RALLYE MONTE CARLO : HANNINEN ET SKODA SURVOLENT LA PREMIERE JOURNEE

Disputée sous un magnifique soleil pas la moindre trace de neige, de pluie, de glace et donc encore moins de verglas – et sur des routes impeccables – en quatre tronçons chronométrés ( Le Moulinon – Antraigues, Burzet – Saint Martial,Saint Bonnet le Froid – Lalouvesc ‘’2 fois’’ ) pour un total de 128,37 kilomètres, la première des trois étapes de ce Monte Carlo du Centenaire, s’est terminée ce mercredi soir à Valence, plaque tournante du Rallye, trois jours durant.

Et c’est le jeune espoir Finlandais, Juha Hanninen, fer de lance de l’équipe Tchèque Skoda qui pointe et très largement en tête de l’épreuve, après avoir survolé cette première étape.

En effet, le vainqueur du Championnat IRC 2010 caracole en tête, possédant la bagatelle de 44’’5  d’avance sur son poursuivant immédiat, lequel n’est autre qu’un autre membre de l’armada Skoda, le Belge Freddy Loix

Suivent dans l’ordre, les 207 S 2000 de Petter Solberg, à 55’’3 et de Stéphane Sarrazin, à 55’’5

C’est l’ancien Champion de France des Rallyes et brillamment depuis reconverti en pistard – il fait partie de l’aventure 908 Peugeot – l’Alésois  Stéphane Sarrazin (photo) qui démarre en trombe, s’offrant le meilleur chrono lors de la première spéciale, celle du Moulinon – Antraigues

Mais le Finlandais le suit déjà à 0’’3

Cette spéciale d’ouverture a d’ailleurs causé de gros dégâts car on dénombre déjà une bonne quinzaine d’abandons parmi lesquels deux pilotes chevronnés :

Thierry Neuville (207 S2000) et Andreas Mikkelsen avec la Proton (photo).

Ce qui fait dire à Yann Bonato au regroupement en fin de matinée

« Je n’ai jamais vu autant de voitures garées dans une spéciale de toute ma carrière »

A Antraigues, ou nous retrouvons, Son Altesse Sérénissime le Prince Albert de Monaco, venu inaugurer un peu plus tôt à quelques encablures de là, une plaque souvenir pour le Centenaire du Rallye Monte Carlo, à Vals les Bains, localité liée et depuis des décennies, à la légende du Rallye.

ICI ALBERT ENCOURAGE LE MONEGASQUE DANIEL ELENA

Antraigues ou Le Prince est reçu à déjeuner en compagnie du Président du Conseil Régional, par l’incontournable figure du village Ardéchois, l’ancien pilote Yves Jouanny, propriétaire du célèbre et mondialement connu – grâce au Monte Carl’ – restaurant ‘’ La Remise ‘’ !

D’ailleurs selon notre confrère Olivier Guigues, grand reporter au Dauphiné, le quotidien local ici, et proche du père Yves, ce dernier n’en a pas dormi ces derniers jours, de recevoir une telle sommité !!!

Preuve qu’il s’agit vraiment d’un réel ‘’ EVENEMENT ‘’ nous apercevons nos excellents confrères de Nice Matin et de RMC, Marc Cannone et Jean Louis Filc !

Lesquels sont… montés jusqu’au bout du monde, en… Haute Ardèche.

C’est dire !!!

Sans oublier…  »Biche » !

L’ancienne co-équipière du pére Andruet, équipage victorieux du Monte Carlo 1973 avec l’inoubliable Berlinette Alpine Renault.

Biche qui vit du côté de Roanne accompagne son fils, notre ami et confrére Fred Espinos

Mais revenons à la course

Parti sur les chapeaux de roues, ce Rallye Monte-Carlo du Centenaire connait des son entame son lot de rebondissements.

Alors que l’on attendait sur route sèche une domination des Peugeot 207 S2000, c’est pourtant le Champion IRC 2010, Juho Hanninen et sa Skoda Fabia qui brillent.

En effet s’il ne disputera cette année que cette manche d’ouverture de l’IRC avant de s’en aller ensuite défendre ses chances en Championnat du monde dans la catégorie S-WRC, le Finlandais qui signe le second temps des l’ES1 (Le Moulinon-Antraigues) passe ensuite à l’attaque lors de la suivante (Burzet – St Martial).

