GP DE FI DE TURQUIE : VETTEL ENCORE !!! CHAMPIONNAT PLIÉ ?

A la manière de Michael Schumacher, le ‘’ Schumi ‘’ de la grande période  Ferrari, Seb Vettel survole les Grands Prix depuis deux saisons

Sebastien Vettel, n’a en effet connu aucun problème ce dimanche, et n’a eu qu’un seul et unique souci aujourd’hui, ne pas faire de bêtises en dépassant les pilotes à qui il prenait un tour !

Deux choses ressortent et sont très claires dans ce GP d’Istambul.

C’est d’abord qu’il y a eu deux GP, l’un concernant les Red Bull, l’autre opposant tous les autres pilotes.

Ensuite, en totalisant 93 points sur 100 possibles en quatre GP, il est à craindre que Vettel, ne soit déjà ‘’virtuel’’ Champion du monde 2011…

 

LE GP DES RED BULL : MERCI ALONSO

Sur la grille de départ, classique, Vettel était devant Webber.
Le GP était donc écrit ?

Heureusement, dans un premier temps, Nico Rosberg est venu casser le scénario, en piquant et subtilisant la deuxième place de Webber au départ.

Il faut dire que le jeune pilote Mercedes avait fait des essais tonitruants, se plaçant juste derrière les deux voitures qui font la promo de la firme Autrichienne qui vend des canettes de boissons énergétiques.

Et que sur ce départ, il a été magnifique.

Pour le reste en revanche, le scénario comme d’hab est respecté, Vettel prend deux secondes à tout le monde en deux tours !!!

On ne le reverra plus, sauf sur le podium. Ou une fois de plus il grimpera sur la plus haute marche

Redescendu de son piédestal, Seb lâchera :

« On a fait une course sans histoire. J’ai pris un bon départ, ce qui a été crucial. Et j’ai pu creuser l’écart dans le premier relais et rester en piste un tour de plus. Ce fut important car ça nous a permis d’observer ce que les autres faisaient en termes de stratégies et ensuite de réagir. Mon avance est passée de trois-quatre secondes,  à sept-huit secondes sur mon premier poursuivant, ce qui m’a rendu la vie plus facile pour découvrir la bonne stratégie et ça a fonctionné. Vendredi, j’ai salement endommagé la voiture et les mécaniciens ont fait du surplus pour la remettre en état. Je leur adresse un grand merci. Au départ, j’avais bien une idée de la dégradation des pneus mais il fallait attendre le premier relais et même le deuxième pour savoir où nous allions. Nous avons bien contrôlé et je suis vraiment ravi de la façon dont nous avons communiqué et réagi pendant cette course. Nous avons appris des leçons (GP de Chine). Il va falloir s’assurer de garder ce rythme. Pour ce qui concerne le championnat, nous avons vu l’an dernier que ça peut vite changer. Il faut voir la situation étape par étape. Ce bon début de saison nous aide mais nous n’avons fait que quatre courses sur dix-neuf. »
Au cinquième tour, Webber repasse Rosberg et nous voici revenu au plan de course initial, les Red Bull font un et deux, point final.

Non. Car il ya un vrai rebelle dans l’histoire de Red Bull qui rafle tout. Le même que l’an dernier d’ailleurs, mais un peu plus tôt dans la saison.

Il s’agit de Fernando Alonso, qui en effet, l’an dernier, à partir de la mi-saison, était remonté jusqu’à disputer le titre mondial au dernier GP de la saison. Titre perdu quand même, faut pas pousser…

Alonso est parti en cinquième position mais dès le premier tour Hamilton a fait une bêtise, Alonso est donc quatre. Il passe Rosberg, il est trois.

Et au trentième tour, il arrive même à passer Webber, prenant ainsi la deuxième place. Ce qui est intéressant d’ailleurs, c’est qu’à ce moment, la Ferrari n’est qu’à neuf secondes du leader, Vettel.

Et oui, on en est là !

