DAKAR 2011 : COMA –AL ATTIAYH – CHAGRIN, PATRONELLI, LES LAUREATS 2011

 13éme étape : Cordoba – Buenos Aires
Liaison : 645 km
Spéciale : 181 km
Distance totale de l’étape: 826 km
Distance totale depuis le départ de Buenos Aires
Motos : 9605 km
Autos : 9618 km
Camions : 9458 km

Marc Coma, Nasser Al Attiayh et Wladimir Chagrin, tel est le tableau des lauréats du Dakar, millésime 2011

Sans oublier à un degré moindre,  Patronelli victorieux en quad !

En motos, Marc Coma et sa KTM n’ont pas tremblés.

Le pilote Espagnol a remporté ce samedi son troisième Dakar motos après ses succès précédents, obtenus en 2006 et 2009, au terme de la treizième et ultime étape, disputée entre Cordoba et Buenos-Aires.

Il devance de 15’04 » au classement général, le vainqueur sortant, le Français Cyril Despres, lui, aussi au guidon d’une KTM.

Le podium est finalement complété, non pas par le Chilien ‘’ Chaleco ‘’ Lopes, déjà à cette même place, il y a un an, avec son Aprilia.

Mais, il est récupéré ‘’ in extrémis ‘’ par la Yamaha du Portugais Helder Rodrigues

C’est le Hollandais, Frans Verhoeven (BMW) qui s’est montré le plus rapide, lors de cette ultime spéciale, devant la Yamaha du Portugais Helder Rodrigues.

Coma n’a lui, pas pris le moindre risque, se contentant de terminer seulement cinquième, à 2’ 16’’ du vainqueur du jour.

Son dauphin au classement général, le tenant du titre, le Français Cyril Despres, s’il le précède ce samedi, ne lui reprend cependant toutefois que 1’13 dans cette dernière étape.

Insuffisant pour venir le taquiner et le déloger de sa première place, amplement méritée, au vu de son parcours sur ce trentième Dakar

MARC COMA REMPORTE SON 3è DAKAR !

L’Espagnol Marc Coma dont la KTM arborait le fameux ‘’N°1’’ * remporte donc aujourd’hui samedi 15 janvier 2011, son 3ème Dakar, après ses triomphes de 2006 et 2009, 15’04’’ devant le Français Cyril Despres.

Coma a en plus, gagné cinq étapes, cette année : 3 – 4 – 8 – 10 -12 !

Soit une fort jolie moisson.

Après sa déception de l’an dernier, où il ne termina qu’à une modeste pour lui, quinzième place, Coma était bien décidé à reconquérir son titre.

Il concrétise donc et avec brio cette année ce désir.

Un Dakar vraiment régulier pour l’Espagnol qui termine toujours dans les dix premiers du classement sur les treize étapes, au programme de ce millésime 2011.

« Il fallait être concentré, je me suis centré sur ma façon de piloter. C’était le seul moyen de pouvoir obtenir la victoire. Ce qui a été très difficile c’est qu’à aucun moment il n’a été possible de se relâcher. Quand tu finissais une journée difficile la suivante l’était encore plus. On sait que le Dakar est très dur mais cette année il a été spécialement dur. Cette victoire c’est la prime au travail. Cela a été un travail long. Ce sont beaucoup d’années et beaucoup de tension ces derniers jours. C’est la prime à cette trajectoire, à des années de sacrifice. Et surtout il faut que je rende hommage aux personnes qui m’ont entouré. On avait des objectifs ambitieux et pour cela il fallait les meilleurs, des gens faits pour ça et disposés à travailler dans la même direction. Comme pour tout le monde sur le Dakar il y a des moments difficiles. Là je vais me reposer puis penser à l’avenir. Mais la vérité c’est qu’avec cette course, cette tension permanente, il n’y a pas un moment pour penser à autre chose. »
 

C’est, on l’a dit, la BMW du Néerlandais Frans Verhoeven qui remporte l’étape du jour, signant ainsi sa toute 1ère victoire d’étape en 2011.

