24 HEURES DU MANS : L’UNIQUE AUDI RESCAPEE TOUJOURS EN TETE AU LEVER DU JOUR

Après les abandons de deux de ses trois bolides sur accident, la N°3 d’Alan McNish puis la N°1 de Mike Rockenfeller, quittant malheureusement prématurément la course, l’équipe Audi décimée ne pouvait plus compter que sur la seule N°2, unique bolide de la firme d’Ingolstadt encore en course.

 

Toute la nuit, cette Audi pilotée alternativement par Marcel Fassler, André Lotterer et le Français Benoit Treluyer est pourtant restée au commandement, ne le cédant parfois que quelques instants à leurs grandes rivales et ce exclusivement au gré des arrêts-ravitaillement.

Cela en dit long sur l’état d’esprit et le très grand professionnalisme de ses pilotes. Lesquels bien que terriblement marqués par le drame de leurs partenaires, n’en ont pas moins cependant poursuivi leur longue ronde infernale, roulant à fond et ce afin de tenir à distance, les quatre 908 Peugeot, toujours en course elles.

Tant et si bien qu’au fil des heures et des tours bouclés et malgré l’outrageante pression que représentait cette énorme responsabilité de défendre désormais seuls les couleurs d’Audi, le trio rescapé n’en contenait pas moins les Peugeot

Et, alors que le jour commençait timidement à se lever, il était alors un peu plus de 5 heures en ce dimanche matin, c’est encore et toujours cette unique Audi R18+ qui menait la ronde infernale.

Preuve que le double malheureux abandon des voitures-sœurs n’était qu’un simple et bien triste accident de parcours.

Chapeau en tout cas à ses pilotes, Marcel le P’tit Suisse, André l’Allemand élevé en Belgique et Benoit le tricolore qui fait lui carrière au lointain … Japon, d’avoir piloté à un tel niveau que toute l’armada des talentueux Lionceaux, n’est pas parvenu à les déloger de cette première place

 

Certes  la course est encore longue – neuf heures – et bien malin qui pourrait prédire qui l’emportera –  mais pour avoir passé une nuit blanche à les suivre sur les écrans TV et autour du circuit, en compagnie de quelques rares confrères, nous pouvons certifier que le pilotage de ces trois lascars restera gravé dans nos mémoires après le drame des voitures-sœur.

Il fallait en avoir, il fallait en vouloir, pour rouler à un tel niveau.

Le bon Docteur Wolfgang Ullrich a eu bien raison de les engager ces jeunes aux côtés des vieux briscards, inamovibles piliers de la bande que sont depuis une bonne decénnie les Kristensen, Capello et McNish.

Et ce lorsque d’autres pilotes capés, se sont retirés tels Emmanuele Pirro ou Franck Biela

Franchement, messieurs RESPECT

 

Gilles Gaignault

Photos : Thierry Coulibaly

 

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