DAKAR 2011 : DESPRES l’HOMME DU JOUR MAIS MARC COMA CONTROLE. SAINZ RETARDE, AL ATTIAYH TRANQUILOU.

11éme étape : Chilecito – San Juan
Liaison : 164 km
Spéciale : 622 km
Distance totale de l’étape : 786 km
Distance totale depuis Buenos Aires
Motos : 8101 km
Autos : 8114 km
Camions : 8017 km

Il était une fois dans la … Cordillére !

Ce jeudi, le Dakar ne changeait pas de pays puisque nous sommes revenus en Argentine.

Mais l’impression de pénétrer dfans une nouvelle contrée était pourtant bien réelle !!!

Les contreforts de la Cordillére des Andes prennent il est vrai parfois des vrais airs de… Far West !

Ce fut le cas dans de fabuleux canyons  du premier  secteur chronométré.

Une petite mélodie d’Ennio Morricone, aurait aussi parfaitement bien cadré avec le décor plus sablonneux du second tronçon !

Là, ou les concurrents n’ont cessés de naviguer entre des cheminées de fées.

En dépit des apparences, le Rallye Dakar n’était pas au… cinéma !
 

 

L’HONNEUR DE CYRIL DESPRES

Aujourd’d’hui, il fallait donc avant tout et surtout demeurer parfaitement concentré et performant et ce sur plus de… 600 kilométres

Afin de conserver  tout le bénéfice des efforts consentis depuis le départ de Buenos Aires, le 1er janvier dernier.

Et ce alors que le but est proche, l’arrivée dans la  capitale Argentine étant prévu pour ce samedi !!!

Si au final chez les motards, le leader Marc Coma limite la casse au cours de cette 11ème spéciale, du ‘’Personal Argentina-Chile Dakar’’ 2011 et divisée en deux parties, elle a souri à son dauphin, Cyril Despres.

L’objectif du Français était de reprendre du temps au leader, à son éternel rival Espagnol, Marc Coma.

Les 2’12 finalement concédés par le Catalan, sont bien un moindre mal.

  
Marc qui nous précise :

« Aujourd’hui c’était une belle journée. Dure quand même, longue avec beaucoup de cailloux, beaucoup de rios. Au final c’étaient deux spéciales jolies où on a soutenu un bon rythme. Il reste demain qui sera encore une journée dure où tout est possible. Demain soir, on sera effectivement plus près de la fin mais il faut quand même faire la journée. Il faut prendre les choses calmement: s’il doit se passer quelque chose, on verra. Mais en faisant les choses de manière professionnelle tout devrait aller bien. Je répète, demain est encore une longue journée. On verra après. »

Despres pour l’heure se contentera donc d’une 3ème victoire en spéciale.

Coma conservant toujours à deux jours du but, un avantage non négligeable qui se monte encore, à… 15’59 !

Important donc et qui laisse désormais fort peu d’espoir à Cyril

La distance chronométrée du jour proposée à Cyril Despres pour tenter de renverser la tendance après son sévère contrecoup de la veille, semblait pourtant suffisante.

Avec 18’10 » de retard sur Marc Coma (photo) au général, la mission semblait cependant, reconnaissons- le, toutefois bien délicate pour le vainqueur 2010.

Parti dans la position … du chasseur, c’est-à-dire 2′ après son adversaire, le Français gagne logiquement du terrain au terme de la première partie de la spéciale, soit 1’31 au km 224.

Bien, mais bien insuffisant pour troubler le tranquille Catalan.

Loin de ces préoccupations pour la victoire finale , ‘’Chaleco’’ Lopez, profite de sa quatrième place au départ, pour suivre les traces des ténors et se concentrer sur son pilotage.

Le Chilien signe donc le meilleur temps à l’arrivée de la première spéciale, avec un bel avantage de 1’29 sur Despres.

Le deuxième épisode de la journée est à l’image du premier à une entité près.

Despres parti cette fois-ci, 29 » derrière Coma, revient progressivement sur son rival et va le dépasser, à une trentaine de kilomètres du but.

Mais derrière, ‘’Chaleco’’ Lopez a droit à… son moment d’égarement, manquant une note sur son road book !

Une session de jardinage s’en suit…

Laquelle va donc lui couter la victoire d’étape.

Du coup, c’est Despres qui remporte l’étape, sa troisième depuis le départ du rallye et la 26ème de sa carrière sur le Dakar.

Le pilote KTM se retrouve donc à une longueur seulement de Jordi Arcarons et à six du recordman à moto, Stéphane Peterhansel victorieux lui de 32 succès d’étapes en motos. 

Le Français reprend donc à l’arrivée à San Juan, 2’12’’.

Un moindre mal pour Coma qui aura fort intelligemment géré toute la journée, et collé aux basques de Despres une fois dépassé.

Il conserve ce soir, un avantage conséquent de 15’59’’ sur son meilleur ennemi et principal poursuivant.

Car, derrière la cause est entendue…

‘’Chaleco’’ Lopez s’il reste lui, bien accroché à la troisième marche du podium, il pointe loin, très loin, trop loin des deux hommes de tête, à plus de … 49′ tout de même

Son seul bonheur ce jeudi, étant au final d’avoir conforté sa troisième place sur le podium, puisqu’il gagne même du temps sur Helder Rodrigues, 4ème du jour.

