Suzuki Kizashi : familiale de choc

 

Suzuki lance une familiale, et pour la marque, c’est une première. A saluer, à ceci près que la Kizashi ne carbure qu’à l’essence. Il y a du sport dans l’air.

 

 

C’est Suzuki qui le dit, Kizashi signifie, en japonais, « signe de grand changement ». Tout un programme, donc, et c’est bel et bien le cas, la Kizashi en question étant la première familiale de la marque nippone. ça se fête. Et le fait est, ses 4,65 m en longueur la situe à hauteur de la Renault Laguna.

 

Côté style, la nouvelle venue affiche une silhouette plutôt massive, à l’image de l’imposante face avant. Un rien méchante, comme s’il fallait souligner le caractère sportif de l’auto. Promesse tenue, comme nous le verrons par la suite. Cette impression visuelle est, au demeurant, en partie atténuée par la carrosserie tricorps. Pas de bicorps avec hayon à l’horizon, à titre indicatif. Bref, la Kizashi joue la carte statutaire, avec une forte valeur ajoutée musclée.

 

 

Et pour cause. Le seul moteur proposé est un gros quatre-cylindres essence 2.4 libérant 178 ch et un couple de 230 Nm. Partant de là, Suzuki donne 7,8 secondes pour passer de 0 à 100 km/h, un résultat plus qu’honorable au regard du poids de l’auto, soit 1 425 kg à vide. Dit autrement, la ligne musculeuse de la Kizashi ne trompe pas sur la marchandise.

 

 

Suzuki annonce un châssis taillé en rapport. Classiquement composé, certes, avec des McPherson à l’avant et une solution multibras à l’arrière, mais apparemment réglé dans l’idée de fournir de grosses sensations à l’heureux conducteur de la voiture. Le châssis sport, avec jante de 18 pouces de rigueur, est, de fait, livré de série. Il nous tarde de vérifier ce que tout cela donne volant en main…

 

A noter, ce moteur peut également s’associer à une boîte à variation continue CVT, elle même dotée d’une commande séquentielle avec six rapports présélectionnés. Les palettes placées derrière le volant sont fournies avec. Et pour couronner le tout, la force motrice est alors transmise aux quatre roues. Voilà une familiale peu banale. Et le diesel, dans tout ça ? On n’en sait rien, à cette heure, mais nul ne doute que Suzuki étudie attentivement la question. Pour faire carrière en Europe, et plus encore en France, l’article est obligatoire.

 

La Kizashi débute ladite carrière en mars, à des tarifs à son image : agressifs… Compter 28 500 € pour la BVM6 4×2 et 32 000 € pour la CVT 4×4. En comparaison, la Saab 9.3 2.0T de 175 ch – la Laguna n’a plus de moteur essence de puissance équivalente – réclame, en premier prix, 34 950 €. A méditer, pour qui tient le gazole en horreur.

 

Jean Michel Cravy : Textes et Photos

 

 

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