils éprouvent à rouler dorénavant en ILMC.

Victorieux à Spa, deuxièmes au Mans, les deux hommes représentent le fer de lance du Cavallino en cette saison, leur écurie occupant la tête du classement réservé aux équipes GTE Pro alors que Ferrari est deuxième à quatre points seulement de BMW parmi les constructeurs.

 

Un tandem bien décidé à gagner de nouveau devant son public mais aussi en surpassant les neuf autres Ferrari engagées en GTE (six 458 Italia et quatre F430), ce constructeur étant le mieux représenté lors de cette manche d’Imola. En GTE Pro, il devra toutefois se méfier néanmoins des assauts du leader BMW bien sûr tout en surveillant Lotus qui poursuit son apprentissage de la série.

En GTE Am, ce sont Corvette et Porsche qui contesteront la marque italienne.

En ce qui concerne les prototypes, la suite du duel entre Audi et Peugeot promet comme rarement. Malgré son succès dans la Sarthe, au terme d’une épreuve où les points amassés comptaient double, Audi a perdu du terrain au Championnat constructeur sur Peugeot qui inscrivit plus d’unités avec ses 908 classées deuxième et troisième.

 

Le constructeur allemand, qui aligne deux R18 neuves en Italie (deux ont été détruites au Mans et la troisième, victorieuse, se trouve désormais au Musée d’Ingolstadt) espère combler une partie de son retard en Italie. Pour se faire, il devra se battre face à une paire de 908 confiées aux sprinteurs que forment les redoutables paires, Bourdais-Davidson et Sarrazin-Montagny et qu’aligne à Imola, l’écurie française.

 

En l’absence d’Aston Martin, l’écurie Rebellion Racing tentera de contenir les assauts des OAK Racing et Pescarolo Team (équipe engagée en LMS) parmi les prototypes essence.

A noter enfin – on l’a déjà signalé –  de la Peugeot 908 HDi-FAP de l’écurie Oreca, pourtant victorieuse des 12 Heures de Sebring, première course ILMC 2011.

La catégorie LM P2 affiche elle aussi complet.

 

Les trois engagés à l’année en ILMC seront bien là ainsi que dix autres voitures roulant en Le Mans Series. Victorieux au Mans, le trio Ojjeh-Lombard-Kimber Smith (engagé en LMS) espère bien devancer de nouveau la redoutable voiture de Signatech-Nissan pilotée par Mailleux, Ordóñez et Ayari.

 

Gilles GAIGNAULT

Photos : Patrick Martinoli – Thierry Coulibaly – Eric Regouby

 

 


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