DAKAR 2011 : CARLOS SAINZ ET CYRIL DESPRES EN LEADERS A TUCUMAN

2éme étape : Cordoba – Tucuman
Liaison : 440 km
Spéciale : 300 km pour les motos
                324 km pour les autos et camions
Distance totale de l’étape :
740 km pour les motos
764 km pour les autos et camions
Distance totale parcourue depuis Buenos Aires :
1875 km pour les motos
1929 km pour les autos et camions

Déjà vainqueurs de la première étape du Dakar, dimanche, Cyril Desprès (KTM) et Carlos Sainz (Volkswagen) ont parfaitement assumé leur statut de leader en remportant ce lundi la seconde entre Cordoba et San Miguel de Tucuman, lundi.

Après deux jours à traverser l’Argentine d’est en ouest, les concurrents découvraient une étape cent pour cent inédite, ce lundi, pour cette troisième journée du Dakar 2011.

Au menu du jour, une ambiance incroyablement typiquement ‘’ Africaine ‘’. Cap était mis sur le nord de l’Argentine 100% inédite qui emmenait le Rallyepour cette étape dans un décor forestier rappelant à certains – ceux des Dakar d’antan – les paysages de la brousse africaine.

Dans ce décor grandiose, les motos et les autos avaient droit pendant une partie de la journée une nouvelle fois à deux parcours séparés.

Les motards s’en sont donc donnés à cœur joie  sur une vieille piste  ou les sauts étaient nombreux et spectaculaires
Chez les motards, Cyril Desprès au guidon de sa KTM a parfaitement assumé son statut de favori de l’épreuve pour signer sa … seconde victoire en deux jours.

En effet, tôt ce lundi matin, Cyril triple vainqueur du Dakar avait effectivement eu la bonne surprise d’apprendre que des dimanche soir, il était finalement déclaré vainqueur de l’étape, entre Victoria et Cordoba.

Et ce dans la mesure ou on équipier et porteur d’eau, le Portugais Ruben Faria avait été en début de nuit… pénalisé d’une minute pour excès de vitesse dans une zone limitée.

Pareille mésaventure était arrivée en novembre dernier justement à … Marc Coma lors du Rallye NPO du Maroc.

Et, également à Cyril dans cette même épreuve, un an auparavant !!!

Du coup, Cyril était le premier à s’élancer sur la piste lundi matin des 5 heures.

Et, il a parfaitement réussi à conserver la tête toute la journée, remportant un nouveau succès d’étape, son sur le Dakar.
Une victoire qui lui permet d’augmenter l’écart sur son poursuivant direct et principal adversaire pour envisager de triompher le 15 janvier à Buenos Aires, le Catalan Marc Coma, lui aussi membre de cette équipe KTM, finalement relégué à 1’49’’ sur l’étape et à 2’35’’ au classement général provisoire. 

Rencontré à l’arrivée de la spéciale alors qu’il restait encore 320 km à boucler en liaison pour rejoindre Tucuman, Cyril Desprès nous expliquait :

« Au niveau de la piste, on a eu droit à beaucoup de courbes, beaucoup de glissades. Un slalom géant de 300kms avec des sauts comme en ski. J’avais de bonnes sensations donc j’ai décidé d’attaquer un peu dans la deuxième partie en faisant attention aux pneus parce qu’aujourd’hui je finis presque à la corde. Le plus important est de prendre le bon rythme, d’avoir les bons repères. Pour l’instant il faut se concentrer sur le pilotage. En tout cas, ce Dakar commence bien

Derrière les deux patrons que sont Despres et Coma, l’Azuréen David Casteu – retardé la veille suite à sa chute provoqué par un spectateur imprudent – a effectué une fort belle remontée au classement en parvenant a hissé sa Sherco, en troisième position. Performance qui le replace déjà à la sixième place au général, juste derrière le ‘’ héros ‘’ malheureux de la veille, Ruben Faria, 3e, Francisco "Chaleco" Lopez (Aprilia), 4e, et Paulo Gonçalves (BMW), 5e.

Avec l’Américain Jonah Street (Yamaha) à l’affût en septième position, ces pilotes devraient se livrer une bataille féroce pour les accessits derrière le tandem Desprès-Coma.

