24 HEURES DU MANS : TOTALE INCERTITUDE !!!!


 

Le jour s’est levé sur le circuit du Mans.

Audi est toujours là mais avec une seule voiture seulement.

Et la R18 n°2 doit batailler face aux trois 908 Peugeot en course.

 

A 7 h 30 Bourdais (n°9) est passé leader mais d’un souffle devant la 908 n°7 et l’Audi survivante.

Dans les trois autres catégories, le suspense est aussi intense. L’arrivée, jugée à 15 heures ce dimanche, est encore loin.

 

LM P1

 

Dominatrice en début d’épreuve, Audi a connu une terrible soirée. Après l’accident spectaculaire de la R18 n°2, pilotée par Allan McNisch, en cours d’après-midi samedi, c’est Mike Rockenfeller, sur la n°1, qui pulvérisait sa voiture après une légère touchette avec la Ferrari 458, n°71 pilotée alors par

Robert Kaufman en début de nuit à 22 Heures 42.

Dans les deux cas, les pilotes sortaient indemnes, malgré la violence des chocs.

 

Avec une seule voiture, Audi résistait toujours aux attaques répétées de Davidson (Peugeot 908, n°7) qui signait le meilleur tour en course (3’27’’713).

Il était alors quatre heures du matin !

Pour l’histoire on se souviendra aussi que c’est Simon Pagenaud qui franchissait la mi-course en tête (3 Heures du matin).

 


Jusque-là, en embuscade derrière les écuries officielles, la 908 HDi-FAP du Team Oreca rétrogradait en raison d’un arrêt de quinze minutes suite à une touchette de Loïc Duval.

Ce dernier, piégé par des graviers laissé sur la piste par un concurrent en perdition

Pour la fin de course, la stratégie s’annonce déterminante.

L’Audi repassant plus souvent par le stand que les Peugeot, la R18 n° 2, pourra-t-elle résister ?

 

En tous cas, à 06 h 45, Lotterer envoyait un signal fort en réalisant le meilleur tour en course (3’27’’710).

Un quart d’heure plus tard, Sébastien Bourdais (Peugeot 908, n°9) lui répondait : 3’26’’286, avant que les trois voitures du constructeur français ravitaillent… en même temps !

Quelques instants plus tard, Lotterer améliorait encore la meilleure performance du week-end…

Et repassait par les stands.

7 h 30, Bourdais le manceau (Peugeot, n°9) était leader devant Marc Gené (Peugeot, n° 7).

L’Audi numéro 2 était plus que jamais en chasse.

Parmi les protos essence, le duel entre la Lola-Toyota et la Pescarolo-Judd semble avoir tourné à l’avantage de la voiture du grand Henri Pescarolo, cinquième.

 

Mais là encore les écarts sont infimes ; le final là aussi s’annonce, chaud, chaud.

 

LM P2

 

Prudente en début de course, la Honda du Strakka Racing  rejoignait assez vite ensuite le peloton de tête.

Mais l’Oreca 03 Nissan n°48 était solidement installée en tête, tandis que la Zytek Nissan du Team Greaves ou se trouve le jeune Olivier Lombard, vingt ans  et qui découvre les 24 Heures (n°41), poursuivait sa route aux avant postes, avec régularité.

Elle héritait du leadership au moment même où le Strakka Racing rappelait sa voiture au stand avant d’ hélas abandonner.

La mécanique avait craqué. La défense du titre acquis l’an passé, s’arrêtait là.

La lutte restait totale dans le sillage des leaders.

Las, David Hallyday détruisait son proto (n°48), pendant la quatrième interruption de course au petit matin !

 

L’Oreca de l’équipe Berrichonne Nissan-Signatech (n°26), retardée, en début de course, par une crevaison a finalement fini par revenir sur le podium au grand galop alors que la Honda américaine de Level 5 Motorsports, elle décrochait la troisième place provisoire.

Là encore aucune certitude sur le nom du futur vainqueur.

 

LM GTE Pro

 

Grosse bataille aux avant-postes là encore dans cette catégorie entre toutes les écuries officielles, Corvette, Ferrari et BMW au premier chef.

 

Au petit matin, la Corvette n°74 (Gavin-Magnussen-Westbrook), restait toujours sous la menace de la Ferrari (AF Corse), n° 51 avec un certain Giancarlo Fisichella au volant.

Au troisième rang, on trouvait l’autre Corvette d’usine (n°73), malgré un tout droit de Beretta à Arnage.

L’écurie américaine est très affûtée mais la menace est grande.

 

LM GTE Am

 

Les Porsche ont mené grand train dans cette catégorie, succédant à l’Aston Martin n°60.

En tête de la course, au petit matin la GT3 RSR du Flying Lizard (n°81, Neiman-Law-Pumpelly) voyait cependant surgir la Corvette C6 ZR1, n°50 (Bornhauser-Canal-Gardel), dans ses rétros.

La Porsche, n°70, de l’écurie Larbre Compétition (Belloc-Bourret-Gibon) était elle troisième.

Il restait six voitures en lice… et quelques heures à rouler, le suspens demeurait donc entier.

 

Gilles Gaignault

Photos : Patrick Martinoli – Thierry Coulibaly

 

 

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