Légendaire spéciale s’il en est des Monte Carlo d’antan, ou il colle 15’’1 à la Peugeot de l’ancien Champion du monde des Rallyes, Petter Solberg, 17’’9 et 28’’9 aux Fabia du Belge Freddy Loix et du Tchèque Kopecky (photo).

Les autres 207 S 2000 sont passées à la trappe et naviguent encore plus loin :

Bouffier, le Champion de France (photo) lâche 31’’8, le revenant François Delecour – ancien vainqueur de l’épreuve en 199434’’5, Stéphane Sarrazin auteur du meilleur chrono de la spéciale d’ouverture, 35’’9 et Gardemeister , 36’’9.

Du coup avant de filer vers la Haute Loire en début d’après midi, le général provisoire après deux des quatre spéciales au menu du jour, faisait reculer le premier leader Sarrazin, à la seconde place à …35’’6 d’Hanninen.

En fin de journée, Steph lâchait :

 « Cela s’est un peu dégradé par la suite. En fonction des températures peu élevées, tous les pilotes Peugeot ont opté pour des gommes tendres. Cela paraissait évident. En fait, ce n’était pas le meilleur choix. On ne peut disputer un Monte-Carlo sans commettre – au moins – une erreur dans le choix des pneus. Aujourd’hui, c’était notre tour. Deux longues
étapes nous attendent. Dès jeudi, nous repartons à l’assaut ! »

Loix pointant lui à 41’’7, Solberg à 44’’6, Wilks à 51’’5, Bouffier à 52’’3 et Kopecky à 1’04’’6

HANNINEN INTOUCHABLE

Ce mercredi après-midi, deux spéciales figuraient au programme, deux boucles identiques au départ de Saint-Bonnet-Le-Froid.

A nouveau, Hanninen se montrait intraitable et le plus fort !

Lors du premier des deux passages, il réalisait encore le meilleur temps devançant l’autre Skoda de Loix, de 3’’5 puis les trois Peugeot 207 S 2000, avec dans l’ordre celle, de Petter Solberg (à 6’’2), de Stéphane Sarrazin (à 11’’8) mais contrarié par un problème de liaison radio avec son co-pi, Renucci et celle du Britannique Guy Wilks, à 13’’.

Suivaient, Kopecky et sa Skoda à 13’’3, Bouffier sur l’une des trois Peugeot officielles à 21’’1 puis Delecour lui aussi sur 207 S 2000 et préparée par Enjolras, à 21’’4

Au cours du second passage, Loix se montrait le plus rapide devant Hanninen à … 0’’7. Lequel enfonçait le clou et creusait l’écart au général, sur la meute des ‘’ Peugeot’ boys ‘’  l.

C’est Petter Solberg qui pointait en tête des 207 S 2000 à 5’’2, suivi de Sarrazin à 8’’8.

Un peu plus loin, on notait  la Fabia de Kopecky à 9’’1 puis les trois Peugeot de Wilks, Delecour et Bouffier, respectivement, à 14’’9, 21’’8 et 23’’5

Alors que la nuit commençait à tomber timidement, la Skoda d’Hanninen regagnait le parc d’assistance de Valence avec une confortable avance de … 44’’5 sur la voiture – sœur de Loix (photo).

 Juho Hanninen visiblement satisfait expliquait:

« J’ai été assez surpris de l’écart que j’ai pu creuser au début, notamment dans Burzet, (ES 2), ou j’ai bien fait de choisir les pneus durs. J’ai senti tout de suite que la voiture m’obéissait parfaitement, et je me suis dit qu’il fallait en profiter pour attaquer à fond. Dans la dernière spéciale de la
journée je n’ai pas pris de risque, mais je salue la performance de Freddy Loix ».

Dans le camp Skoda, Freddy Loix poursuivait:

« Me battre pour la victoire ? Mais c’est bien ce que j’espérais pour ma 9e participation au Monte-Carlo ! La saison dernière, c’est ce que j’ai fait en remportant trois rallyes avec la Škoda Fabia. Dans cette 1e étape, j’ai augmenté le rythme progressivement, et j’ai fini à fond, sans me poser de question ! »

Quant à Jan Kopecky, lui il nous racontait:

 « J’ai été un peu lent dans le Moulinon (ES1), puis j’ai monté des gommes tendres dans Burzet (ES2), c’était une erreur. Mais je me suis retrouvé au 2e passage dans St Bonnet le Froid (ES4), cela m’a permis de gagner une place au détriment de Bouffier au classement général ».

