MONTE CARLO HISTORIQUE : DANS LA COURSE

  

Retrouvés au parc de regroupement à Valence a cœur de la Drôme, nos amis Didier Buhot – Jean Marie Biadatti qui disputent ce Monte Carl’ Historique au volant de leur petit coupé Peugeot 104 ZS, arborant le Num 67,  nous racontent leur journée.

Jean Marie Biadatti explique :

« Départ ce dimanche matin, à 7h34 du port de Monaco pour remonter vers Valence. Il fait gris. En quittant la Principauté, on voit que le haut des montagnes est enneigé. On s’arrête donc pour monter les pneus clous. Bien nous en prend, la ZR2 (Zone de régularité entre Tourette du Chateau et Pont des Miolans est un véritable piège. La première partie sur la neige se passe plutôt bien. Puis on commence à voir un pare-choc de Porsche sur la route. Un peu plus loin, on découvre une R8 Gordini, qui a tapé le mur. Sous la neige, de la glace. Il ne vaut mieux pas sortir des ‘’rails’’ de neige. Une fois à la sortie d’un gauche, on s’embarque un peu sur la droite, une sorte de banking sur la neige mais ça passe. Plus loin après St Antonin, dans un secteur très sinueux, c’est un tout droit dans la neige. Il faut descendre pour pousser la voiture. Mais le démarreur ne fonctionne plus. Pas grave, ça descend, la voiture repart. Une épingle plus bas, c’est l’Alfa Roméo de notre ami Jean-Guy Monmarthe qui est en fâcheuse posture, proche du ravin. Une épingle encore plus loin, c’est une Alpine du Team Comas qui elle est dans le fossé et …sur le toit ! Décidemment, ya de la casse…»

Puis, Jean Marie, enchaine :

« Nous sortons avec soulagement de cette ZR où finalement, on aura rien touché, ce qui est un miracle vu le nombre impressionnant de voitures sorties ou pleines de bosse, que l’on a vu. On enchaine avec la ZR 3 (Le Mas) qui présente à peu près les mêmes conditions de routes très piégeuses. Le parcours routier qui s’en suit est du même tonneau. On verra même la voiture ouvreuse dans les arbres ! »

L’équipage retrouve son assistance à Barème pour une intervention sur le démarreur. En fait, lorsque le préparateur de la voiture a remonté le démarreur, il a juste positionné les boulons sans les serrer !!!

Le choc dans le mur de neige a fait tombé les écrous. C’est la raison pour laquelle la voiture ne démarre plus.

Jean Marie reprend :

« 25’ arrêté pour rien. Impossible de réparer, le moteur reste chaud et on ne fait que se bruler les mains. On repart à la poussette. Il faut rouler pour aller pointer à Tallard dans les délais, d’autant qu’il faut passer par le redoutable Col des Garcinets. Une route de la mine incroyable. Avec plein de spectateurs car cela devait au départ être une ZR. Nous arrivons à Tallard avec 15’ d’avance. Ouf. »

Le temps de remettre de l’essence, une petite poussette et les voilà repartis.

10 kms plus loin, c’est le départ de la ZR 4 qui passe par le terrible Col d’Espréaux.

Un col vertigineux dans son approche, très sinueux et…. également plutôt enneigé et glacé.

Jean Marie lâche :

« On est en retard, mais ceux qui sont classés sont ceux qui sont arrivés. Nous prenons ensuite la direction de la Drôme provençale vers le Diois. Puis c’est la montée du Col du Rousset effectuée dans le brouillard. Arrivé en haut, le spectacle est magnifique avec la vallée noyée dans les nuages. Nous arrivons à Vassieux en Vercors pour le départ de la dernière ZR passant par le célèbre Col de l’Echarasson. »

C’est le monde à l’envers. Il n’y a pas un poil de neige dans cette ZR, ou alors très peu. C’est ensuite la descente vers St Nazaire en Royans avant de rejoindre Valence pour le CH de fin de journée.

Jean Marie, précise :

« Nous voulions la neige, on l’a eu. Une grande journée d’un vrai Monte Carl’. Malheureusement, ce sont les gros numéros qui vont tirer leur épingle du jeu car à l’heure de leur passage, il n’y avait plus beaucoup de neige… »

Avant de conclure :

« Mais c’est le jeu, nous avons passé une belle journée.»

Nous aussi car les paysages que nous avons déjà traversés il y a tout juste une semaine lors du Monte Carlo ‘’ moderne ‘’ sont tellement magnifiques et sublimes…

A Valence, notre pote Christophe Lapierre (concessionnaire Porsche à Montélimar) qui dispute le Rallye avec une 911, datant de 1973 et portant le numéro 118, nous fait le point sur sa course.

Lui et contrairement au duo Buhot- Biadatti qui viennent de Reims, il est parti depuis l’Ecosse, ayant choisi pour respecter le règlement, de s’élancer de Glasgow.

Christophe explique :

« Sincèrement, on a pris un grand Kif. Sur la route vachement enneigée de St André des Alpes, j’ai doublé au moins une bonne dizaine de voitures. C’était géant et grandiose car les routes étaient drôlement enneigées et surtout terriblement verglacées. Mais quel pied !

Puis, nous tombons sur l’inusable ‘’ Jeannot ‘’ Ragnotti.

Victorieux du Monte Carlo en 1981 au volant de l’inoubliable R5 Turbo, Jean roule cette année avec une légendaire 4l.

Arrivé à Valence, il raconte sa journée à notre ami Jean Jacques Delaruwiére, du service communication de Renault.

Puis, il nous rejoint comme toujours souriant:

« Cette 4l tourne comme une horloge. Elle est incroyablement hyper confortable et c’’st un régal que de la piloter. Sur la neige elle est extra. Pas besoin de monter des pneus cloutés, les ‘’contact’’ Michelin suffisent. Non, c’est formidable de se retrouver avec cette voiture d’antan qui marche du eu de dieu. Elle est nickel, facile à conduire.»

Et ‘’ l’ambassadeur ‘’ de Renault de nous répéter en conclusion

«  Je me régale. Tout va bien  »

En plus, il est de loin le plus applaudi partout ou le Rallye passe. Tout le monde le connait et ils sont nombreux sur le bord des routes de cette France profonde à l’attendre…
Lui, il en rigole de cette fantastique notoriété et il se préte de bonne grace aux sacro saintes séances de photos et d’autographes !

Sacré ‘’ Jeannot ‘’

Fidéle à son public. Quelle belle image pour la Régie, pardon pour Renault.

Mais sa 4l était une production de la … Régie Renault !!!


Gilles Gaignault
Photos : photoclassicracing autonewsinfo – Bernard Cannone

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