INOUBLIABLE AYRTON SENNA DA SILVA

 

 

 

Ce mercredi sort en France, SENNA un film retraçant la formidable histoire de l’inoubliable pilote de Grand Prix, le regretté Ayrton Senna Da Silva, trop tôt emporté par sa folle passion de la course, un dimanche de printemps, le 1er mai 1994 sur l’autodrome Enzo et Dino Ferraro d’Imola

SYNOPSIS DU FILM

Le destin exceptionnel d’Ayrton Senna, ses réalisations sur et en dehors de la piste, sa quête de la perfection et son statut mythique, constituent le sujet de ce documentaire remarquable.

Le film relate ses années légendaires de pilote de F1, de sa toute première saison de Grand Prix en 1984 avec l’écurie Toleman, jusqu’à sa mort, dix ans plus tard lors de ce funeste GP de San Marino.

Plus qu’un documentaire destiné aux fans de courses automobiles, SENNA s’affranchit des conventions du genre pour privilégier une approche cinématographique.

Le film recourt abondamment à des images pour la plupart inédites, extraites des archives de la Formule 1.

Les histoires que son père lui racontait plus jeune à propos de Senna – qu’il a connu alors qu’il travaillait pour une marque de tabac, sponsor en 1985 de sa Lotus noire -, ont inspiré le producteur James Gay-Rees :

 

« Mon père rentrait de chacune de ces courses, en disant toujours que ce jeune homme avait quelque chose d’unique. Peu ordinaire, il se démarquait des autres pilotes. Il était très sûr de lui, avait de solides convictions et son intensité le singularisait ».

C’est ainsi que le documentaire sur ce pilote de légende est né.


 

En mars 2006, Gay-Ress et Manish Pandey, scénariste et producteur délégué, ont franchi une étape déterminante quand la famille Senna a accepté un rendez-vous pour étudier la possibilité de faire un film sur Ayrton. La proposition des réalisateurs a de suite remporté l’adhésion de la famille :

« Tout est question de confiance. Chacun doit être assuré que vous ferez au mieux ».

Les producteurs ne voulaient pas se focaliser uniquement sur la mort tragique du pilote car ils souhaitaient explorer différentes facettes de sa vie extraordinaire.

SENNA ET SCHUMACHER SUR LE PODIUM DE MONZA


 

L’existence de Senna ne se résume pas à un conte de fées où un jeune homme pauvre devient riche – il est d’ailleurs issu d’une famille aisée de Sao Paulo -, c’est une histoire éblouissante, marquée par son approche de la vie singulière, son génie qui s’exprimait derrière le volant et des croyances profondément enracinées en lui.

C’est cet aspect spirituel qui attire beaucoup de gens, parce que les grands sportifs évoluent dans une zone, légèrement au-dessus du commun des mortels.

Le film revient sur la course stupéfiante de Senna en 1984 à Monaco, sous une pluie battante ou second, il obtient son premier podium en GP :

Il glissait comme un skate avec sa voiture mais ce qu’il a accompli était incroyable. Cela tenait au côté spirituel de sa personnalité. C’est comme s’il survolait la piste.

La conduite de Senna, alliée à son talent immense, faisait de lui un sujet de film stimulant.

L’HISTOIRE

Pour le producteur Eric Fellner, co-président de Working Title Production, SENNA est la preuve d’un travail passionné, en plus d’être le premier film documentaire jamais produit par la compagnie :

« Nous n’avions jamais fait de documentaire avant mais c’est assurément le meilleur medium pour parler de Formule 1 ».

Quand les producteurs ont fait appel à Asif Kapadia, ils savaient qu’ils avaient engagé un metteur en scène talentueux. Diplômé du Royal College of Art, le réalisateur de The Warrior (BAFTA du meilleur film) et du thriller Far North, a un sens aigu du cadre.

« La manière la plus évidente de raconter l’histoire de Senna est de s’intéresser à la course qui lui fut fatale à Imola. Cela aurait été fascinant mais facile », commente Pandey.

Asif Kapadia, qui n’est pas à la base un passionné de sports, ni de Formule 1 confie :

« Je voyais à quel point Senna était un pilote exceptionnel, doté d’une profonde spiritualité. Aussi, il s’agissait d’épurer le film au maximum pour que quelqu’un qui n’aime pas la F1 ou qui ne connaît pas Senna, puisse comprendre le film, le personnage et se laisser émouvoir par son histoire. Tout tourne autour du personnage. Nous cherchions à faire un film sur la course automobile. Je faisais un long métrage avec des acteurs non professionnels ».


 

 

Le réalisateur souligne la rivalité entre Prost et Senna et leur lutte

Même si Senna n’était pas un pauvre gosse, il est venu en Europe pour la toute première fois en 1978 en karting puis ensuite Ayrton s’est mesuré immédiatement aux pilotes qui dominaient les courses réservées aux espoirs ‘’ apprentis-champions ‘’ de la F3 ainsi qu’à ses débuts en F1 au grand Champion de l’époque, Alain  Prost.