 

La meilleure des Peugeot, celle confiée au Norvégien Petter Solberg, accusant déjà au soir de la journée d’ouverture, un retard considérable qui atteint tout de même déjà … 55’’3 !!!

La recrue Norvégienne des Lionnes résumait cette journée ou il découvrait quasimment pratisuement sa 207

« J’ai failli tout perdre dès le premier kilomètre de la première spéciale. J’ai frôlé d’un peu trop près un rocher et légèrement modifié la géométrie du train arrière. L’auto tirait à droite. J’en ai été perturbé tout au long de l’ES1. Par la suite, je m’y suis habitué et j’ai réussi à conduire – presque – normalement. Finalement, c’estt le choix des pneumatiques qui a le plus perturbé ma course.. Le rallye est encore très long. Je vais crânement jouer ma chance ! »

Sarrazin pointe lui, à 55’’5

Wilks et sa 207, sont eux au-delà de la minute, à 1’18’’.

Kopecky se retrouve à 1’26’’, Bouffier à 1’36’’ et Delecour à 1’52’’

Comme on le constate, le trou est fait et c’est un Hanninen  » souverain  »  (photo) qui a donc survolé la première journée et se positionne en grandissime favori.

Certes et comme nous l’expliquait Eric Briquet ‘’ LE ‘’ spécialiste des Rallyes à Auto Hebdo, en compagnie duquel, nous avons suivi ‘’Le Moulinon, Antraigues’’, le Rallye ne fait que commencer !

Mais Hanninen, nous a franchement fait forte impression !

Même si le père Briquet pronostique un doublé des Peugeot, samedi dans la nuit, lors de l’arrivée en Principauté :

« Je vois bien Sarrazin l’emporter »

Et de préciser :

« Devant Bouffier et Hanninen »

On verra bien si l’expérimenté  ‘’ Docteur ‘’ Briquet, à bien diagnostiqué, le résultat final !!!

Quoiqu’il en soit, Hanninen se retrouve pour l’heure ce mercredi soir, en solide, très solide leader

Et ce soir, avantage également à Skoda qui relègue la meilleure des Peugeot, à la troisième place et loin (55’3)

Ce jeudi matin, c’est lui Hanninen qui attaquera en tête, un autre gros, très gros morceau de l’histoire et de la légende de ce mythique Monte Carlo :

La  redoutable spéciale de Saint Jean en Royans, situé au cœur  du Vercors

Sur que chez Peugeot, on piaffe d’impatience de le déloger du commandement après les mauvais choix de pneumatiques effectués ce mercredi.

Décisions qui expliqueraient les énormes écarts enregistrés !!!
Il est vrai que ce Monte Carlo  ne fait que commencer…

DEUX ROUES MOTRICES : PIERRE CAMPANA AUX COMMANDES

En Deux roues motrices, le Rallye est dominé par les Renault Clio du Corse Pierre Campana et du transalpin, Andrea Crugnola.

Ils occupent ce soir, les seizième  et dix septième places au général, étant séparés par … douze petites  secondes.

Quant au jeune Adrien Tambay – fils de l’ancien pilote Ferrari en Grand Prix – lui, il pointe à une très belle vingt troisième position au scratch, au volant de sa DS3 navigué et comme lors du dernier Rallye du Var, par le très expérimenté Denis Giraudet.

A la grande joie de sa maman, Dominique Chesnais

Pour ce qui le concerne, Daniel Elena, le multiple Champion du monde des Rallyes WRC et habituel navigateur de l’illustre Sébastien Loeb, on le retrouve toujours en course et en soixante quinzième position pour ce Monte Carlo du Centenaire ou exceptionnellement, c’est bien lui, qui tient ‘’ le cerceau ‘’ , épaulé pour la circonstance par Olivier Campana.

 
Avec Pierre Campana premier devant Andrea Crugnola, deux Clio Renault Sport R3 pointent donc cemercredi soir en tête du 79e Rallye Automobile Monte-Carlo, catégorie deux roues motrices.

La première étape sélective n’a épargné personne, le ton de ce rallye est donné. Pour espérer rejoindre le port de Monaco dans la nuit de vendredi à samedi, il faudra être endurant. Dès l’ES1, Le Moulinon – Antraigues, longue de 36,870 kilomètres, les concurrents rentraient dans le vif du sujet.

Les Clio Renault Sport R3 tiraient leur épingle du jeu, avec Andrea Crugnola en tête des deux roues motrices devant Pierre Campana assisté par Sabrina de Castelli.