Neuf secondes, en sports mécaniques, c’est une éternité. Ici, dans ce monopole austro-taurin, (austro pour Autriche, taurin pour « bull », le taureau), dans cet univers où Red Bull règne sans partage, on en est en effet à se dire que c’est déjà formidable qu’il n’y ait …QUE neuf secondes entre Vettel et Alonso…

Bon, on fait avec ce qu’on a…

Au 53 ème tour, Webber reprend sa deuxième place et le film de ce GP Red Bull, peut donc laisser apparaître le mot fin.

The end et ce sur le superbe doublé Red Bull-Renault

Webber ravi expliquera:

« C’est un soulagement de finir second et non trois. A la fin, ce fut une belle bagarre avec Fernando. Une telle bataille fait perdre du temps mais elle a bien tourné pour moi. Le team a avancé mon premier pit car nous étions inquiets de se qui se tramait. Ferrari a vu la même chose et, de là, ce fut une course entre nous. Sebastian a remporté une belle victoire et Fernando a aussi bien piloté. Ce doublé est un beau résultat pour le team. Le grip n’était pas génial au départ mais nous quittons Istanbul heureux. C’est mon meilleur résultat de l’année »

Alonso troisième, est à dix secondes de Vettel.

Ce qu’il en dit à l’arrivée ?

« Nous avons vécu un bon week-end. La voiture était un peu plus performante que lors des trois premières courses. J’ai pris du plaisir à piloter et à me battre pour le podium. Toute l’équipe peut être heureuse de ce résultat. J’ai perdu un peu de temps derrière Rosberg au début de la course, et puis j’ai assez vite compris que je ne pourrais pas me battre pour la première place, j’ai donc essayé de conserver la deuxième. J’avais un peu l’avantage sur Mark au niveau de la dégradation des pneus, et j’ai pu le dépasser grâce au DRS, mais en fin de course ça s’est inversé.» (Le DRS est l’aileron mobile qui permet de dépasser en bout de ligne droite).

Néanmoins, nous le laisserons dans l’histoire de ce GP dans le GP, celui des voitures de tête.

Parce que les autres se sont  battus comme des chiffonniers, mais à quarante secondes derrière.

C’est donc une autre course, un autre GP qui commence.

LE GP DES AUTRES : LE GP DES ANONYMES

C’est sûr, pour les places restantes, on s’est battu. Si l’on ajoute que chaque voiture ou presque, a effectué quatre arrêts, il y a eu beaucoup de mouvements !

Souvenir

En 2004, Schumacher et Ferrari tentent, pour la première fois dans l’histoire de la F1, une stratégie à quatre arrêts.

C’était au GP de France à Magny Cours et cette révolution permit alors à Ferrari d’aller chercher l’intouchable Alonso – désormais pilote Ferrari – qui roulait alors… Renault !

Aujourd’hui, les quatre arrêts sont quasi obligatoires, Pirelli ayant fourni des pneumatiques qui tiennent difficilement plus de dix tours.

C’est déjà relativement pitoyable mais en plus, les pneus dits « durs » tiennent moins bien que les « tendres ».

Ceci pour dire que la gestion des pneus devient une sorte de jeu de poker, totalement aléatoire, et mettant un beau désordre dans les tentatives de « lire » un Grand Prix.

Alors, ce GP bis ?

On l’a dit, Rosberg, en partant second derrière Vettel, aurait pu être l’homme de cette autre course. Malheureusement, la Mercedes marche moins bien qu’en qualifications et Rosberg va finir cinquième, après être passé par des places beaucoup moins honorables, ce qui montre la détermination et le talent de ce jeune pilote.

Rosberg s’est battu de bout en bout, il s’est fait passer par plein de monde, il a repris les places perdues, voilà un garçon qui a joué du cerceau, et bien.

Disons le tout de suite, l’autre Mercedes, celle de Schumacher, a accroché la Renault de Petrov dans les tous premiers tours et  termine douzième.

Bien sûr, on attend un peu des Mc Laren, l’écurie qui a réussi à arracher à Vettel le seul GP – celui de Chine – qu’il n’ait pas gagné (qu’il finit second tout de même, faut pas pousser…).

On ne va pas inventer un troisième GP, c’est déjà assez compliqué comme ça, quoique. Pendant les trois quarts de la course, en effet, Hamilton s’est battu avec Button, et ce pour la quatrième place.

