TROPHÉE ANDROS A VAL THORENS : JACQUES VILLENEUVE… MORDU DE GLACE !!!

  26 OCTOBRE 1996 A JEREZ

Jacques Villeneuve, le Champion du monde de F1 en 1997, a traversé l’Atlantique, attiré par les histoires de “glisse” de son ex-équipier Olivier Panis.

Et après un test plutôt probant jeudi soir et hier matin vendredi à l’Alpe d’Huez, le voilà ce samedi matin au départ de la première étape du Trophée  Andros millésime 2010, à Val Thorens.

Face à Prost, Grosjean, Dayraut… et avec Panis pour équipier.

La neige en moins, on se serait cru sur une “pit lane” de circuit de Formule 1.

Et à voir cette démarche bien connue, dans son habit de pilote volontairement ample, le casque à la main, des souvenirs des années 90 remontaient.

Jacques Villeneuve est arrivé en France en milieu de semaine. Débarqué de Montréal, il a effectué entre jeudi soir -où il a croisé Alain Prost entre autres- et vendredi matin, ses premiers tests au volant de sa Skoda Fabia.

“J’ai toujours été très glisse”

Ambiance d’essais privés, quasi confidentiels, avant la plongée dans le grand bain dès ce samedi matin. « Olivier Panis m’avait régulièrement raconté les courses sur glace.»

De quoi finir par céder à la tentation ?

« J’ai toujours été très glisse, j’ai eu jusqu’en 2006, une licence de ski en Suisse, dans mes activités il y a le motocross, le scooter des neiges. Et même, aux débuts du Trophée Andros, à l’époque où j’étais à Monaco, je me souviens que j’étais allé y assister, à Isola 2000, avec des potes. On avait fait le feu de bois. L’ambiance m’avait bien plu.»

De là à craquer…

« Olivier m’a rappelé, il y a une semaine. »

Et les deux ex-équipiers du Team BAR à l’époque de la F1, se sont retrouvés.

Voilà de quoi l’emmener loin d’une F1, dont il a quitté les paddocks en 2006, après onze saisons et un titre de Champion du monde, obtenu le 26 octobre 1997, à Jerez de la Frontera, au volant de sa monoplace Williams-Honda.

« J’ai fait une pause. L’après F1 est toujours un gros changement. Il faut tout repenser.»

La famille, les enfants d’abord, la musique et l’écriture aussi.

Et puis l’envie de course qui reprend et qui démange !!!

Revoilà Jacques Villeneuve, pilote de Nascar.

« J’ai disputé trois courses où j’ai roulé devant. Et cela a déclenché des bonnes retombées télé… »

Ensuite, il y a eu l’épisode avec la 908 Peugeot en endurance, en 2008

“Au début, je vais être largué”

La suite n’est pas écrite mais si le Canadien ne disputera que quatre courses sur le Trophée  Andros, c’est aussi parce que la saison outre- atlantique, débute en février et qu’il faut être prêt.

Mais le voilà, “pour un paquet de raisons, parce que les montagnes me manquent, parce que c’est un challenge.”

Et il découvre, “briefé” par Olivier Panis, un autre monde.

« J’arrive dans quelque chose pour lequel je n’ai pas une énorme préparation.»

Entre le garage et la piste, l’apparente décontraction s’est transformée en une concentration que l‘on a régulièrement vue, en 22 ans de Trophée  Andros, chez d’autres “apprentis-glisseurs” de haute lignée.

« Il y a des choses déstabilisantes : les roues arrières qui pivotent, le fait de regarder la piste par la vitre de côté…»

Déjà des tours et des tours pour lui qui s’enquiert de tout ce qui fait l’univers de cette unique série sur glace :

Les qualifications, les finales en peloton, le lest -” il faudra que je reste quatrième pour ne pas en avoir”-, et un premier constat : “Il faut s’auto- limiter.

Au début, je vais être largué. Ça va être énervant, c’est sûr.

“Compétiteur-né, Villeneuve est déjà “dedans”.

Ce samedi matin, il retrouve Alain Prost au volant de sa Dacia.

Un autre Champion du monde, qu’il n’a jamais affronté en Formule 1.

Le Français quadruple couronné ayant quitté la F1, au soir de son ultime titre, le 7 novembre 1993, à Adélaide.

Avant que Jacques ne débarque lui et ne découvre cet univers des Grands Prix, au début de la saison 1996, lui aussi dans le baquet s’une …. Williams-Renault

Olivier Guigues
Photos : Bernard Bakalian

Trophée Andros

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