CARRERA PANAMERICANA : PIERRE DE THOISY NE S’EN LASSE PAS !!!

 

Victorieux de cette CARRERA PANAMERICANA sept fois (1997-1998-1999-2000-2001-2003-2007) et à chaque édition au volant de la même Studebaker, Pierre de Thoisy savait pertinemment cette année qu’il n’ajouterait pas une huitième victoire.

En effet, son copilote et partenaire, Daniel Rivard – déjà présenté sur ce site– avait volontairement choisi de s’engager avec la mythique Mercedes 300 SL ‘’ portes papillon ‘’ , dite Gullwing.

 

Et ce pour une raison bien précise.

Effectivement cette légendaire voiture Allemande a bercé sa jeunesse et ensuite son adolescence.

Epoque ou le jeune Daniel débutait dans la vie comme apprenti dans le garage paternel situé à Durtal dans le sud de la Sarthe.

 

LE RÊVE EST DEVENU… REALITE

Là, dans cette concession familiale qui arborait le panonceau Mercedes, Daniel a longtemps rêvé devant les 300 SL des riches propriétaires locaux qui y faisaient entretenir cette sublime auto au milieu des années 50.

C’est la raison pour laquelle plus de cinquante plus tard, ayant bien réussi sa vie, il a souhaité rouler dans cette 300 SL.

Et afin de prendre le maximum de plaisir, décision était prise de la faire dans la compétitrion la plus exceptionnelle qu’il soit, la fabuleuse CARRERA PANAMERICANA.

Et au hasard de la vie, l’an dernier Daniel Rivard croise la route d’un certain … Pierre de Thoisy.
Et de l’interpeller :

« Vous êtes le Thoisy de la PANAMERICAINE ? »

Et l’ami Pierrot de répliquer humblement :

‘ Yes, i am ‘

Rapidement, les deux hommes se lient d’amitié et l’homme d’affaires rêvant de courir cette course mythique, décision est donc prise de faire cause commune pour la CARRERA 2010 et avec cette Mercedes qui fit tant rêver Daniel, il y a un demi siècle.

Pierre qui avait déjà conduit cette 300 SL, en 2002 et 2004 reprenait contact au printemps dernier avec Hans Kleissl, le patron du Team bavarois HK Engineering, basé à Polling à la frontière autrichienne.

Fin aout, une journée de prise en main des autos était organisée sur le rapide circuit du Salzburgring.

Les deux équipages en revenaient extrêmement contents, confiants et rassurés sur la compétence et le sérieux du Team, référencé par la maison mère, Mercedes Benz, à Stuttgart.

Entre temps, Pierre avait convaincu Philippe  Vandromme de le rejoindre pour monter une équipe en vue de cette PANAMERICANA

Rapidement accord était trouvé pour la location des deux 300 SL.

Mais revenons-en à la course.

En débarquant au Mexique ou il retrouvait cette ambiance à nulle autre pareille et qu’il affectionne depuis le temps ou il y courre- cela remonte à 1991– Pierre nous expliquait qu’en une décennie, l’évolution du plateau était phénoménale.

Et que désormais, il était impossible avec cette 300 SL, avec laquelle il avait terminé pourtant à une superbe quatrième place, en 2002, de viser une place dans le TOP 10 !

Et ce dans la mesure où dorénavant il y a pléthores de grosses bagnoles Américaines, des années 50 et 60 dont les surpuissants moteurs V8 sont sur vitaminés par des préparateurs, grands spécialistes de la NASCAR et donc de ces blocs.

Dont ces  » sorciers  » tirent une puissance phénoménale atteignant jusqu’à… 800 ch.!!!

 

Par ailleurs, le règlement de cette CARRERA autorise de nos jours, des reconstructions de châssis tubulaires également de type NASCAR, mais étant entendu que la carrosserie d’origine doit être strictement conservée en terme de matériau et de dimension.

Voila pourquoi, il était inenvisageable de lorgner non seulement sur la victoire finale mais non plus sur une belle place d’honneur. Vu la liste impressionnante des partants utilisant de tels bolides.

