DAKAR 2011 : LE GRAND BONHEUR DE FARIA EN MOTOS. LA BALLADE DES VW EN AUTOS

  

6éme étape : Iquique – Arica
Liaison : 262 km
Spéciale : 456 km
Distance tiotale de l’étape : 721 km
Distance totale parcourue depuis Buenos Aires :
Motos : 4568 km
Autos : 4601 km
Camions : 4504 km

L’exploration du magnifique désert d’Atacama situé au nord du Chili, lequel n’a rien, absolument rien à envier aux déserts du Sahara et même du splendide Ténéré au Niger, nous emmenait ce vendredi à Arica, dernière ville Chilienne, avant la frontière Péruvienne, toute proche.

Pour cet énorme morceau de désert ou la température frôlait ce vendredi les.. 45° et ce à la veille d’une étape de repos bienvenue et attendue impatiemment par toute la caravane qui n’en peut plus de suffoquer, le menu du jour était une fois de plus, une fois encore, des plus copieux en dunes, dont la dimension augmente d’ailleurs incroyablement, au fil des jours !!!!

Mais tout au long de cette très longue journée, une nouvelle fois entamée bien avant l’aube des  6 heures, les pilotes ont connus, une alternance de sensations.

Après avoir en effet tout d’abord surfé dans les dunes, la plupart se sont ensuite engagés dans les inévitables zones de ‘’ fesh – fesh ‘’ que l’on nomme ici au Chili ‘’ guadal ‘’

Sans compter les parties de slalom entre poussière et herbes sèches, la patience restait ce jour, de mise et la meilleure alliée…

A ce petit jeu et donc à l’extrême nord Chili, ce parcours démentiel, comprenant un festival de dunes, de sable brulant et glissant, sans compter ces innombrables zones de ‘’ fesh-fesh, le plus rapide des pilotes a été le…  porteur d’eau de Cyril Despres, le Portugais Ruben Faria.

Celui – ci, déjà à l’honneur lors de la première étape, il y a cinq jours, ou il s’était déjà montré le plus rapide, avant de se voir attribuer une petite pénalité pour une vitesse excessive dans une zone contrôlée, parvient enfin à gagner cette année, son étape.

Faria l’emporte, en devançant dans l’ordre, la Yamaha de  son compatriote Helder Rodrigues de 50’’, son chef de file, Despres de 3’54’’, le leader Marc Coma de 4’20’’ , Stefan Svitko de 8’07’’ et Chaleco le Chilien, seulement sixième de 9’44 .

Si un Portugais (Faria) succède en deux jours à un autre Portugais (Goncalvés), par contre les jours se suivent mais visiblement ne se ressemblent pas pour ce dernier.

En effet, il n’était toujours pas arrivé une heure après la KTM de Ruben Faria, visiblement victime d’ennuis électriques.

Et ce alors que la Honda du Français Thierry Bethys arrivait et pointait en vingt huitième position de la spéciale du jour !!!
 

FARIA : SA QUATRIEME VICTOIRE D’ETAPE

Depuis sa première apparition sur le Dakar, Ruben Faria a remporté une spéciale à chaque fois qu’il s’est engagé.

 Après avoir vu lui échapper celle du premier jour de course, le ‘’porteur d’eau’’ de Cyril Despres s’impose sur la spéciale du jour, devant son compatriote Helder Rodrigues.

Chacun connaît la réputation historique de solides navigateurs des Portugais, co-artisans de la découverte de l’Amérique il y a quelques 500 ans.

Les lointains héritiers que sont Ruben Faria et Helder Rodrigues renouent avec cette fibre conquérante à l’approche d’Arica, au lendemain de la victoire d’étape de Paulo Gonçalves.

Ce n’est pourtant pas le sentiment patriotique qui a guidé Faria vers le succès aujourd’hui, mais bien le sens du devoir.
 
Convoqué au départ de la spéciale en septième position, le partenaire de Cyril Despres a tenu à rejoindre son leader au plus vite pour assurer son rôle d’ange-gardien.