Questionné au point de ravitaillement, situé au km 169 de la spéciale sur 300 à couvrir, David Casteu souriant et motivé, nous racontait :

« Ravi de cette belle journée. J’étais à l’aise dans la poussière ou j’ai dépassé plein de concurrents partis devant. Mais il fallait rester concentré car c’était hyper dangereux. Je suis resté vigilant surtout dans les virages serrés et qui se refermaient. Néanmoins, c’est une étape parfaite, je remonte six et crois-moi ce Dakar  ne fait que commencer et est encore long  » 

A ses côtés, nous tombons alors sur Ruben Faria. Toujours aussi sympathique et cool malgré surement sa déception de la veille et qui s’adresse à nous dans un Français parfait:

« Pas du tout, je ne suis nullement amer ni frustré. Je suis ici pour aider et dépanner Cyril, au cas où. Alors, de toute façon ce matin après le départ, je me serais arrêté  deux minutes – l’écart qui sépare au départ des spéciales les dix premiers – pour l’attendre. C’est mon job et mon rôle d’être son porteur d’eau  »

Le Portugais finit bon quatrième ce lundi deriiére le trio Despres-Coma-Casteu.

Et, justement quid du grand Marc Coma ?

«  La course commence bien. Je suis satisfait de cette nouvelle KTM. On verra bien au fil des jours mais je suis  là pour la gagne »

Le tout lâché en souriant, très calmement

Quant à l’immense ‘’ Star locale ‘’ le Chilien Chaleco qui est attendu comme ‘’ Le Messie ‘’ par ses milliers d’admirateurs, lui, il ajoutait :

«  Je me suis vraiment amusé sur ce parcours qui convenait parfaitement à mon Aprilia. Dommage que j’ai souffert de la poussière en rattrapant ceux partis devant »

LE DUEL SAINZ – PETERHANSEL EST BIEN LANCE…

 

Dans la catégorie des autos, Carlos Sainz au volant de la VW Touareg en tête de la course, parti comme Desprès le premier, en ouvreur sur la piste, a parfaitement assumé lui aussi également son statut de leader.

Au terme des 324 km de cette spéciale taillée sur mesure pour lui, car rappelant celle de certains  Rallyes WRC,  l’Espagnol renouvelle sa victoire de dimanche et devance de 1’03, son équipier, le Qatari Nasser Al-Attiyah, déjà son dauphin en 2010.

Parvenu à l’arrivée de la spéciale et alors qu’une nouvelle averse tropicale survenait, l’ancien double Champion du monde des Rallyes, nous racontait :

« Encore une étape très difficile à négocier. J’ai encore souffert de problème d’essuie-glace qui ne fonctionnait pas. Pendant une dizaine de kilomètres, je ne voyais rien et j’ai du rouler très lentement. Je suis très déçu. J’ai probablement perdu beaucoup de temps. Je ne comprends pas pourquoi on a encore eu ce problème, parce hier soir les mécaniciens ont tout vérifié. Mais globalement cette étape me convenait effectivement  plutôt bien.»

Second du classement général, le Français Stéphane Peterhansel, pilote du Team BMW termine troisième du jour à 1’34’’ de Sainz.

Lorgnant vers un dixième succès sur le Dakar, Peter demeure second, avec 14’’ d’avance sur Al-Attiyah.

Et c’est un pilote heureux qui nous contait sa journée alors que la pluie redoublait, nous transformant en éponge avant de nous refugier sous la tente d’ASO située face à la ligne d’arrivée au milieu de nulle part, en pleine brousse locale !

Quinze minutes plus tard, le soleil était déjà revenu et la température, remontait rapidement à 35°…

« Ca va bien. Certes, on termine derrière les deux VW. Mais on est là. On attend le désert pour faire la différence. Et personne, n’est à l’abri de commettre de grosses erreurs. Pour l’heure, je n’ai pas à me plaindre, l’auto est nickel »  

Et, Al Attiyah de nous préciser :

« Dommage que j’ai connu ce pépin de connexion entre le petit et le grand turbo. J’ai été contraint de rouler à très haut régime. Je perd une minute mais le Rallye est encore long »

Arrive alors à une belle septième place de cette spéciale, après avoir remonté une dizaine de concurrents, Guerlain Chicherit et sa Mini. Laquelle lui avait causé bien des soucis dimanche peu aprés Cordoba

Ce mardi, la caravane effectue sa dernière journée en Argentine avant d’escalader la fameuse et célèbre Cordillère des Andes pour rejoindre et passer au Chili mercredi.

Au menu :

Une liaison de 231 km avant une longue, très longue spéciale de 500 km pour les autos et de 521 km pour les motos jusqu’à l’arrivée à San Salvador de Jujuy.

Gilles Gaignault
Photos : ASO DPPI- Teams – Red Bull – Vincent  Bussiére- Marcello Carballar

PS : Ayant suivi l’intégralité de l’étape (700 km) dans l’hélicoptére d’SO, nous n’avons rejoint Tucuman,qu’en début de soirée : 22h30 à Paris, Nous posant tout au long de cette longue journée à plusieurs reprises : Lire l’article Le Dakar vu du ciel qui suivra

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