SECURITE MOTO : BONNES NOUVELLES

 

 

La FFM, (Fédération Française de motocyclisme), vient de publier des chiffres officiels qui contredisent totalement l’idée très courue et largement diffusée par une presse, toujours à l’affut de lieux communs aussi débiles que racoleurs, selon laquelle la moto est une tueuse !

Alors que le taux de mortalité, tous usagers confondus, a baissé en 2010, de 6%, celui des deux roues motorisés, enregistre lui une baisse nationale de …19% pour les scooters et motos de plus de 125CC et de… 8%,  pour les cyclomoteurs de moins de 125 CC.

Bref, les motards, sont les bons élèves de la classe !

 

Ces chiffres proviennent du très sérieux ONISR, soit l’Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière.
Bien sûr, ce genre de statistiques est insupportable dès le premier mort ou le premier blessé grave.

Ici comme dans tous les transports, la solution zéro accident serait l’interdiction.

Par exemple, plus un seul mort en avion …s’il n’y a plus d’avions !

On va donc ainsi interdire les escabeaux, les cerisiers, les prises électriques, les fenêtres, la tour Eiffel, les TGV, tous objets provoquant chaque année, un certain nombre de décès…

Autre intérêt de cette étude, qui concerne là aussi le sens responsable des motards, la part des accidents mortels en solo, c’est-à-dire n’impliquant personne d’autre que le conducteur, pour faire court il s’agit des accidents où l’on se casse la gueule tout seul, est de 36% à moto contre 51% en automobile !

Et la responsabilité des motocyclistes dans les accidents mortels n’est engagée qu’à 61% contre 81 % pour les automobilistes.
Il n’est évidemment pas question ici d’allumer la guerre entre les différents usagers de transports. Seulement de remettre les choses à leur place. Quelques conseils tout de même

PREVENTION ROUTIERE : C’EST LA VILLE QUI TUE…

Au moment où ces statistiques sortaient, la Prévention Routière lance sa nouvelle campagne

 « Les statistiques, évitons de rentrer dedans ».

Considérant que 66% de la totalité des victimes d’accidents, ont été blessées ou tuées en milieu urbain, il s’agit donc d’éviter les dangers de la rue pour les piétons, les vélos, les motos et les autos.

Même si ces accidents en ville sont moins graves (30% des tués pour 66% des accidents) , ils sont donc plus nombreux.

En ce qui concerne les motos et scooters, qui deviennent une composante essentielle des transports en ville, entre 2002 et 2009, l’augmentation du parc est de 33%.

Il est évident que le fait de ne plus savoir ce qu’est un encombrement et de ne plus chercher à se garer pendant des heures est pour beaucoup dans cette augmentation d’usagers du deux-roues motorisé.

Parallèlement, la baisse du nombre des victimes tourne aux alentours de 24%. Donc ici encore bonnes nouvelles, mais cette baisse est insuffisante.

Or, la moitié de ces accidents a pour cause un mauvais diagnostic, une mauvaise appréciation de la situation.
Les fameux «J’ai pas vu » et « j’ai cru que… ».

En ce qui concerne les motos, un accident typique survient lorsque l’on remonte une file par la gauche, et qu’à la hauteur d’un carrefour, le véhicule doublé, (auto, moto, camionnette …) qui n’a évidemment pas regardé une seconde dans ses rétros, tourne à gauche sans clignotant bien sûr.

Si le motard n’a pas ralenti en anticipant le truc, ou s’il n’a pas appris la technique de l’évitement, l’accident est inévitable.
Paul Barré, est responsable pédagogique à la Prévention Routière. Il se rend fréquemment dans les écoles pour initier les élèves à éviter les situations dangereuses.

« Le problème de base » dit-il

Poursuivant:

« c’est qu’au départ, la rue a été faite et pensée pour les quatre roues. Or, pour des raisons différentes, le vélo est apparu de façon massive, de même que la moto.
Les voies à contre- sens pour les vélos, les voies de bus, la conduite parfois excessivement rapide des motos et scooters induit de nouveaux dangers, contre lesquels la première arme est la prévention. Ne pas se mettre dans la situation où l’on est en danger.
Voilà ce que nous proposons pour améliorer la sécurité de tout le monde, spécialement en ville où l’on sait que les accidents sont plus nombreux qu’ailleurs ».

Il ya 10% d’accidents en moins à gagner pour la moto, juste en faisant gaffe et, règle que nous nous autorisons, à titre personnel, après 40 années de pratique de la moto, en ANTICIPANT.

Ne pas se dire « Il ne fera pas » mais « il peut faire » ce genre de truc qui va vous envoyer à l’hosto.      

Moyennant quoi, la pratique de la moto et du scooter restera d’une part, un plaisir et d’autre part, un truc intelligent.

 Ce qui est une bonne façon de voir la vie…

Jean Louis Bernardelli
Photos : Prévention routière

 

 TORDRE LE COU AUX IDEES FAUSSES

Moto

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