CARRERA PANAMERICANA : VICTOIRE POUR LA STUDEBAKER DU FINLANDAIS HARRY ROVANPERA

 ROVANPERA UN BEAU VAINQUEUR

 

 

Ouf !

 

Ca y est.

 

La terrible et surprenante – pour les Européens – CARRERA PANAMERICANA, édition 2010 est finie.

 

Elle s’est terminée ce jeudi soir dans la merveilleuse ville coloniale de Zacatacas, localité qui se situe dans la partie nord du Mexique par la victoire du brillant et très expérimenté Finlandais Harry Rovanpera.

 

Lequel au terme d’une folle semaine de course triomphe au volant de sa Studebaker navigué par son compatriote Jauni Nahri.

 

Bolide, tout comme celui de son dauphin, Michel Jourdain préparé par celui que l’on nomme ici au Mexique ou il est installé depuis plusieurs années ‘’ El Sorcier ‘’. Le Suédois, Mats Hammerlund.

Préparateur réputé dont les ateliers se trouvent pas très éloigné de Mexico, à San Miguel de Allende.

 

Le tandem nordique l’emporte au finish en devançant après une ultime journée de féroce bataille, une autre Studebaker, celle des Mexicains, Michel Jourdain- Miguel Angel Diaz.

 

Les deux pilotes pouvant tous deux viser le succès, les dernières spéciales ont donc été particulièrement  …. Chaudes et disputées. Surtout les deux de La Rufa – courues en sens inverse – et qui clôturaient cette PANAMERICANA

 

Succès amplement mérité pour le Rallyman Finlandais, pilote chevronné car habitué depuis des lustres à participer au Championnat du monde des Rallyes.

 

Mais franchement, vu la lutte quotidienne et permanente qui l’a opposé au ‘’ local ‘’ le très rapide Michel Jourdain – lui aussi spécialiste des Rallyes mondiaux – ce dernier aurait tout autant mérité la victoire.

 

Néanmoins, débutant car néophyte de l’épreuve qu’il découvrait, Harry Rovenpera – un ancien pilote de la grande époque des Peugeot – n’a pas volé son triomphe car Michelle Jourdain le Mexicain possédait un énorme avantage s’il en est : Celui de connaitre parfaitement cette compétition tout  à fait ‘’ UNIQUE ‘’ au monde.

Mais revenons au déroulement de cette étape qui nous menait d’Aguascalientes à Zacatecas.

 

Si les deux hommes de tête devaient encore se livrer un duel féroce, derrière la meute elle avait bien ralenti ce jeudi le rythme élevé et la cadence infernale.

 

Ce matin, on n’entendait au parc fermé alors que le soleil pointait timidement à l’horizon, bien des concurrents, ravis d’en terminer !

 

La phrase qui revenait le plus souvent étant tout simplement :

 

«  Ouf, on n’en peut plus tant la course est effrénée et le rythme soutenu. »

 

Et certains observateurs avertis de nous lancer :

 

«  Cela sent … l’écurie » !!!

 

Cela résumait bien l’opinion générale car cette CARRERA si elle ne ressemble à aucune autre, n’en est pas moins une redoutable épreuve avec des horaires infernaux !!!

 

Qu’on en juge : Réveil quotidien des 5 heures. Entre 500 et 700 bornes à s’avaler avec dans la journée de quatre à neuf spéciales, dont la plus longue atteignait tout de même prés de cinquante km.

 

Et ce on l’a déjà écrit à travers des montagnes et des cols qui nous emmenaient parfois au delà de 3500 mètres !!!

 

Vous l’aurez compris, cette CARRERA n’est pas une épreuve de novices mais bel et bien une course d’hommes.

 

Le palmarès à lui seul l’atteste…si besoin en est.

 

Toutefois ce jeudi soir après la superbe et très suivie – comme ce fut le cas toute la course – cérémonie d’arrivée, il n’était pas rare d’entendre :

 

« Mais quel dommage que la CARRERA s’arrête là ! « 

 

Et certains d’ajouter :

 

« On en aurait bien repris  encore pour quelques jours… tant cette course vous prend le cœur  et vous tient excité, grisé et en haleine »

 

Il est vrai que rien, absolument rien n’a manqué à cette édition 2010 que comme beaucoup nous découvrions.

 

Le succès a été total, sportif et populaire. Rarement, je n’avais vu un tel engouement populaire aussi longtemps, une semaine durant.