Avant les retrouvailles, Faria a d’abord dû recoller avec son compatriote et néanmoins rival Helder Rodrigues.

Mais le pilote Yamaha avait lui aussi décidé de filer… à la Portugaise, signant les meilleurs temps intermédiaires jusqu’à la mi-course.

C’est dans la deuxième partie de parcours que le duo Despres-Faria progresse. La situation est inconfortable pour le tenant du titre, qui constate d’angoissantes vibrations au niveau du moteur de sa KTM, mais les chiffres continuent de parler en faveur de Faria.

Sur la ligne, il signe le meilleur temps avec 50 » d’avance sur Helder Rodrigues.

« Je suis ravi de gagner car cela prouve que dimanche je méritais bien ma victoire. Et ce d’autant plus que ce vendredi il m’a fallu rattraper et dépasser pas mal de mes rivaux. Mon but était d’être le plus vite avec Cyril au cas où… Maintenant je suis serein et j’ai remporté mon étape. C’était le but. Place a mon rôle d’équipier pour protéger Cyril »

Côté lusophone, son homonyme brésilien Zé Helio Rodrigues, douzième en 2009, quitte en revanche la course sur chute, avec une clavicule fracturée.

Dans la bataille au sommet du classement général, la grosse minute reprise par Despres le rapproche à la veille de l’étape de repos à 8’48 » de Marc Coma.

Le leader à la journée de repos ne bénéficie que d’une marge réduite, au regard du programme dense et sablonneux qui attend les motards après Arica.

La question des places à prendre sur le podium est également loin d’être réglée puisque le local « Chaleco » Lopez, toujours troisième, a perdu une bonne partie de son avance sur ses poursuivants.

Helder Rodrigues (4ème), n’est qu’à moins de 5′, et Faria est presque aussi menaçant, à un peu plus de 7′.

Ces préoccupations sont maintenant très lointaines pour David Casteu, qui a laissé plus de cinq heures à ses adversaires dans l’étape de la veille, et ne peut espérer que de faire briller sa Sherco sur le terrain des victoires d’étapes.

COUP DE THEATRE

En début de soirée au bivouac d’Arica – il était alors plus d’une heure du matin en France – on apprenait et des heures après l’arrivée de l’étape et par un communiqué des commissaires sportifs, le NOUVEAU DECLASSEMENT de Ruben Faria !!

Le motif ?

Ruben Faria n’aurait pas respecté le temps d’arrêt obligatoire de quinze minutes. Le Portugais  aurait simplement stoppé 5’13’’

Du coup, il écope de la différence de temps  et par conséquent, il perd le bénéfice de sa victoire d’étape

Laquelle revient donc sur ’’ tapis vert’’ à son compatriote Helder Rodrigues qui offre ainsi sa toute première victoire à l’équipe Yamaha, vingt quatre heures après le premier succès d’une BMW

LE TEAM VW SOLIDE SURVOLE LA COURSE

La pause avec la journée de repos ce samedi à Arica donnera très certainement l’occasion à Stéphane Peterhansel de se reconstituer un moral de gagneur, après l’avalanche de pépins qui est tombée sur son X3 dans la longue spéciale du jour.

La partie était pourtant bien engagée pour le Français, qui poursuivait son opération de reconquête avec un certain succès puisqu’il signait le meilleur temps intermédiaire à mi-parcours, avec un gain potentiel de 1’15 » sur Sainz.

Mais la belle opération en perspective tourne ensuite véritablement  au cauchemar !

Effectivement après une erreur de navigation qui luit fait d’abord perdre quelques minutes, Stéphane Peterhansel est ensuite stoppé à une… deux… trois et même  quatre reprises par des crevaisons !

Du coup, sur la ligne d’arrivée, son retard sur Carlos Sainz, vainqueur du jour se monte à …12’25 ».

Important  mais pas irréversible car il reste tout de même encore une grosse semaine de course.

