DAKAR 2011 : ON EST ENTRE DANS LA COURSE. LE MOTARD RUBEN FARIA REMPILE… SAINZ AUSSI !!!

1ére étape : VICTORIA-CORDOBA : 
Liaison depuis Buenos Aires :
566 km
Spéciale :
192 km
Liaison :
758 km
Distance totale parcourue depuis Buenos Aires :
1135 km
(Motos)
1165 km
(Autos-Camions)

Cette première journée de ‘’ course ‘’  que l’on peut dénommer ‘’ Moteurs en chauffe ‘’ a, en fait été fractionné en deux.

Samedi après-midi, des la descente du podium de départ, sur la Place de l’Obélisque à Buenos Aires, les concurrents se sont lancés dans un long trajet (566km) pour rejoindre la ligne de départ de la toute première épreuve spéciale située à Victoria prés de Rosario, tôt, très tôt, ce dimanche matin, 2 janvier

Marc Coma qui porte le numéro 1 était effectivement convoqué pour entrer en piste des … 4h20 du matin !

C’est tout d’abord sur une portion très rapide que les pilotes s’élançaient avant de découvrir un tracé montagneux. D’ailleurs afin de limiter le nombre de dépassements sur ces voies étroites, un parcours dédié aux motards et aux quads avait été dessiné en milieu d’étape, légèrement plus court de 30 km que celui des autos et camions

Concernant les autos, Carlos Sainz dont le VW Touareg arbore le numéro 300 prenait la piste, lui, à 6 Heures 48.

Quant au camion Kamaz de Chagrin, le Russe ne prenait la piste que bien plus tard, à … 9 Heures 53 seulement.

Le tout dernier ‘’ Mastodonte ‘’ à prendre le départ, le faisait à 11 Heures 11 (heure locale- + 4 Heures en France)
 

RUBEN FARIA A NOUVEAU A L’HONNEUR

Dans la catégorie des motos, cette étape inaugurale du Dakar 2011, revient à la KTM du Portugais Ruben Faria.

Lequel entame donc l’édition 2011 comme il avait conclut la précédente en janvier 2010, par une jolie victoire.

« J’ai réussi à garder un bon rythme du début à la fin. La spéciale ressemblait beaucoup à ce que j’ai l’habitude de voir au Portugal. Je suis heureux de savoir qu’au final, ça a payé et que j’ai le meilleur temps. C’est déjà une bonne référence par rapport aux autres

Faria ‘’ porteur d’eau ‘’ de Cyril Despres l’emporte en devançant justement trois autres KTM. La firme réalise la bonne affaire et affiche au grand jour ses prétentions de succès, d’une nouvelle victoire

Avec dans l’ordre, celle du vainqueur sortant du Dakar, le Français Cyril Despres, second à 29’’, celle de son leader Marc Coma, troisième à 1’15’’ et celle encore del’Espagnol Juan  Pedrero Garcia, quatrième, à 2’13

Magnifique tir groupé des KTM’Boys pour ce hors d’œuvre que constituait cette spéciale d’ouverture du Dakar 2011

Grandissimes favorites, les KTM sont donc bien la et toujours la et ce malgré le changement de règlement qui a réduit considérablement leur cylindrée passant de 690cc à450cc

Mais visiblement, chez les Autrichiens, la puissance a encore parlé tout comme l’expérience de ce quarteron de brillants pilotes chevronnés qui défend ses couleurs

Questionné par nos soins en compagnie de Christian Bex de France Info, Cyril Despres, nous racontait :

« Ce n’est pas une surprise. KTM nous a conçu une nouvelle super bécane. Je l’avais constaté lors du Rallye du Maroc. Par conséquent, je dispose de la moto capable de me faire de nouveau remporter le Dakar »

Cyril satisfait ajoutait :  « On fait un bon début de rallye-raid. J’ai eu de bonnes sensations avec des grandes courbes qui s’enchainent, un mélange entre la moto et le ski. C’était très sympa. Le réveil à 3h du matin, ça a été un peu dur d’entrée de jeu. Mais bon, les conditions sont bonnes. Il ne faisait pas trop froid sur la liaison. C’était presque le plus dur parce que la spéciale était vraiment sympa. Une bonne mise en jambe.

Mais, quid des outsiders ????

Des Aprilia déjà vues l’an passé et des Teams qui reviennent sur le Dakar (BMW – Yamaha)

Eh bien, la meilleure des motos Allemandes, la BMW G 450 R du Portugais Paulo Goncalves finit à une surprenante cinquième place, à 2’18’’ devançant la Yamaha YZF 450 de l’Américain Jonah Street qui termine à 3’07’’

Ces deux hommes se permettent le luxe, s’il en est, de précéder tout de même un certain… ‘’ Chaleco ‘’ alias Fransisco Lopez Contardo, le fer de lance de l’impressionnante équipe Aprilia !!!

Et, troisième du Dakar 2010

Lequel ne termine donc qu’en septième position, à 3’14’’

LA SCUDERIA APRILIA A BUENOS AIRES

Suivent dans l’ordre, la seconde BMW du visiblement rapide Brésilien José Hélio Rodriguez Filho – remplaçant au pied levé de l’infortuné David Frétigné – huitième à 3’23’’, la Yamaha du Catalan Jordi Villadoms, neuvième à 4’’11’’ et encore une BMW pilotée par le Hollandais Franz Verhoeven lequel complète ce Top 10, lâchant 4’23’’

Ensuite, on trouve les deux Yamaha d’Helder Rodrigues (à 4’57’’) et du Français Olivier Pain (à 5’53’’)

Il faut descendre jusqu’à la quatorzième place pour trouver le lauréat de la première spéciale 2010, David Casteu dont la Sherco accuse ce dimanche… 6’44’’ de retard sur le ‘’ héros ‘’ du jour, Ruben Faria.