En 1988, Senna a d’ailleurs rejoint son rival français dans l’écurie McLaren. Prost était déjà double Champion du monde(1985-1986) et les deux sont devenus de fiers compétiteurs.

En 1988, les commentateurs s’accordaient à dire que si Senna était toujours le pilote le plus rapide, Prost gagnerait le titre malgré tout. Et les résultats du début de saison ont eu tendance à confirmer leurs prédictions.

Senna dans une conférence avait ouvert son âme aux médias mondiaux pour rappeler sa course folle de 1984 sous des hallebardes:

« Soudain, j’ai réalisé que je ne conduisais plus ma monoplace de manière consciente. J’étais dans une autre dimension. C’est comme si j’étais dans un tunnel. J’avais dépassé la limite mais je pouvais aller encore plus loin ».

Ces mots permettent de comprendre à quel point la compétition était une expérience haletante pour lui : c’était un voyage spirituel.

Pourtant, Senna restait faillible car en 1988 s’il a bêtement perdu la course de Monaco, en fin de saison, le ‘’ magicien ‘’Brésilien remporte la même année le Grand Prix du Japon, devenant ainsi enfin Champion du monde devant Prost, avec une monoplace identique, la prodigieuse McLaren.

« Son histoire est fantastique et nous avions cette structure en trois parties sur laquelle travailler, affirme Asif Kapadia : son ascension, son succès et les challenges auxquels il a du faire face quand il est arrivé au sommet. Il y a aussi un épisode sur le tout puissant Président Balestre (FIA), sur Prost le rival aux quatre titres mondiaux et puis sur le Senna intime. Sur sa famille, ses petites amies, sa relation au Brésil. De la tension, du drame, de la tragédie, c’est de cette matière que tous les films devraient être faits et en plus, c’est la réalité. Avec son ascension irrésistible, ses consécrations comme Champion du monde, Senna est largement perçu comme le pilote le plus accompli de la Formule 1. Sa rivalité avec Balestre et Prost, et finalement sa mort constituent les éléments d’une histoire remarquable.

 

 

Gay-Rees conclut : « Le point fort du film est indubitablement sa structure. C’est l’histoire d’une ascension et d’une chute. En définitive, c’est la meilleure conclusion possible du film ».

C’est comme si Ayrton vous racontait lui-même l’histoire tout du long. C’était l’idée maîtresse du discours de Kapadia.

AYRTON AVEC SA MAMAN NEIDE SENNA


 

Les interviews des pilotes et des commentateurs sportifs, en plus de celles de la famille, se posent sur des images d’archives soigneusement sélectionnées. En dépit de sa rivalité avec Senna, Prost portait son cercueil à ses funérailles. Il a accordé au réalisateur beaucoup de son temps.

L’accès aux archives de Formule 1, dont les réalisateurs, ont bénéficié est sans précédent. Ce fut un travail de titan d’examiner patiemment toutes les pièces. Sa richesse autorisait les réalisateurs à être extrêmement sélectifs.

Il y a des moments, en dehors de la piste, qui sont absolument fascinants et qui incluent des séquences de réunions de pilotes

 

 


Le spectre d’Imola, bien sûr, plane sur la fin du film. Les interviews ou les archives qui se réfèrent à la disparition tragique de Senna sont très émouvantes. Plus le film avance, plus le pilote, comme habité par un pressentiment, est préoccupé par sa sécurité.

« Malheureusement, nous n’avons pas pu utiliser de nombreuses images pourtant exceptionnelles, affirme Gay-Rees.

Par exemple, nous avons une archive où l’on voit Senna à Imola, un mois avant sa mort, se tenant pendant les essais dans un coin de la piste et disant :

« Quelqu’un va mourir à cet emplacement cette année ».

Mais l’important, c’est que le public aime les tragédies, racontées dans leur contexte exact ».

L’histoire de Senna est indéniablement un conte dramatique, néanmoins traversé de lumière, à l’image de sa passion, de sa ténacité et de la confiance bénie qu’il avait en lui.

C’était une superstar, Il était suffisamment intelligent pour le savoir depuis longtemps,

Ayant eu l’immense bonheur de faire partie de ceux qui l’ont côtoyer des années durant, sur les Grands Prix et notamment lorsque j’occupais le poste d’attaché de presse de la FIA, j’admirais son immense talent, son fabuleux charisme mais aussi sa stupéfiante simplicité.

Ayrton était un Seigneur.

 


Nous faisons partie de ceux qui ne l’ont pas oublié car Senna est irremplaçable dans notre mémoire tant ce pilote était ‘’ hors norme ‘’ tout simplement EXCEPTIONNEL

Sur les pistes comme dans la vie…

Gilles Gaignault

 

Photos : Bernard Bakalian

 

Working Title Films présente

 

SENNA

 

SANS PEUR, SANS LIMITE, SANS EGAL

Un film de Asif Kapadia

Durée: 1 Heure 44′

Sortie ce mercredi 25 mai 2011

A Paris :

UGC Ciné Cité les Halles :

9.15 / 11.25 / 13.40 / 15.55 / 18.05 / 20.15 / 22.25

 

 

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