GEANT ET INSOLITE : J’AI VOLE DANS LE BLIMP GOOD YEAR !!!


 

C’est curieux.

Les plus grands manufacturiers se sont toujours démarqués avec leur propre   » image  » auprés du grand public.

C’est ainsi que Michelin a son bibendum, Dunlop a sa passerelle, et Goodyear a son ballon dirigeable…  dénommé à travers le monde le Blimp

En cette année 2011, ce Blimp effectue d’ailleurs son grand retour en France après une longue, trés longue absence… On peut déja l’apercevoir dans le ciel de France et il sera quotidiennement présent au dessus des autoroutes des prochaines vacances d’été. A l’invitation de Good Year France, nous avons pu faire un tour à son bord en avant-première.  Et survoler la région Parisienne aprés nous être envolés depuis l’aérodrôme de La Ferté Allais au sud de Paris

Impressions de vol…

Entre la célébre marque de pneumatiques Américaine dont le siège se trouve à Akron dans l’Ohio et le ballon dirigeable, c’est déjà une très vieille histoire.

Effectivement, la firme Goodyeard a fabriqué son tout premier engin volant dès… 1910 ! A l’époque, c’était pour l’armée américaine.

Contrairement au fameux Zeppelin géant « Hinderburgh » de sinistre mémoire dont on se souvient qu’il explosa suite au gigantesque incendie de son hydrogène à New York en 1937, les dirigeables Goodyear, bien plus petits, eux, étaient, et sont encore d’ailleurs de nos jours toujours gonflés à l’hélium, un gaz neutre, infiniment plus sûr…

Depuis lors, les « rigides » Goodyear, surnommés « blimps » en raison du bruit qu’ils font quand on frappe leur enveloppe, sont au fil des ans devenus les symboles de la marque. Comme la célèbre passerelle du Mans l’est à Dunlop – autre marque du groupe Sumitomo – ou le bibendum l’est pour Michelin, le grand rival dans le marché mondial du pneumatique.

Les « blimps » avaient disparu d’Europe, pour se concentrer sur le continent nord-américain.

Avant de revenir cette année en Europe et plus particulièrement en France après une très longue absence.

Le but est d’effectuer des missions de sécurité au dessus de nos autoroutes des vacances pour sensibiliser les automobilistes.

En leur donnant l’idée – message publicitaire avec le survol de ce « blimp » aux couleurs goodyear – de porter attention à l’état de leurs pneumatiques.Sous-gonflage, degré d’usure. En somme, le « b-a-ba » de la sécurité la plus élémentaire…

 

L’un des « blimps » Goodyear, arrivé tout droit d’Ecosse pour l’opération, va donc faire un grand Tour de France des autoroutes.

Il survolera respectivement la côte Basque et la région de Biarritz les 12 et 13 juillet, Tarbes le 14, Bordeaux les 16 et 20, La Baule et la côte Atlantique les 23 et 24, Tours le 28, avant de survoler les Châteaux de la Loire le 29 et Paris enfin le 30.Ensuite, il survolera l’autoroute du sud du 31 Juillet au 4 Aout, puis Avignon et la Provence le 5 avant d’achever cette tournée sur la côte Varoise pour finir au dessus de St Tropez le 7 août.

Nous avons donc eu le réel privilège, s’il en est, de voler à son bord en avant-première en survolant le sud de Paris et ce après avoir décolé de l’aérodrome de la Ferté-Allais dans l’Essonne, l’antre de l’association Jean Salis, bien connue des amateurs d’aviation ancienne. Ah certes, le « blimp » Goodyear n’a pas les dimensions colossales du Hinderburg (246 mètres de long, 44 mètres de haut, plus de 60 passagers), gonflé de suffisance… et d’hydrogène.

 

Mais avec ses 39 mètres de long, ses 13 mètres de haut, ses 1925 m3 d’hélium, ses deux tonnes en ordre de marche, il impressionne malgré tout franchement.

Et sa minuscule nacelle aux minces parois, permet à peine d’embarquer 3 passagers en plus du pilote (Mark Finney) à une vitesse oscillant entre 50 et 85 km/h par vent favorable, avec l’aide de deux petits moteurs de 80 chevaux. Pourtant, une fois installés à bord, selon une procédure pas évidente, laquelle vise à équilibrer les poids des passagers embarqués avec le lest qui maintient l’aéronef au sol, tout n’est que calme, charme et volupté, à défaut du luxe qui caractérisait en son temps les orgueilleux Zeppelins de l’Allemagne nazie…

Il est vrai que le temps ensoleillé et vent nul était avec nous en ce jeudi pour cette balade tout à fait exceptionnelle dans les airs dessus de l’Ile de France, et ce à quelques 300 mètres d’altitude.Cela nous a permis d’apprécier cet engin « hors norme ». Dommage que notre vol ait été aussi court. Nous aurions volontiers poursuivi notre périple.Après tout, cela aurait été grandiose de nous embarquer pour un Tour du Monde…

Ne nous plaignons pas !

C’est quand même un privilège d’avoir eu la chance d’être invités à voler dans ce « blimp » Good Year.

Lequel fera inévitablement rêver au cours des prochaines semaines ceux qui seront survolés par cet engin unique.

 


Gilles Gaignault

Photos : Jean Michel Cravy

 

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