Au final, Frans devance de 5" la Yamaha du Portugais Helder Rodrigues et de 44" la KTM du Français Cyril Despres.

Il lâche:

«  A priori, ce n’était pas une étape pour moi. Trop courte. Je préfère les étapes plus longues. A mon âge, les spéciales longues me réussissent plus, je suis endurant. Mais je me suis motivé et ce matin, j’étais très concentré sur les virages. J’ai enlevé une dent à la roue arrière et j’ai rajouté une dent à l’homme. J’ai essayé de ne pas faire d’erreurs, malgré la poussière devant. Mais ça m’a réussi et je signe le scratch. J’ai vécu un très bon Dakar. J’ai quasiment fini tous les jours dans le Top 10. C’était mon objectif. Il y a juste eu une journée galère lorsque j’ai été contraint à changer de moteur lors de la spéciale. J’ai perdu 5h30 ce jour là. Sans cette perte de temps, je me serais battu pour la 4ème place. Mais ce n’est pas comme ça que cela fonctionne. Je termine finalement 16ème et je suis assez satisfait.»

 

 L’ARGENTIN ALEJANDRO PATRONELLI

Les meilleurs pilotes en quads, en ont fini de cette dernière spéciale et après la victoire de son frère cadet, Marcos en 2010, c’est donc son ainé, l’Argentin Alejandro Patronelli (Yamaha) qui l’emporte, signant ainsi sa 1ère victoire au général dans l’épreuve, 59’53 devant son compatriote Sebastian Halpern (Yamaha), et donc 6h17’38 devant le Polonais Lukasz Laskawiec (Yamaha).

Heureux, l’Argentin Alejandro Patronelli :

« Depuis 2000 je ne gagnais rien ! Mais diable que ce fut dur. Très dur. Si on analyse ce qui s’est passé, c’est incroyable. On avait perdu le moral, Marcos était tombé. On ne doit pas être là en fait. Remonter la pente, perdre à nouveau l’espoir, le retrouver et le reperdre quand je me casse la main et que accélérer devenait impossible. Il devait alors rester 400 kilomètres dans cette étape et encore sept ou huit étapes, avec une main endommagée. C’est là que je me suis dit: ‘si la main tient 400 kilomètres, le reste pourra tenir les 5.000 kilomètres qui manquent’. Et voilà, Champion avec une main et demie! C’est une récompense. Je ne gagnais rien depuis 2000 et j’ai le n° 1 sur le Dakar! Je ne peux pas le croire.»

LES DERNIERS HONNEURS POUR VERHOEVEN

Sur l’ultime spéciale de ce ‘’Personal Dakar Argentina Chile’’, Marc Coma a paraphé son troisième succès sur l’épreuve, en contrôlant parfaitement Cyril Despres.

Cette route, qui nous ramenait vers Buenos Aires ce samedi et sans difficulté apparente, a en revanche carrément viré au cauchemar pour « Chaleco », qui a laissé filer la troisième place du général, à Helder Rodrigues, sur une casse mécanique.
Il ne fallait surtout pas trembler.

Sur la route de Santiago de Baradero, Marc Coma s’est lancé avec une avance de plus de seize minutes au général sur son plus fidèle rival, Cyril Despres.

Le risque de voir ce matelas ‘’éventré’’ à la loyale, par le tenant du titre, étant quasi-nul, la spéciale du jour présentait surtout un enjeu de concentration.

Sur les longs bouts droits à avaler, le Catalan, qui ouvrait la piste, bien que fatigué (photo) a foncé avec application.

Despres, poursuivant confronté à son impuissance sur ce dernier exercice, n’a pu que recoller aux roues du vainqueur annoncé.

Le leader du classement général depuis la quatrième étape à Calama, s’est contenté de contrôler son adversaire, à qui il ne concède qu’une minute et demie.

Sur l’ensemble de la course, le retard s’élève à 15’04 » pour Despres, qui aura bien du mal à digérer les 10 minutes perdues sur une pénalité bêtement encaissée.

