DAKAR 2011 : ENFIN LA DELIVRANCE AVEC L’ARRIVEE SUR LE PACIFIQUE !!!

Toute la caravane attendait avec impatience cette étape et surtout, l’arrivée à Iquique.

Iquique ?

Une fort jolie localité nichée entre les immenses dunes et … l’Océan Pacifique !!!

Ceci explique cela, car parvenir à Iquique signifiait retrouver de l’air, cet air marin qui vous rafraichit.

Particulièrement pout les concurrents et suiveurs du Dakar, car la vague étouffante de chaleur qui nous accompagne au fil des jours et des étapes depuis Buenos Aires, en devenait insupportable tant l’atmosphère devenait écrasante et suffocante, avec des températures frôlant parfois, les 40° !!!

Températures que nous allons de toute façon retrouver des ce vendredi et les jours qui suivent en pénétrant dans le redoutable désert Atacama…

Mais comme dit un célèbre dicton, ‘’ ce qui est pris, est pris ‘’

Alors ce jeudi, nous en avons bien profité de cette fraicheur marine du Pacifique.

Et dans un cadre idyllique !!!

5éme étape : Calama – Iquique
Liaison : 36 km
Spéciale : 423 km
Distance totale de l’étape : 459 km
Distance totale parcourue depuis Buenos Aires :
Motos : 3847 km
Autos : 3880 km
Camions : 3783 km

Mais revenons à cette étape.

Sur cette spéciale complète, les pilotes ont composés avec des terrains extrêmement variés qui imposent chacun leur type de conduite.

On démarre au ralenti sur des pistes rocailleuses, particulièrement cassantes.

Puis la traversée d’un Salar (grand lac salé blanc) allait ensuite rapidement faire tomber les moyennes car la poignée de kilomètres à parcourir a bien occupé les pilotes une bonne petite heure !!!

En revanche, le final du jour s’est effectué en hors-piste grand ouvert sur une centaine de kilomètres.

Avec ‘’ GRANDIOSE ‘’  un festival de dunes qui s’achevait avec l’impressionnante descente sur Iquire.

Laquelle a offert son lot de frissons à tous les amateurs de sensations fortes !!!

Imaginez vous, face à la mer de l’Océan Pacifique qui apparaissait, les concurrents devaient ensuite dévaler une pente , une longue pente longue de 2,3 km, à un pourcentage de dénivelé moyen, de… 12% !!!

Tout simplement IMPRESSIONNNANT …

LA BONNE ET GROSSE SURPRISE : LE DUO BMW -GONCALVES

A ce petit jeu, on attendait bien évidemment l’indétrônable trio qui domine outrageusement ce début de Dakar, les Coma-Despres-Chaleco

Eh bien, à la grande surprise générale, aucun des trois, n’est parvenu à remporter cette cinquième étape.Ni Despres, lauréat des deux premières, ni Coma victorieux, lui des deux suivantes.

Ni Chaleco non plus, le local Chilien visant lui, de gagner cette première véritable étape Chilienne.

Il est vrai qu’il s’en est fallu de peu car si Chaleco devance les deux leaders, il a hélas pour lui, du s’effacer devant un quatrième larron.

En l’occurrence, le Portugais de l’équipe BMW, Paulo Goncalvés.
Lequel est arrivé en grand vainqueur à Iquique.

Premier succès d’une BMW depuis … dix ans et l’ultime et derrniére victoire en spéciale du regretté Richard Sainct !!!

Fabuleuse victoire pour Goncalvés car si ce Dakar est son sixième, jamais encore il n’était parvenu à y remporter la moindre étape !

C’est un motard souriant et s’exprimant dans un parfait Français que nous retrouvons donc dans le campement BMW :

« C’est véritablement un grand jour et pour moi et pour BMW car il s’agit de notre première victoire. Jusqu’alors ces dernières années, il m’était arrivé de finir, soit second, soit troisième d’étapes et ce à plusieurs reprises mais jamais de l’emporter. C’est donc une vraie grande joie. Ce matin au départ j’espérais bien la faire et la terminer mais surement pas la gagner »

Mais ce n’est pas tout comme nous l’explique Paulo :

«  Figures-toi que c’est au cours de cette étape qui arrive ici à Iquique que l’en dernier, j’avais chuté et m’étais fracturé un poignet . Le Dakar m’offre donc une incroyable revanche en me donnant ce succès »

Mais avant d’en arriver là, Goncalves en a bavé :

« Oh que oui. La journée a été bien longue. Très dure, franchement difficile avec énormément de navigation dans les cordons de dunes. »

Et de conclure :

« Les vingt derniers km étaient éreintants mais quel bonheur ensuite de basculer avec cette vue magique sur le Pacifique avant de plonger sur l’arrivée à Iquique. »

Cette victoire lui donne t’elle des idées ?

