F1-GRAND PRIX D’EUROPE : VETTEL ENCORE ET TOUJOURS

On n’arrête plus Vettel

Une fois de plus, ce week-end, à l’occasion du Grand Prix d’Europe disputé dans le cadre fort agréable  de Valence en Espagne, le CHAMPION  du monde en titre, a brillé, remportant non seulement cette huitième manche du Championnat du monde millésime 2011 mais réalisant en outre, le fameux ‘’ hat –trick ‘’ !!!

Pole position et victoire, assorti du meilleur tour en course

Au sommet de son art depuis sa victoire obtenue en 2009, lors d’un Grand Prix d’Italie d’anthologie car disputé dans des conditions dantesques, le jeune prodige Allemand, écrase tout et ne laisse que des miettes à ses adversaires, parmi lesquels figurent tout de même trois anciens CHAMPIONS du monde, avec dans l’ordre, Jenson Button (2009), Lewis Hamilton (2008) et Fernando Alonso (2004-2005)

A tel point qu’à l’arrivée de ce GP d’Europe, le pilote de la Scuderia Ferrari, lâchait :

«  Je considère que finir second entre les deux Red Bull-Renault est déjà en soi un exploit et une victoire »

Il est vrai que Vettel écrase tout, survole tous les GP et surclasse avec une facilité déconcertant tous ses rivaux, y compris son propre équipier, Mark Webber

A tel point qu’après huit épreuves, Vettel en a remporté six et aurait même du en gagner sept, ne perdant bêtement celui du Canada, il y a tout juste deux semaines, que par une faute d’inattention à quelques encablures du drapeau à damiers et ce sous la pression exercée par la McLaren de Jenson Button, laquelle l’avait envoyé en tête à queue

A l’arrivée, Vettel raconte:

« Peut-être que de l’extérieur la course a paru ennuyeuse mais je me suis tellement éclaté à chaque tour dans la voiture ! J’ai eu de la pression venant de derrière, à différents moments, car Mark Webber et Fernando Alonso étaient dans une stratégie un peu différente de la mienne : ils se sont parfois arrêtés plus tôt, parfois plus tard. Quand je me suis arrêté j’avais de la marge, et quand je suis ressorti ils étaient à nouveau très près. Il a fallu recommencer à attaquer, gérer les pneus en imaginant à quoi pourrait ressembler la fin du relais, en essayant de prévoir la stratégie. Pour plusieurs raisons, j’avais apprécié cette piste l’an dernier (victoire) car j’avais connu un week-end sans histoire, et ça s’est reproduit cette année, du début à la fin. Même si tous les ans nous venons en nous disant que cette piste est peut être compliquée – elle n’est pas à 100% rapide car il n’y a pas de virages rapides – mais nous en sortons bien. Je suis évidemment ravi du résultat. »

Quoiqu’il en soit, ce dimanche soir, le ‘’ chouchou ‘’ du Team Red Bull-Renault possède tout simplement la bagatelle de 186 points soit… 77 points d’avance au classement provisoire du Championnat du monde 2011, totalisant désormais avec ses 186 points contre 109 à ses poursuivants, ses deux dauphins, Mark Webber et Jenson Button – seulement sixième à Valence – et curieusement ex aequo, un score énorme et KOLOSSAL  qui représente l’équivalent de … trois victoires en GP !!!  

Chaque victoire rapportant 25 points

Grandiose certes mais franchement réellement inquiétant pour la suite de la saison!

Car au rythme ou Sebastian Vettel enquille les victoires, il se pourrait fort bien que le protégé de Dieter Matechitz, l’heureux propriétaire de l’équipe Red Bull et fondateur de la marque de canettes de boissons énergétiques éponyme, soit sacré tout simplement au cours de l’été !

Intouchable au volant de cette monoplace exceptionnelle et qui depuis deux saisons, enrhume la concurrence, Seb a tout à fait les moyens d’y parvenir

Tuant ainsi l’issue du Championnat du monde et sur le plan sportif et sur le plan médiatique aussi, car franchement on voit mal comment passionner le public, les fans et les téléspectateurs à la fin de l’été, le CHAMPION  étant déjà connu

Il faut bien reconnaitre que Seb Vettel a su saisir la chance de disposer de LA monoplace supérieure à toutes celles du plateau.

Ce bolide fabuleux conçu par le MAGICIEN  qu’est depuis deux décennies, l’ingénieur Adrian Newey.

L’homme qui en son temps fit la gloire de l’écurie Williams-Renault puis par la suite celle de McLaren.

Aujourd’hui c’est le trio Red Bull – Vettel – Newey, qui est le ticket gagnant.

Sans oublier bien évidemment l’apport du très performant et fiable, moteur Renault

Quinze jours après son inattendue défaite à Montréal, Sebastian Vettel donc retrouve la première place du podium et remporte dimanche à Valence, sa sixième victoire en huit courses.