Il nous explique:

« Une spéciale qui s’aborde différemment quand on est en première position comme l’an dernier lorsque tu as envie que la course soit plus courte. Quand tu es en deuxième position, tu voudrais qu’elle soit beaucoup plus longue. Mais bon, la sensation de terminer un Dakar, c’est toujours bien surtout ici avec le monde. Je suis plutôt déçu de n’avoir pu m’exprimer un peu plus sportivement. J’ai fait 11 Dakar, 8 podiums, 3 victoires. Une de plus ça aurait été bien. Je n’ai pas réussi à faire la différence. J’ai commis des erreurs, deux petites erreurs qui étaient hélas fatales.»

Coma, lui, peut en tout cas revendiquer le sans-faute :

Sa maîtrise du sujet, lui vaut une superbe troisième victoire sur le Dakar.

Ils sont maintenant  tous les deux à égalité parfaite avec chacun trois succés :

2006- 2009 – 2011 pour Marc, 2005 -2007 – 2010 pour Cyril

La revanche et donc la belle, l’an prochain.

La troisième marche du podium semblait également promise, au Chilien ‘’ Chaleco’’ Francisco Lopez (photo), qui avait d’ailleurs terminé à ce niveau l’édition précédente.

Avec 43 minutes d’avance sur son premier poursuivant, la cause était entendue.

Mais et incroyablement, le coup de massue est pourtant tombé sur « Chaleco », avec la casse d’un amortisseur au kilomètre 159, soit à 22 pions de l’arrivée.

CHALECO, DECU RECONFORTE PAR ETIENNE LAVIGNE

Sur la ligne d’arrivée, Helder Rodrigues, qui vient de signer le deuxième temps de la spéciale avec 5 » de retard sur Verhoeven, compte les minutes…

Malgré l’aide de l’un de ses ‘’ porteurs d’eau ‘’ , le sympathique pilote Bordelais, Alain Duclos, qui tire « à la ficelle » son leader, « Chaleco » n’atteint finalement la ligne d’arrivée qu’à 13h23 (locale).

Bien trop tard pour conserver sa place sur le podium

Il à manqué à Chaleco très exactement … 29 minutes pour sauver sa troisième place, que le Portugais lui ravit sur le fil et à sa très grande surprise.

Après Aprilia en 2010, c’est donc une Yamaha qui se place derrière les deux KTM de tête.

Pour Rodrigues, excellent quatrième, l’année dernière, les promesses sont tenues.

Et, l’équipe Yamaha, réussit son  » come-back  » sur le Dakar

* Bien que vainqueur sortant, Cyril Despres a choisi le N° 2. « Mon numéro fétiche. J’ai toujours gagné le Dakar avec ce numéro 2 » nous expliquait avant le départ Cyril

 

AL ATTIYAH, PREMIERE !

Les deux premières voitures viennent de sortir de la spéciale du jour, et si c’est le VW Touareg de  l’Espagnol Carlos Sainz qui remporte cette dernière spéciale, c’est bel et bien son équipier,  le Qatari Nasser Al-Attiyah qui triomphe dans ce 33ème Dakar, signant ainsi sa 1ère victoire au général.

Au final, avec quatre victoires d’étapes, le Qatari devance de 49’41 son coéquipier sud-africain Giniel De Villiers et de 1h20’38, le lauréat du Dakar 2010, Carlos Sainz, qui reste de son côté le meilleur performer du rallye avec sept victoires d’étapes.

L’équipe Volkswagen qui a survolé cette année encore la course, signe donc le triplé sur le podium de Buenos Aires, et passe juste à côté du  GRAND CHELEM, le tableau de chasse parfait,  avec douze victoires d’étapes sur treize possibles !

Premier succès au Dakar pour Nasser Al-Attiyah et troisième victoire consécutive pour l’équipe Volkswagen.