« Mon but et mon objectif est avant tout de rallier Buenos Aires. Je verrais jour après jour. Mais les autres aussi savent rouler vite alors il m’est difficile d’envisager à quelle place je me situerais. En tout cas j’ai déjà rempli mon contrat en offrant à mon employeur BMW, cette toute première victoire d’étape pour le retour de la marque sur le Dakar. »

Derrière l’heureux lauréat du jour, les places d’honneur reviennent au local Chilien Fransisco Lopez ‘’ Chaleco ‘’ qui finit second mais à 2’18’’.

Le Hollandais Frans Verhoeven, complète le triomphe BMW en prenant la troisième place à 2’19’’.

Suivent les deux leaders Marc Coma à 3’58’’ et Cyril Despres, à 4’10.

Ces deux hommes conservent donc les deux premières places au général provisoire mais désormais le Catalan devance cependant le Français, de … 10’14’’

Cela mérite des explications.

Lors de l’étape de mercredi, Cyril a commis une légère bévue qui lui coute au final, dix minutes de pénalité (article30p4) !!!

Que s’est t’il passé ?

Selon les commissaires, il est strictement interdit de sortit d’une zone de contrôle par une direction autre que celle prévue par l’itinéraire de la course.

David Castera, Directeur sportif chez ASO que nous questionnons, nous détaille la faute :

« Une zone est composée de trois parties avec trois drapeaux.  L’entrée du couloir. Un stop et plus loin la sortie. Cyril a bifurqué à droite avant d’avoir franchi la fin du couloir et  le drapeau de fin de zone »

Cyril a-t-il réellement fauté ? Tout simplement dans le feu de l’action, le stress de la course, la chaleur, il a probablement commis in intentionnellement cette bévue.

Mais en le retrouvant à Iqique, nous avons pu constater que cela ne le chagrinait nullement :

« Ce que je retiens en priorité c’est la beauté extraordinaire des paysages ce jour. Le reste n’a franchement que fort peu d’importance. Je le répète ce Dakar est encore très long et  donc no souci  »

Le tout lâché très décontracté et souriant …

De son côté, Marc Coma tient exactement le même langage :

« Le Rallye sera long, alors impossible de tirer des plans sur la comète ! » 

Même si lui aussi, a été mis à l’épreuve ce jeudi comme il nous le raconte :

Je me suis arrêté de longues minutes pour aider Olivier Pain qui venait de chuter lourdement (km231). D’autres ont fait de mêle comme Goncalves et mon lieutenant Juan Pedrero »

Ces trois pilotes se verront défalquer respectivement :
2’50 pour Pedrero, 4’53’’ pour Goncalves et 11’50’’ pour Coma.

Concernant l’infortuné Olivier Pain, son père Christian croisé par hasard au bivouac – lequel s’étend sur quelques hectares en plein désert – nous livre le premier bulletin médical.

Et il nous montre même sur son i-phone, les photos de son fils dans l’hélicoptère, qui le transporte vers Calama:

« A première vue, Olivier souffre d’une fracture du poignet, d’une contusion à la mâchoire. Mais on va l’ausculter à l’hôpital pour tout vérifier »

Finalement, on l’a dit, Paulo Goncalvés triomphe. Suivent Chaleco, Verhoeve, Coma et Despres.

Puis arrivent,  Héldes Rodriguez, Ruben FariaJonah Street, Panders Ullvalseter et Pedrero.

Respectivement à 10’01’’, 12’05’’, 15’15’’, 17’01’’ et 17’36’’

Au général et suite à la pénalité infligé à Despres, Marc Coma  conforte sa place de leader, totalisant maintenant, 10’14’’ d’avance sur Cyril contre … deux infimes secondes la veille.

Mais on l’a lu, Despres ne sen inquiète encore nullement !

Chaleco occupe toujours la troisième place, à 18’32’’.

Les places d’honneur sont occupées par un trio de Portugais dont le vainqueur du jour, Goncalvés (4éme à 21’42’’), Helder Rodriguez (5éme à 32’05’’) et Ruben Faria (6éme à 35’14’’).