Mais à ce stade, il nous faut vous fournir des explications.

David, a hélas pour lui, été victime de l’imprudence d’un spectateur. Du coup, malgré sa faible vitesse, il n’a pu éviter la ferveur de ce fan et après l’avoir heurté, a ensuite chuté.

Heureusement sans conséquences sérieuses. Ni pour lui, ni pour l’aficionado. Ni, non plus pour sa Sherco !!!

Plus de peur que de mal…donc

Mais hélas, quelques précieuses minutes abandonnées ainsi bêtement par la liesse d’un groupe d’admirateurs. Il est vrai

D’où ce mauvaise classement à l’arrivée à Cordoba
L’Azuréen se retrouve devant la Honda
(à 7’19’’) du jeune Américain, Quinn Cody, qui découvre le Dakar.

Et, dont on dit grand bien…

Parmi les malheureux de cet envol, le Français Cyril Esquirol !
Après 25 km, Esquirol pilote de la Honda numéro 23, a été victime d’une vilaine chute !

Les médecins de l’organisation immédiatement sur place l’ont trouvés conscient et ont diagnostiqué un traumatisme du bassin et de multiples contusions. Cyril a été alors transporté vers l’hôpital de Cordoba pour y subir une série d’examens complémentaires.

A peine entamée, sa course est hélas déja finie !

Cette première hiérarchie chez les motards nous démontre tout de même que les KTM sont la et bien la et que Despres comme Coma sont déjà en position d’observation.

Visant tout deux la victoire, une nouvelle victoire

VW – BMW : LA BATAILLE EST LANCEE

Chez les autos, la lutte annoncée et attendue entre les équipes VW et BMW depuis des semaines est lancée.

Comme initialement envisagé, la BMW de Stéphane Peterhansel sera bien la principale rivale du clan VW.

Ce dimanche, c’est le tenant du titre, l’Espagnol Carlos Sainz qui s’est montré le plus rapide, avalant  les 222 km de la spéciale au volant de son Touareg, en 2 h 18’32’’.

Démontrant ainsi qu’il est bien revenu sur le Dakar pour tenter de doubler la mise et de retrouver Buenos Aires, le 15 janvier prochain sur la plus haute marche du podium, comme il le fit le 17 janvier 2010

Carlos lance aussi un signal vers son équipier mais surtout rival, le Qatari Yasser Al Attiyah, seulement troisième du jour, à 2’18’’ car précédé par la BMW de Peter, qui concède lui 1’31’’ à Sainz.

Les places d’honneur reviennent à la troisième VW, celle de l’Américain  Mark Miller, quatrième ce jour, à 4’17’’   

Carlos Sainz n’avait pas de réelles appréhensions pour son entrée en piste sur le Dakar au volant de sa Race Touareg III.

Depuis sa victoire sur la dernière édition, l’Espagnol a notamment complété son palmarès sur le Silk Way en septembre.

Il attaque son périple sud-américain sur des bases élevées. Parti en tête, Sainz n’a jamais été rejoint par Peterhansel.

Malgré des problèmes d’essuie-glaces lorsqu’un violent orage tropical s’est brutalement abattu sur la course et qui l’ont empêché de donner sa pleine mesure sur une étape perturbée par de multiples orages, il signe le meilleur temps du jour, avec 1’31’’ d’avance sur le leader du Team X-Raid.

 
A l’arrivée, l’Espagnol expliquait :

« Nous avons eu beaucoup d’eau sur le parcours à cause d’un gros orage. Ça glissait énormément mais tout a bien fonctionné. »

Nasser Al Attiyah reste au contact de ce duo de tête, avec un retard de 2’16’’ : la marge est quasiment identique à celle qui le séparait de la victoire l’année dernière (2’12’’).

Leurs poursuivants n’ont pas été épargnés sur cette étape de chauffe.

Si Miller (VW), De Villiers (VW) et Holowczyc (BMW X-Raid) ont bien défendu leurs chances, Robby Gordon a perdu en une seule étape ce qu’il s’attendait à concéder avant l’entrée au Chili :

Une bonne dizaine de minutes.

Le débours est encore plus douloureux pour Joan « Nani » Roma. Le système d’anti-buée défaillant l’a handicapé pour la découverte de son pick-up Nissan.

Il accuse ce soir déja un retard considérable de plus de 17 minutes. Les chances de podium sont désormais bien loin pour l’ancien vainqueur du Dakar à moto.

Les débuts du Mini Countryman de Guerlain Chicherit sont aussi contrariés. Si le montagnard craignait déjà des problèmes liés au système de refroidissement, il ne s’attendait pas à ce que les déboires soient si précoces et conséquents.

Après plusieurs arrêts sur la spéciale, il perd déjà près d’une heure sur Sainz, et s’apprête à vivre un Dakar particulièrement stressant si la mécanique le taquine à ce point.

Guerlain qui enfin parvenu à Cordoba, lâchait :

« C’est dur. C’était très dur. Au bout de 3 kilomètres, on avait déjà une alarme dû au mauvais refroidissement. On a réussi à gérer jusqu’à 30 km de la fin. Et là, les disques de freins ont cassé, sont montés dans la jante, ont tout bloqué. J’ai essayé de tout débloquer puis de continuer comme ça, mais c’était impossible. Voilà, mauvais début. Le problème c’est que demain on va payer nos problèmes d‘aujourd’hui parce qu’on va partir loin et ce sera très difficile de doubler.»

 
Gilles Gaignault
Photos :
ASO DPPI- Teams –Red Bull – Joe Longano

 

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