Et quatrième aussi, également au classement provisoire

ALAIN DUCLOS, L’UN DES PORTEURS D’EAU DE CHALECO

Alain Duclos, l’un des porteurs d’eau chez Aprilia de Chaleco réussit une bien meilleure seconde partie. Il s’explique:  

 « La deuxième semaine s’est quand même bien passée, conforme à ce que je prévoyais. Mais il est vrai que j’ai eu du mal à me mettre dans le bain avec les pépins que j’ai eus. Quand on part avec l’ambition de faire un Top 5, et qu’au bout de 50 km sur 10000, tu sais que tu n’y arriveras pas, c’est dur de revenir dans le match. Mais en deuxième semaine, je suis là. C’est la place à laquelle je devrais être normalement. Mais nous avons mal travaillé au départ. Ce n’est pas grave, on va dire que cela fait 10000 kilomètres d’entraînement pour être prêt dès le premier jour du prochain. Aller chercher de meilleures places cette semaine, c’est bon pour le moral, ça encourage à travailler et à ne pas baisser les bras. »

 

Cyril qui ne désespère pas :

« Pour réussir il faut essayer, et j’essaye. Je fais tout ce que je peux, tout ce que je sais faire. C’était quand même une très jolie spéciale. »

Et il ajoute :

« S’il n’y a pas au bout, un bon chrono, il y a au moins le plaisir. »

Et de nous rappeler :

« En 2007, j’ai gagné à deux jours de la fin. Et si je n’ai pas d’espoir, c’est impossible de rouler à des cadences comme celles-là. Je garde donc espoir et je continue à attaquer. Il reste encore deux jours. »


AL ATTIAYH FILE TOUT DROIT VERS LE TRIOMPHE

 
Comme sur deux roues, on s’attendait à un terrible duel entre Nasser Al Attiyah et Carlos Sainz, revanchard après son tankage de la veille.

Et il y eut bien explication entre les deux pilotes VW, en tout cas jusqu’à la zone de neutralisation.

Parti derrière le Qatari, Sainz met la gomme et revient dans la poussière de l’ouvreur. Au km 224, Sainz possède une avance de 1’24 et semble filer vers un 23ème succès d’étape sur le Dakar.

L’après-midi dans la chaleur de la région de La Rioja sera terrible pour le tenant du titre.

Au km 412, Sainz aveuglé par la poussière, arrache sa roue avant droite dans un trou.

Bilan : une heure de réparation en compagnie de son coéquipier Mark Miller.

Hier, Sainz pensait avoir perdu le rallye sauf pépin majeur d’Al Attiyah.

Aujourd’hui, l’espagnol a même perdu sa deuxième place et devra lutter pour rester sur le podium, face à la BMW de Peterhansel

Stéphane qui explique :

« La casse de Carlos Sainz va permettre à Nasser Al-Attiyah de souffler et de gérer beaucoup plus confortablement ces deux derniers jours »

Carlos Sainz, lui raconte:

« J’ai fait le maximum, je me trouvais dans la poussière de Nasser et je n’ai pas vu un trou. Je suis tombé dedans et j’ai cassé la suspension. J’ai essayé tout ce que je pouvais pour attaquer, je ne suis pas ici pour arriver deuxième. Pour moi c’est premier ou rien. Alors finir deuxième ou troisième c’est pareil. »

Nasser Al Attiyah n’aura finalement été que moyennement inquiété lors de cette spéciale, si ce n’est par Stéphane Peterhansel.

Le second du dernier Dakar remporte sa 3ème spéciale du rallye avec une avance de 1’13 sur « Peter » et 4’52 sur De Villiers.

Il accroit considérablement son avance au général :

Près de 52′ sur son nouveau dauphin…

Lequel n’est autre ce soir que le lauréat du Dakar 2009, le Sud Africain, Giniel de Villiers !!!

Nasser qui lâche :

« On a bien débuté la spéciale. On s’est contenté de rester derrière « Peter ». La voiture fonctionnait très bien. On n’a pas connu de problème. Je ne sais pas ce qu’il est arrivé à Sainz. J’espère qu’il pourra réparer. Carlos poussait énormément derrière. Moi je suis content de moi. On a fait du bon boulot. Je vais faire de mon mieux pour atteindre Buenos Aires. Demain est un autre jour. On ouvrira la piste. On fera le plus attention possible. »

Cristina de Kirchner salue le retour du Dakar en Argentine

Le Dakar est revenu en Argentine, hier et la Présidente de la République Argentine a tenu à le saluer.

Sous un très chaud soleil de fin d’après-midi le bivouac de la 10ème étape a vécu un moment officiel et convivial tout à la fois.

Etienne Lavigne, directeur du rallye, Luis Beder Herrera, Gouverneur de la Province de la Rioja, Enrique Meyer, Ministre du tourisme, Carlos Sainz et Nasser Al-Attiyah, pilotes Volkswagen et enfin, Javier Pizzolito, héros argentin de l ‘étape transfrontalière Copiapo-Chilecito, ont dialogué avec Cristina de Kirchner au cours d’une visioconférence.

La Présidente, en direct depuis les studios du programme ‘Argentina con vos siempre’ a salué le Qatari Nasser Al-Attiyah, leader du classement général autos en lui annonçant qu’elle serait … au Qatar mardi prochain.

Après avoir félicité les organisateurs, elle s’est livrée à un dialogue spontané avec Pizzolito puis Alejandro Patronelli qui avait rejoint les invités de la visio.

« Vous, les sportifs argentins, vous êtes extraordinaires. Vous réalisez de grandes choses dans le cadre d’une course magnifique» a souligné la Présidente.

 Gilles Gaignault

Photos : Gilles Gallinaro – ASO DPPI – Aprilia – Yamaha – Maindru

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