Ne restait mais c’était l’essentiel qu’à prendre une bonne dose de plaisir dans cette PANAMERICAINE ou la folie est permanente…

L’objectif avoué, étant avant tout de finir la course et de grimper sur le podium de la catégorie (Sport Mayor – GT 6 ET 8 cylindres).

Contrat finalement rempli pour l’équipage 214 – tout comme la 215 – qui chaque soir, à l’issue de l’étape du jour, se retrouvait sur le podium de sa catégorie.

Et bien évidemment nos deux tandems Thoisy-Rivard et Vandromme-Vivier, finissaient également aux seconde et troisième place de leur catégorie au classement général final à l’arrivée, à Zacatecas.

Laissons Pierre nous dresser son bilan de cette édition 2010:

« Ce fut une grande surprise de revenir au Mexique grâce au projet merveilleux que me proposait Daniel Rivard. J’étais bien sur conscient de ne pas partir avec l’idée de gagner avec nos 270 ch. sous le capot. Mais mon seul but était d’atteindre l’arrivée sans encombres afin de faire profiter mon équipier et moi-même de l’immense plaisir de participer à chacune des étapes inouïes que propose cette CARRERA.»

 

Et, le  » prof  » poursuit:

« Ce fut aussi un régal de permettre à Daniel de se mettre complètement dans la peau d’un vrai copi en lui expliquant au fil des jours, le rôle si important et la gestion du copilote. De le coacher ne m’a nullement perturbé dans ma démarche de pilote. Pari tenu puisque nous finissons sur le podium et que Daniel est probablement l’un des concurrents le plus heureux à l’arrivée. Pour ma part, j’ai une fois encore été ravi de disputer cette PANAMERICANA. Cette course fantastique qui vous procure des sensations et des souvenirs indélébiles. »


Mais Pierre nourrit toutefois quelques regrets concernant le règlement 2010, comme il nous l’explique:

« Sont autorisées a participer aussi des prototypes ou des répliques de voitures des années 50. Ainsi le vainqueur de notre catégorie (Sport Mayor) –  GT6 et 8 cylindres) Carlos Anaya, pilotait une LT2, construite en 2010, sur les plans du modèle datant de 1954 ! Mais doté d’un moteur V8 de 4,7 litres moderne de 400Ch. Impossible à battre »

 

Et je trouve anormal comme je l’ai dit à Eduardo Léon – le promoteur –  de mélanger voitures d’époque et répliques modernes et de retrouver dans la même catégorie des 6 et 8 cylindres »

Bien que la course 2010 vienne tout juste de se conclure, Daniel éprouve déjà le désir d’y revenir l’an prochain.

Mais Pierre de Thoisy aimerait vivement retrouver le volant d’une voiture plus puissante et capable de leur permettre de rivaliser avec l’armada des grosses Américaines en grand nombre cette année puisque nous en avons dénombré pas loin d’une bonne quarantaine !

C’est dire si la course à l’armement et à la puissance est désormais présente dans cette PANAMERICANA.

En conclusion, nous ajouterons que les deux 300 SL étaient assurément les deux voitures les plus admirées !

L’incroyable public en masse, se regroupant quotidiennement autour des belles Allemandes lors des regroupements de milieu d’étapes et bien évidemment à l’arrivée chaque soir démontre et prouve que la magie du passé exerce encore tout son pouvoir.

Ces 300SL ayant remportées les premières éditions de la PANAMERICANA, au début des années 50.

Même s’il n’a pas ajouté un nouveau succès, Pierre, nous l’avons constaté, conserve toute son aura.

 

Sans compter les inévitables haltes dans les stations service, ou le public bavait et rêvait autour des deux Allemandes !!!

Daniel s’en est rendu compte, lui qui partageait le cockpit étroit, s’il en est de cette 300SL.

Et qui devait se faufiler au milieu d’une véritable marée humaine… dés qu’il en quittait l’habitacle surchauffé, pour tenter d’aller se dégourdir les jambes et aussi se désaltérer parfois !!!

 

Gilles Gaignault

Photos : Thomas Frey – Miguel Angel Elizondo Marquez

 

 

 

 

 

 

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