A vrai dire, Button avait même une idée révolutionnaire, ne faire que trois arrêts. Une erreur totale.

A dix tours de l’arrivée, Hamilton le mange littéralement et ensuite, Rosberg le passe aussi. Button est donc sixième au drapeau à damiers.

Alors l’homme de ce GP bis, qui termine donc quatrième au général, rappelons-le, se nomme Hamilton.

Pourquoi le jeune anglais tape t-il de rage sur son volant à l’arrivée alors que l’on pourrait imaginer qu’il a sauvé les meubles ?

D’abord parce qu’il ne court pas pour sauver les meubles. Il est le seul à avoir battu Vettel cette année.

Ensuite parce qu’en faisant une faute dans le premier tour, il a perdu deux places (parti quatre, il est donc six). Il va lui falloir beaucoup de temps pour récupérer ces places perdues et même si au bout du GP il est quatrième, il a 40 secondes de retard sur Vettel.

C’est au minimum humiliant pour un garçon qui fur Champion du monde (2008) !

Ce qu’il dit à l’arrivée ?

« Je suis déçu, je dois bien l’avouer. Pas vraiment l’une de mes meilleures courses. J’ai pris un bon départ mais j’ai perdu du temps dans le virage 3. Je me suis retrouvé derrière Jenson (Button) et j’ai endommagé mes pneus. J’ai donc dû rentrer aux stands plus tôt que prévu et puis j’ai aussi perdu du temps lors d’un de mes arrêts. En fin de course, je me suis un peu rattrapé et je ne m’en suis pas si mal sorti au final. Nous aurions pu faire mieux, je suis désolé pour l’équipe.»

Au-delà de ces six premiers (Vettel, Webber, Alonso, Hamilton, Rosberg, Button) on entre dans une zone façon soirée d’élections, où tout le monde est battu en expliquant que c’est un bon jour.

On a vu Buemi se battre un peu devant, on a vu Alguersuari en bagarre constante avec un paquet de pilotes mais au total, tout cela est assez terne.

Les Renault de Heitfeld et Petrov sont sept et huit, Buemi neuf, Kobayashi dix.

Voilà pour ceux qui sont dans les points.

Prochain GP en Espagne le 22 mai.

Alonso y sera à domicile, cela lui donnera peut être le coup de pouce nécessaire pour aller jouer avec les Red Bull.

C’est à espérer sinon cela va devenir désespérant…

Jean Louis Bernardelli
Photos : Bernard Asset –Red Bull

CLASSEMENT DU GP DE TURQUIE 2011

1. Vettel. (Red Bull-Renault).  2.  Webber (Red Bull-Renault). 3. Alonso (Ferrari). 4. Hamilton (McLaren-Mercedes) 5.Rosberg (Mercedes) 6. Button (McLaren-Mercedes). 7. Heidfeld (Renault). 8. Petrov (Renault). 9. Buemi (Toro Rosso-Ferrari) 10. Kobayashi (Sauber-Ferrari) 11.Massa (Ferrari). 12.Schumacher(Mercedes). 13. Sutil (Force India-Mercedes). 14. Perez (Sauber-Ferrari). 15.Barrichello (Williams-Cosworth). 16. Alguersuari (Toro Rosso-Ferrari). 17.Maldonado (Williams-Cosworth). 18.Trulli (Lotus-Renault). 19.Kovalainen (Lotus-Renault). 20. D’Ambrosio (Virgin-Cosworth). 21.Karthikeyan (HRT-Cosworth). 22 Liuzzi (HRT-Cosworth).


Abandons:
Di Resta (Force India-Mercedes). Glock (Virgin-Cosworth).


LE CLASSEMENT PROVISOIRE DU CHAMPIONNAT DU MONDE 2011


1. Vettel : 93 points – 2. Hamilton : 59 pts – 3.Webber : 55 pts – Button : 46 pts – 5. Alonso : 41 pts – 6. Massa : 24 pts – 7. Petrov : 21 pts – 8. Heidfeld : 21 pts – 9. Rosberg : 20 pts -10  Koyabashi : 8 pts – 11. Buemi : 6 pts. -12. Schumacher : 6 pts– 13. Suttil : 2 pts -14. Di Resta : 2 pts.

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