Derrière lui, la Ferrari de Fernando Alonso et l’autre Red Bull-Renault, celle de Mark Webber, n’ont cessés de jouer ‘’ A toi, à moi ‘’ pour la place de dauphin et ce au gré des arrêts aux stands, seconde place, qui est finalement revenue à l’Espagnol.

Quant à Mark Webber, lui il expliquait :

« Nous aurions dû finir 2e. Je pense avoir fait ma meilleure course de l’année jusqu’au dernier pit stop. Ce fut serré entre nous trois, avec Fernando Alonso et Seb Vettel. J’ai été content de ma course jusqu’au dernier pit, et la suite est de ma faute. J’étais inquiet que Fernando puisse me contrer et nous ne savions pas comment les medium seraient dans le tour de retour en piste, mais c’était un risque à prendre. J’ai tout perdu au profit de Fernando, qui a fait une bonne course. J’ai eu un problème de boîte de vitesse à la fin, j’ai donc ralenti de suite. Nous avions une bonne marge sur McLaren, nous pouvions assurer pour finir en prenant soin de la boîte. »

 



Fernando Alonso, poursuivant :

« Ce fut une course intéressante pour les fans, les gens à la télé qui ont assisté à ma bagarre avec Mark Webber du début à la fin. Les cent premiers mètres n’ont pas été géniaux mais je savais qu’il m’en couterait de partir sur la partie sale. Puis j’ai été chanceux de trouver l’ouverture à l’extérieur pour gagner une place par rapport à ma position de grille (4e). Il était important de bousculer les McLaren car elles étaient plus lentes que nous aujourd’hui. J’ai pu me concentrer sur Webber afin d’atteindre notre objectif. Au début, j’étais derrière lui et j’essayais de ne pas être trop loin pour avoir une opportunité de le passer au pit stop. C’est arrivé en piste, en milieu de course (21e des 57 tours), quand je l’ai passé au freinage du virage n°12. Ils ont fait du bon boulot et nous ont repassé au stand, puis nous sommes repassés au dernier pit. La 2e place est notre maximum en ce moment, finir entre les Red Bull est donc un super résultat. J’étais déterminé à monter sur le podium : c’était le seul trophée manquant à ma collection, avec ceux d’Abou Dabi et évidemment de l’Inde. Rouler le plus possible en ‘tendre’ était la bonne solution. Les Red Bull restent nettement supérieures. »

Parti et comme il en a habitude depuis la pole position, sa septième en huit courses, le jeune Allemand s’ impose donc avec une facilité déconcertante sans jamais avoir été inquiété pour la sixième fois de l’année, affirmant ainsi son emprise sur une saison qui, si rien ne change au cours des futures courses, devrait le voir sacré ‘’plus jeune double’’ Champion du monde de l’histoire, Seb fêtant ses 24 ans, le 3 juillet prochain

Record pour l’instant détenu par Fernando Alonso.

Dimanche à Valence, Vettel n’a de fait vraiment pas eu à s’employer à fond pour forcer son talent et remporter un GP d’Europe totalement soporifique

La stratégie élaborée et mise en place définie par le staff technique de l’équipe Red Bull a, une fois encore parfaitement fonctionné.

Excellente envolée de Vettel, premiers tours véritablement hyper rapides, lesquels lui ont ainsi  permis de disposer d’une marge suffisante sur ses rivaux lui permettant ensuite de gérer parfaitement sa course et de filer et s’envoler vers une nouvelle victoire.

On regrettera simplement que son dauphin, le pilote Ferrari franchement au même niveau que le pilote Red Bull et qui au vu de sa course aurait peut-être pu le menacer, ne se soit pas trouver à ses côtés en première ligne, ne s’élançant que de la seconde n’ayant réalisé que le quatrième chrono des essais qualificatifs.

Du coup, Fernando Alonso s’est retrouvé bloqué par la Red Bull-Renault de Mark Webber, qualifié lui en première ligne avec son second temps des qualifs.

Que se serait- t’il passé si l’ancien double CHAMPION  di monde s’étant élancé de cette 1ère ligne ?

On peut franchement se poser la question…

En tout cas, la lutte opposant l’Espagnol et l’Australien a finalement constitué le ‘’seul et unique ‘’ intérêt ce GP.

Car sinon, c’était gniangnian !!!

Ce n’est qu’au 46ème des 57 tours que le pilote Ferrari  s’est définitivement assuré de la seconde place lors de son ultime arrêt , égalant ainsi son meilleur résultat de la saison, sa seconde place au GP de Monaco.

De ce Grand Prix, on retiendra enfin que tous les pilotes ont terminé la course, exploit qui n’était plus arrivé depuis le Grand Prix d’Italie, le 4 septembre  2005, remporté par la McLaren Mercedes du Colombien Juan Pablo Montoya.

A l’époque, vingt monoplaces avaient pris le départ, contre vingt-quatre cette année

Gilles Gaignault

Photos : Red Bull – Pirelli et Teams

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