AFRICA ECO RACE : JEAN LOUIS SCHLESSER : OBJECTIF DAKAR… LE LAC ROSE!

  

Nous sommes au Château de Lastours, un peu au sud de Narbonne, un endroit doublement célèbre, parce que situé au milieu du terroir des Corbières, et parce que c’est aussi un centre réputé pour ses parcours TT (tout terrain).

 

C’est là qu’ont eu lieu les vérifications du Rallye Africa Eco Race, d’où sont partis ensuite des lundi soir, les concurrents pour Almeria, à l’extrême sud de l’Espagne, afin d’embarquer à destination du Maroc.

L’HOMME DU SUD 

Ensuite, le rallye traversera la Mauritanie et arrivera au Lac Rose, près de Dakar.

Jean Louis Schlesser, vainqueur l’an dernier, a bien voulu répondre à quelques questions. 

Rappel

Sur ce rallye, Jean Louis Schlesser est un homme multiple.

D’abord, il prend le départ avec son coéquipier Arnaud Debron, homme qui excelle en tout en Afrique, pratiquant de surcroît le trial, sport moto donnant accès à l’intelligence absolue du terrain, à l’instar de Cyril Neveu, Hubert Auriol et Cyril Despres.

Jean Louis Schlesser est d’autre part constructeur de son buggy, sponsoré par Monster et il a enfin donné un gros coup de main à René Metge pour l’organisation de ce rallye, qui suit les traces de la légende sur des pistes africaines.

« Deux titres mondiaux en endurance, des titres mondiaux en rallye raid, deux victoires au Dakar, qu’est ce qui vous fait encore courir, de quoi avez-vous encore envie ? »

JLS :« J’ai envie de garder une relation privilégiée avec l’Afrique et de lui rendre tout le bonheur qu’elle m’a procuré pendant de nombreuses années. En plus, le faire avec ce que sais le mieux faire…le sport automobile. »

En particulier depuis de nombreuses années dans le rallye raid, ou il a pris part à quasiment toutes les épreuves. Il n’a aucune idée du nombre de participations à ces rallyes, parce que dit-il, « quand on aime, on ne compte pas ».

Mais au fait. Sur une même épreuve, intervenir comme constructeur, comme pilote et comme organisateur, c’est  multiplie les sources de stress. Il aimerait donc ça le stress ?

«Tenir le rôle de constructeur-pilote est plutôt facile. Par contre, il est plus compliqué d’aider à l’organisation d’une épreuve par peur d’oublier certaines choses. Mais quand tout est préparé à l’avance, tout se révèle bien plus facile. Quant au stress, je n’aime pas spécialement ce sentiment…


Bien sûr, le parcours de ce rallye est historique, légendaire même.

Depuis longtemps, on ne traverse plus l’Algérie, dont le sud est pourtant sublime, Djanet par exemple est un paradis, mais disons parfois fréquenté par des gens peu fréquentables venus d’ailleurs.

On passe donc par le Maroc, pays que connaît bien Schless’, son père y cultivait des oranges. (Des Navel, qu’il considère comme les meilleures au monde. Sur ce point, l’auteur de ces lignes, amateur passionné de Maltaises de Tunisie est hélas en contradiction avec le héros de l’histoire) 

ROUTE SÛRE?

Quittons là, la joute pour en revenir à la route.

La Mauritanie est parfois considérée comme pays à risques. Pays instable ? Jean Louis a une réponse très nette. 

« Les pays instables se situent plus en Europe de nos jours….Ce n’est pas parce que de temps en temps, il y a des petits problèmes qu’il faut s’alarmer. Je vous pose la question en retour…Que faut-il penser de la situation en Côte d’Ivoire ? Si vous voulez faire allusion à la Mauritanie, c’est un pays qui grâce à son Président et ses actions, redevient serein. Il n’a jamais été le théâtre de manifestations incontrôlées. Les Mauritaniens sont très accueillants, c’est une des raisons qui me fait aimer ce pays et j’essaye de faire partager ce sentiment au plus grand nombre ».

On ferait difficilement plus clair !

Alors, on évoque la bête de course que Jean Louis est en train de faire passer devant les contrôles techniques du rallye. Digne de ses prédécesseurs ?

Avec lesquels Jean Louis a gagné en 2010 en Egypte et déja cette même épreuve, à Dakar.

Depuis de nombreuses années, Schlesser est fan de buggies. Des engins ultra légers, suréquipés en amortissement, diaboliquement efficaces avec lesquels il a d’ailleurs triomphé à deux reprises dans le réputé Dakar, lorsqu’il se déroulait sur les pistes d’Afrique mais qui nécessitent un pilotage fin, on y est en deux roues motrices.

Jean Louis part cette année avec un sponsor prestigieux, la firme Monster 

« Je suis satisfait que Monster ait décidé de me soutenir car c’est un partenaire dynamique qui s’implique avec des équipes de haut niveau. Ce buggy « Monster » se situe dans la plus pure tradition des buggies Schlesser deux roues motrices, voiture fiable et performante ».

Voilà. A l’heure qu’il est, le buggy Schlesser Monster, roule vers Almeria. 
 
Embarquement prévu ce mardi soir à partir de 18 heures. Il est probable que les concurrents en buggy et les motards n’aient pas un souvenir impérissable de ce parcours.

Les buggies parce qu’ils n’ont pas de fenêtres sur les côtés mais des filets…

Quant aux motards, ils vont compter les bornes, sachant quand même qu’à priori, ils auront au moins dix degrés centigrades sur la route, ce qui pour nous, pauvres de France en ce moment, est presque un paradis… 

Mais c’était déja le cas lorsqu’un certain Dakar s’élançait de Paris ou de Barcelone et qu’il fallait certaines années se taper la longue traversée de l’Espagne !!!
 
Jean Louis Bernardelli
Photos : Alain Rossignol

Sport

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