Mais les crevaisons à répétitions dont est victime quotidiennement le BMW de Peterhansel commence à inquiéter Stéphane comme les suiveurs…

Il va falloir sérieusement se pencher sur ce problème dans le camp Bavarois

Petite précision : Ce vendredi Steph avait embarqué trois roues de secours après ses … deux crevaisons de jeudi !

Mais ce vendredi, il a incroyablement crevé on l’a dit à … quatre reprises !!!!

Nullement désabusé mais bien au contraire parfaitement lucide, Steph en début de soirée, rejoignant le bivouac – il était alors 23 heures en France – nous détaillait le motif de ces crevaisons qui s’enchainent :

«  Il faut d’abord savoir que la voiture est plus lourde de 200 kg par rapport à nos adversaires. Aujourd’hui, j’ai aussi été gêné et ralenti par l’imposante poussière laissé par les VW et qui m’a empêché de voir le relief et parfois de dangereux cailloux. Ceci explique aussi ces trois crevaisons, la quatrième étant une crevaison lente m’a permis de finir. Le terrain était particulier mais c’est la première fois que cela m’arrive de crever a quatre reprises lors d’une même. Cela dit peut –être que j’attaque trop aussi. Néanmoins, quoiqu’il en soit même si je perds gros, la course n’est pas perdue pour autant. On a déjà vu par le passé de gros rebondissements en fin de Dakar. Alors, attendons la suite »

Si « Peter » ne vient pas troubler la marche des Volkswagen, le classement du jour se couvre alors tout naturellement de bleu.
Du bleu des VW Touareg

Aujourd’hui, derrière Carlos Sainz, qui signe son 21ème succès d’étape sur le Dakar et s’éloigne de la menace du leader de l’équipe BMW X-Raid, Nasser Al-Attiyah continue de soutenir le rythme, puisqu’il ne concède que 9 » à son chef de file et retrouve la seconde place du général, à 2’42 ».

Les deux autres Race Touareg III, pilotés par le Sud Africain Giniel De Villiers (3ème) et l’Américain Mark Miller (4ème),complètent le tir groupé de l’armada Volkswagen qui monopolisent les quatre premières places du jour avec ses Touareg (300-302-308-304) et sont les seuls à terminer à moins de 10′ de Sainz.

Peter finit cinquième à 12’25’’

Suivent dans l’ordre :

Son équipier, le Polonais Holwczyc à … 25’28’’ par le Misu du Bré »silipuis la Mini de Guerlain Chicherit à 28’34’’ et la troisième BMW de l’Argentin Terranenova, à 38’55’

Le Top 10 est complété par  la derniére des BMW, celle du Portugais Ricardo Leal Dos Santos.
Comme on le voit les deux grosdes ‘’ usines ‘’ régnent en maitrze sur la course

Et c’est finalement la Nissan du Team Dessoude qui pointe en onzième position à 53’30’’ devant un autre Nissan du Sud Africain, Alfie Cox, à 58’15’’

Au général , Sainz mène de 2’42’’ devant Al Attiayh et désormais de … 14’51 ‘’ sur Peterhansel !!!

VICTOIRE DU TATRA D’ALEX LOPRAIS EN CAMION

La course camion a vécu entre Iquique et Arica, un épisode historique, avec la victoire d’Ales Loprais !

Profitant du léger retrait de Vladimir Chagin aujourd’hui mais déjà devancé la veille par Kabirov, le pilote tchèque a surtout dominé ce même Firdaus Kabirov, leader du classement général, sur la deuxième moitié de parcours.

A l’arrivée, son avantage de 3’55 » sur le vainqueur 2005 et 2009, semble peut être dérisoire.

Mais Tatra met fin, enfin à une série de … 24 spéciales gagnées consécutivement par les pilotes Kamaz, commencée sur le Dakar 2009 à Copiapo.

La persévérance paie pour Ales Loprais, qui avait remporté son unique spéciale sur le Dakar en 2007, à Tambacounda, au Sénégal

Gilles Gaignault

Photos : ASO DPPI – Aprilia – Gilles Gallinaro – Red Bull

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