Victime d’une durite défectueuse, Éric Mauffrey, un des favoris pour la victoire, perdait plus de… neuf minutes tandis que Thomas Barral, tout aussi malchanceux, capitulait à l’issue de cette spéciale, suite à un problème de bobines d’allumage.

Le duel entre Crugnola et Campana se mettait ainsi en place dès l’ES1 et perdurait dans l’ES2 puis l’ES3, où Éric Mauffrey signait le meilleur temps des deux roues motrices, affichant ainsi sa volonté de revenir.

C’était finalement l’interruption de l’épreuve spéciale numéro 4 qui faisait évoluer les positions.

Le Collège des Commissaires appliquait un temps forfaitaire en gardant les écarts de l’ES3. Ainsi, Pierre Campana rentrait à Valence en tête des deux roues motrices avec douze secondes d’avance sur Andrea Crugnola.

Le Corse occupait ce soir, on le répéte, le seizième rang au classement général.

En compagnie de son mentor, Ange Pasquali, Pierre nous faisait rapidement le point :

« Le Rallye a débuté difficilement avec une première spéciale incroyable. J’ai doublé trois concurrents et l’un d’eux ne m’a pas laissé assez de place pour passer, j’ai donc touché un mur. Ensuite tout a bien fonctionné. Nous avons attaqué quand il fallait et géré à d’autres moments. Ce soir, nous sommes premiers pour douze secondes, ce qui n’est rien. Les routes seront différentes jeudi, plus rapides et plus hautes en altitude. »

 Crugnola qui nous indiquait:

« J’ai adopté le bon rythme, mais un petit souci moteur est venu me perturber dans l’ES3 où je perds du temps, ce qui ne m’arrange pas avec le temps forfaitaire dans l’ES4, calculé à partir des écarts de l’ES3. C’est mon premier rallye Monte-Carlo, c’est très difficile. Alors, j’espère tout d’abord  que nous allons régler ce problème moteur, puis dès demain, nous ferons tout pour refaire notre retard. »

Du côté  des Twingo Renault Sport R2, Yann Bonato et Stéphane Consani, partaient sur un rythme élevé. Mais les deux garçons capitulaient dès l’ES2, sur défaillance mécanique, laissant Giuseppe Gazzetti se battre pour le leadership dans le groupe R2.

L’Italien terminait la première étape à la troisième place de sa classe. Stéphane Lefebvre pointait pour sa part au sixième rang du groupe R2, juste devant Bertrand Latour, malheureusement victime d’une crevaison dès la première spéciale du jour.

Au volant de la seule Twingo Renault Sport R1 engagée à ce Rallye, Cédric Petiet menait la classe N2 après une journée rondement menée.

De cette journée terrible, on retiendra encore que … 41 concurrents ont abandonnés sur les … 120 qui ont pris le départ !!!!

Gilles Gaignault

Photos : Gilles Vitry

BEAU COME BACK POUR FRANCOIS DELECOUR

 

 LE CLASSEMENT GENERAL PROVISOIRE

1. Hanninen-Markkula (Skoda Fabia) en 1h11’33’’4
2. Loix-Miclotte (Skoda Fabia) à 44’’5
3. Solberg-Patterson (Peugeot 207) à 55’’3
4. Sarrazin-Renucci (Peugeot 207) à 55’’5
5. Wilks-Pugh (Peugeot 207) à 1’18’’7
6. Kopecky-Stary (Skoda Fabia) à 1’26’’3
7. Bouffier-Pansery (Peugeot 207) à 1’36’’2
8. Delecour-Savignoni (Peugeot 207) à 1’52’’4
9. Vigion-Yvernault (Peugeot 207) à 3’11’’3
10. Morin-Ural (Ford Fiesta) à 3’53’’2

 CLASSEMENT DEUX ROUES MOTRICES  

1. Pierre Campana – De Castelli Sabrina (Renault Clio R3) en 1h18’23 »7
2. Andrea Crugnola –  Roberto Mometti (Renault Clio R3) à
12 »
3.  Jérémi Ancian – Damien Mezy (Peugeot 207 R3T) à
49 »2
4. Burri Michael / Rey Stéphane (Citroën DS3 R3T) à
2’24 »1
5. Adrien Tambay – Denis Giraudet (Citroën DS3 R3T) à 3’13 »3

LA TRES BELLE FORD FIESTA D’HENNING SOLBERG

 

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