Ainsi, après Giniel de Villiers en 2009, Carlos Sainz en 2010, cette année, c’est au tour du Qatari Nasser Al Attiayh de gouter aux joies de la victoire dans le plus grand Rallye du monde

L’équipage Volkswagen composé donc du Qatari Nasser Al-Attiyah et de son co-pilote, l’Allemand, Timo Gottschalk, a enlevé ce samedi, sa première victoire sur le Dakar en devançant deux autres équipages Volkswagen, la paire Giniel de Villiers-Dirk von Zitzewitz  et  le tandem Carlos Sainz-Lucas Cruz.

Deux semaines durant et devant des millions  d’aficionados enthousiastes, le nouveau  VW Race Touareg 3 réalise un spectaculaire triplé dans le plus dur des Rallyes raids qui se déroulait  pour la troisième année consécutive, en Argentine et au Chili.

A ce jour et après avoir été le premier à gagner le Dakar avec un moteur diesel, Volkswagen reste donc toujours invaincu en Amérique du Sud, grâce à la technologie TDI Power. 

Questionné à l’arrivée de la spéciale, Kris Nissen, le patron du Team  Volkswagen Motorsport racontait :

« Ce troisième succès consécutif de Volkswagen est le fruit d’un parfait travail d’équipe, de l’expertise exceptionnelle de nos équipages et d’une haute technologie. Je suis incroyablement fier pour toute l’équipe. Nous avons, sans l’ombre d’un doute, disputé le Dakar le plus difficile et probablement aussi le mieux organisé et j’adresse d’ailleurs mes compliments aux organisateurs. Je pense que nous avons démontré que le Race Touareg est le plus fiable et le plus performant des véhicules dans sa discipline. C’est le résultat de plusieurs années de dur travail. Je félicite Nasser Al-Attiyah et Timo Gottschalk qui ont réalisé une superbe performance mais aussi nos autres équipages qui nous ont permis de réaliser ce triplé.»

A ses côtés, Nasser Al-Attiyah, tout souriant nous explique :

« Je suis absolument heureux d’être le premier pilote arabe à remporter le rallye de désert le plus dur au monde. Ce que je ressens est difficile à exprimer. Je réalise mon rêve grâce à la meilleure voiture et à la meilleure équipe de la discipline. Timo Gottschalk est un copilote exceptionnel. Il a joué un rôle immense dans notre succès. »

Pour sa part, Giniel de Villiers, son dauphin cette année et vainqueur 2009 de l’épreuve, enchaine :

« Au début du rallye, nous avons essayé de conduire prudemment et de façon tactique, considérant que ce rallye est extrêmement long et que le seul moyen d’obtenir un bon résultat, c’est d’abord d’atteindre l’arrivée. Cette approche s’est conclue par cette seconde place dont je suis ravi. Un podium sur le Dakar représente toujours quelque chose de spécial. L’équipe peut être fière d’avoir réussi un triplé dans cette épreuve. »

Un peu à l’écart, le vainqueur sortant, Carlos Sainz, 3éme cette fois-ci au général, s’approche et félicite son successeur et il poursuit :

« Dans l’ensemble, je suis très satisfait de ce Dakar. Je pense qu’avec mon copilote Lucas Cruz, nous avons fait un bon travail. Nous nous sommes battus longtemps pour la victoire. Malheureusement, deux mauvaises journées et quelques erreurs ont compromis nos chances. Mais c’est le propre de ce rallye. Il faut toujours rester sur le qui-vive. Je suis ravi que l’équipe  Volkswagen ait réussi le triplé et heureux d’y avoir contribué. Tout le monde dans l’équipe a travaillé très dur pour y parvenir. »

Derriére le meilleur des adversaires et comme prévu, est Stéphane Peterhansel qui finit quatrième.

Lauréat d’une étape, il a connu beaucoup trop de crevaisons  – jusqu’à quatre parfois lors d’une même spéciale – pour pouvoir envisager, troubler l’outrageante sérénité du clan VW.

« C’est quand même très mitigé. On avait l’arme pour se battre. La première semaine, on était là. On était à quelques minutes des leaders. Et puis après, ça a déraillé. Ça a déraillé à cause d’erreurs humaines de ma part. Il y a eu des erreurs de navigation. Et bien sûr, des problèmes techniques. Finalement, on ne finit pas mieux que l’année dernière : quatrième. C’est le sport mécanique. Le Dakar est une course compliquée, on le sait. Il faut passer à travers les erreurs, les pièges. On sera présent l’année prochaine. On doit se remettre en question. Il va falloir essayer de trouver à améliorer la voiture. On a quelques idées.» 