Pointent ensuite, l’Espagnol Pedrero (7éme à 40’01’’), l’Américain Jonah Street (8éme à 42’55’’), l’Espagnol Jordi Villadoms (9éme à 44’23’’) et le Hollandais Frans Verhoeven (10éme à 49’55’’)

De ce Top 10, ont disparus les deux Français, Pain et Casteu

Pain, on l’a expliqué sur chute.

Quant au malheureux David Casteu, il roule  sur sa seule première vitesse et la Sherco ne devrait pas rejoindre le bicouac avant la nuit…

PETERHANSEL TRIOMPHE CHEZ LES AUTOS

Formidable journée pour BMW puisqu’outre le triomphe dans la catégorie des motos, la firme Munichoise triomphe aussi également dans celle des autos !!!

Stéphane Peterhansel, nous avait prévenu depuis plusieurs jours et chaque soir, il nous le répétait :

« J’attends les étapes de navigation »

Eh bien pour la première journée Chilienne, les concurrents ont enfin eu droit à une vraie étape de navigation.

Celle qu’attendait avec impatience le leader de chez BMW 
D’abord, on l’a expliqué en présentation de l’étape, sur sol rocailleux puis à travers un salar (désert de sel) avant le festival de dunes qui précède la majestueuse et fabuleuse arrivée à Iquique.

A l’issue de cette cinquième étape, Stéphane Peterhansel remporte enfin sa première victoire sur ce Dakar 2011.

Sur un terrain qu’il affectionne, son terrain de prédilection, le désert, le Français de BMW reprend 1’24’’ à la VW Touareg de Nasser Al-Attiyah et surtout 3’15’’ au leader, Carlos Sainz.

A l’arrivée au bivouac, le nonuple vainqueur de l’épreuve affichait sa mine des grands jours :

« On est vraiment parti le couteau entre les dents. On a réussi à passer devant Al Attiyah et Sainz aussi, en profitant d’une erreur de navigation de leur part. Après cela fut  à notre tour de faire une légére erreur et de crever. Nos deux rivaux en ont profités pour nous repassés. On a finalement réussi à revenir sur la fin. Pour finir on réalise un bon temps »

Et en effet effectivement ce gain de temps, permet au pilote BMW de récupérer la  seconde place que détenait le pilote Qatari Al-Attiyah.

Et Stéphane n’accuse plus ce jeudi soir que 2’26’’de retard sur le leader, l’Espagnol, Carlos Sainz.

Peter poursuit :

« Les trois premiers au général se tiennent en trois minutes. C’est bien J’espère que ça restera comme ça jusqu’à la journée de repos – prévue ce samedi à Arica -comme cela on aura un magnifique final à suspens. »

Et Peter, ajoute tout sourire :

« Tout est encore possible pour nous.»

Derrière le trio infernal qui monopolise succés d’étapes et places sur le podium, exception faite du vainqueur du Dakar 2009, le Sud africain Giniel de Villiers, lui aussi sur un VW Touareg et quatrième à 5’21’’ de son partenaire Carlos Sainz, les écarts commencent à devenir importants.

Le cinquième, membre lui aussi du clan VW, l’Américain Mark Miller perd la bagatelle de … 20’42’’

Les BMW du  Polonais Holowczyc (photo) et de l’Argentin Terranova arrivent à 23’23’’ et 29’03’’.

Le Mitsu du Brésilien Spinelli termine lui à 37’04 et le Nissan de Nani Roma encore plus loin, à 39’22’’

Quant à Guerlain Chicherit dont la Mini a une nouvelle fois perdu bien du temps,en demeurant bloqué dans une ornière (km 137) il a rejoint Iquique à … 52’53’’

Juste devant Christian Lavieille et son Nissan Dessoude qui franchit la ligne lui à 1h04’12’’

Au général, Sainz méne avec ce jeudi soir, 2’26’’ sur la BMW de Peterhansel, 2’33’’ sur Al Attiayh, 21’20’’ sur de Villiers mais Holowcyc, cinquième est déjà à 47’53’’ !

Terranova pointe à 58’59’’, Miller à 1h 26’03 ‘’

C’est dire si le trio de tête ne ‘’ jardine ‘’ pas

Gilles Gaignault
Photos : Gilles Gallinaro – ASO DPPI – Aprilia – Red Bull

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