 

Eduardo Léon alias Lalo, peut une fois encore  être satisfait et fier de sa CARRERA

 

José Caparros, un vieil habitué qui était présent pour la cinquième fois sur la course, nous en fournit les raisons :

 

« Tous les ingrédients du succés y sont réunis pour que la CARRERA connaisse un tel engouement et à l’intérieur et à l’extérieur de la compétition. A commencer par la beauté, la richesse et la fabuleuse diversité du parcours. Ensuite par la qualité de préparation et la beauté des bolides qui y concourent. Ensuite par l’inimaginable ferveur du public Mexicain. Enfin par la compréhension des autorités. Tout ce package fait que d’année en année, cette PANAMERICANA ne cesse d’attirer de plus en plus de pilotes venus de l’étranger.»

 

Belle explication à laquelle nous adhérons à 100%.

LA PORSCHE DE CRUBILE-BORDIER

 

Il est vrai que cette année les Européens (Allemands-Belges-Suisses-Autrichiens-Espagnols) sans oublier nos quatre équipages Français – Vandromme-Vivier, De Thoisy-Rivard , Crubile-Bordier et ‘’ LE’’ Frenchie de Mexico, Hilaire Damiron représentait un bon tiers du plateau.

HILAIRE DAMIRON

 

Preuve que la popularité de la PANAMERICANA ne cesse de grandir. Et cette venue des ‘’ estrangers ‘’ s’explique aussi par le fait que la CARREARA est la dernière compétition au monde ou la folie est encore d’actualité…

Folie du parcours comme cette spéciale courue en partie sur une portion d’autoroute ouverte à la circulation.

 

Folie du public en liesse tout au long des 3500 km.

 

Folie par la beauté des paysages.

 

Bref, FOLIE totale et permanente…

 

Après l’immense Champion que fut le Suédois Stig Blomqvist lauréat en 2009, un autre grand pilote nordique, Harry Rovenpera, inscrit donc son nom au palmarès.

 

Cela ne peut qu’être bénéfique pour le devenir et l’avenir de la PANAMERICANA qui avouons-le, nous a emballé et secoué, tant cette semaine de dingue restera à jamais inoubliable, INOUBLIABLE.

 

Mais, effaçons nous et laissons la parole au vainqueur, Harry Rovenpera :

 

« Je suis profondément content  car dés ma venue pour la première fois, je gagne cette course impensable chez nous. J’ai vécu sept jours de grand bonheur. En arrivant je m’étais dit,  je viens de loin donc il me faut finir la course. Et  je la gagne. »

 

Et le sympathique toujours très disponible Finlandais de poursuivre :

 

« Le pilotage à l’extrême avec une auto que je ne connaissais pas et découvrais a été fantastique. En fait, j’ai appris un peu de cette Studebaker au fil des jours. On m’avait d’ailleurs prévenu ‘Harry’ prends garde soit prudent. Mais je me suis rendu compte des les premières spéciales que j’étais dans le bon rythme et que pouvais la gagner cette CARRERA. »

 

A la question qu’est ce qui fut le plus dur ? Harry nous a répondu :

 

« Le stress et l’attention permanente. Je craignais surtout les freins vu le nombre incalculable de montagnes, de collines et de cols que nous franchissions »

 

Et il enchaine :

 

«  Les spéciales étaient toutes trés belles et drôlement rapides aussi »

 

Avant de conclure radieux :

 

«  Quelle race incredible (Quelle course incroyable) »

 

A l’issue de la cérémonie de remise des prix, il nous encore lâché tout sourire :

 

«  J’espère bien revenir car que ce pays est magnifique. »

 

Rencontré à l’arrivée son dauphin, le Mexicain Michelle Jourdain que tout un peuple attendait en vainqueur semblait un tantinet déçu mais il affichait néanmoins comme son vainqueur une mine radieuse :

 

« Quelle intense lutte. Quelle formidable bagarre avec Harry.  Certes j’aurais aimé l’emporter mais finir second derrière un tel pilote, c’est plutôt  honorifique. La course n’a jamais connu de temps mort. Chaque jour a été très dur mais je suis heureux de l’accompagner sur le podium car il mérite cette victoire »

 

Vu le décalage horaire, nous reviendrons ce samedi sur les déclarations des autres pilotes et notamment des Européens, parmi lesquels les deux équipages Français des Mercedes 300 SL très applaudies

 

Gilles Gaignault

 

Photos : Thomas Frey – Jean Philipe Belleudi – Pierre Yves Gaudillat – Miguel Angel Elizondo Marquez

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