Sur que chez BMW X-Raid, Sven Quandt va devoir sérieusement se pencher sur la question car en novembre dernier, Peter qui avait gagné le Rallye NPO du Maroc, n’avait jamais rencontré pareil problème !!!

Le Français, leader du Team X-Raid, regrette surtout de ne pas avoir pu jouer suffisamment longtemps ses chances d’aller chercher un dixième titre !

Avec le quatrième temps ce samedi, « Peter » n’a rien pu faire pour se sortir de la quatrième place du classement général.

C’est aussi celle qu’il occupait à la fin du Dakar 2010.

Le fossé se creuse ensuite dans la hiérarchie, puisque Krzysztof Holowczyc (photo) son équipier Polonais, cinquième lui aussi au volant d’un BMW X3, pointe tout de même à 4h10 de Nasser Al Attiyah.

De ce Dakar, nous retiendrons bien sur évidemment, la très belle performance de Christian Lavieille, huitième et meilleur ‘’ pilote privé ‘’ au volant de son proto Dessoude.

 

CHAGRIN GAGNE SON …. SEPTIEME DAKAR 
 

En camion, Vladimir Chagin avait depuis plusieurs jours fait la différence sur ses rivaux, qui n’étaient autres que ses plus proches coéquipiers.

A l’arrivée, le  »Tsar » remporte son septième titre sur le Dakar, record absolu dans la catégorie.

Le podium 100 % Kamaz est complété par Firdaus Kabirov et par Eduard Nikolaev. Le ‘‘Tsarevitch » de 26 ans désigné par l’écurie Russe, monte sur le podium pour sa première participation en tant que pilote.

La parade des camions bleus, se poursuit jusqu’à la 4ème place, occupée par Ilgizar Mardeev.

A l’arrivée, Kabirov nous dressait le bilan de ce Dakar qu’il découvrait:

« La dernière spéciale était très rapide, mais je l’ai passée dans la poussière, il n’y avait pas grand-chose à faire. De toute façon, mes chances de victoires avaient été balayées depuis plusieurs jours, où j’avais perdu beaucoup de temps. Mais pour moi ce n’est pas une déception, et c’est même une joie parce que nous avons trois camions Kamaz aux trois premières positions. De plus, je sais très bien que Vladimir Chagin est plus rapide que moi. Il mérite parfaitement cette nouvelle victoire.» 

Gilles GAIGNAULT
Photos : Gilles Gallinaro – ASO DPPI –Yamaha – Aprila – Maindru  

 

LE CLASSEMENT GENERAL FINAL

1. Nasser Saleh Al-Attiyah – Timo Gottschalk : (Volkswagen Race Touareg) 45h 16’16’’

2. Giniel de Villiers – Dirk von Zitzewitz : (Volkswagen Race Touareg) 46h 05’ 57’’

3. Carlos Sainz – Lucas Cruz Senra : (Volkswagen Race Touareg) –  46h 36’54’’

4. Stéphane Peterhansel -Jean-Paul Cottret : (BMW X3 CC)  –   47h 00’04’’

5. Krzysztof Holowczyc  -Jean-Marc Fortin : (BMW X3 CC)  –    49h 27’37’’

6. Mark Miller – Ralph Pitchford  : (Volkswagen Race Touareg)50h 10’58’’

7. Ricardo Leal Dos Santos – Paulo Fiùza : (BMW X3 CC) –            52h 06’23’’

8. Christian Laveille  – Jean-Michel Polato : (Nissan Dessoude)53h 13’34’’

9. Guilherme Spinelli  -Youssef Haddad : (Mitsubishi Lancer)53h 39’53’’

10. Matthias Kahle  – Thomas Schuenemann : (SMG Buggy)  – 60h 28’12’’

 

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