TOUR DE CORSE HISTORIQUE : MANZAGOL AU COMMANDEMENT A PORTO VECCHIO

 MANZAGOL-DUEZ-ANDRUET-MYZAEL

Après deux jours de course et les six premières spéciales disputées mardi en fin d’après midi  (deux) et ce mercredi (quatre), ce n’est pas Jean Claude Andruet, pourtant victorieux des cinq premières qui occupe le commandement en rejoignant Porto Vecchio, terme de la seconde étape !

C’est l’insulaire, Jean Pierre Manzagol qui effectivement mène la course au volant de sa ‘’fidèle’’ monture, l’habituelle Berlinette Alpine Renault ‘’ Rouge ‘’ aux couleurs du non moins réputé concessionnaire Renault de Bastia, Doria
 

Explications.

En effet, victime d’un pépin mécanique – un problème moteur-  survenu brutalement lors de la quatrième et ultime spéciale au menu du jour, l’infortuné ‘’JCA’’ a du s’arrêter !

Comme il nous la racontait en débarquant en début de soirée, au parc d’assistance qui se trouvait dans le port maritime, la ou était ancré le majestueux paquebot, le ‘’ Club Med 2’’

« Subitement, le moteur a coupé sans que rien ne le laisse présager. Je ne suis jamais parvenu à le remettre en marche. Du coup, avec Guy Myzael mon équipier, nous n’avons eu d’autres solutions que d’attendre l’assistance de notre équipe Feralu TCM. »

Laquelle arrivé sur le lieu peu avant le sommet du Col de Bavella, ne pouvait que constater le refus du moteur de démarrer. Et de monter la 911 sur une remorque pour la ramener à Porto Vecchio, localité ou se situait l’arrivée de cette seconde journée.

Malgré ce coup du sort, Jean Claude qui, comme il en a désormais l’habitude sur toutes ces routes Corses qu’il connait par cœur, depuis le temps qu’il roule ici, avait attaqué des le départ de l’Ile Rousse, enchainant les meilleurs chronos au fil des spéciales de la magnifique Balagne puis dans la Castagniccia (Novella-Col San Colombani, Pioggiola-Speloncato, Ponte Leccia- Morosaglia, Linguizetta- Pianiccia, Col de Larone- Col de Bavella) affichait pourtant un léger sourire, nous indiquant:

« Les mécanos veulent réparer. Mais suis-je encore motivé pour me livrer à fond ? »

En réalité, comme dans cette dixième édition de ce Tour de Corse Historique, il ne manque pas de concurrents roulant Porsche, très vite, tous les spécialistes de la belle mécanique Allemande  prévenus des ennuis du premier leader entourèrent rapidement la Porsche arborant le célèbre Numéro 1.

Et immédiatement, le verdict tombait : problème d’alimentation.

Philippe Peauger, le sponsor propriétaire de la voiture et qui participe lui aussi chaque automne à cette course, au volant d’une autre Porsche navigué par la très brillante Françoise Conconi – laquelle fut l’une des navigatrices de la grande Michèle Mouton – n’en revenait pas:

« Il s’agit d’un nouveau moteur. Spécialement monté pour la Corse. Quel dommage qu’un simple branchement d’une cosse ruine la course de Jean Clause »

LA PORSCHE DE PEAUGER-CONCONI

La panne était donc on l’a dit beaucoup moins grave que prévue mais il n’empêche, le ‘’ pére Andruet ‘’ a définitivement perdu toutes chances de victoire et de succéder au palmarès à une autre Porsche, celle du tandem Guignard-Meffre, lauréat l’an passé. Jean Claude ayant déja rencontré des soucis en 2009 aprés avoir gané un an plus tôt pour son grand retour sur les routes Corses.

Il ne lui reste plus cette année qu’à tenter d’aligner les chronos pour se faire plaisir. Le connaissant bien, sur qu’il ne va pas trainer en route, malgré ce lourd handicap !

Car devant, la bataille va désormais opposer, celui qui s’est emparé de la tête, Jean Pierre Manzagol, à la meute des prétendants à la victoire finale, samedi soir au retour à l’Ile Rousse.

Avec dans l’ordre, son compatriote Louis Antonini, Eric Chantriaux, François Padrona, Jean Pierre Lajournade, Christian Kelders et Marc Duez.

Soit avouez-le, une sacrée brochettes de pilotes talentueux, tous désireux de briller et capables de gagner…

Liste ou, outre Andruet, ne figurent pas ou plutôt ne figurent plus, ni Philippe Gache, victime d’un blocage d’accélérateur mardi et qui a écopé hèlas de 14‘ de pénalité, qui lui interdisent malgré ses exploits, de viser autre chose qu’une place d’honneur, dans le Top 10 au mieux et encore cela parait bien compromis, vu le niveau des participants.

Ni, Michel Gendre, qui s’est lui aussi dans cette spéciale 6, celle de Bavella, retrouvé en situation, plus que délicate, boite bloquée…

Comme Andruet, il n’a pu que mettre la flèche et attendre que son ‘’ pote ‘’ natif de Porto Vecchio, Yves Marchetti – qui ne roule pas cette année – pépettes oblige – lui déniche enfin une dépanneuse !

Ni, le malheureux Eric Comas, bloqué lui au lit avec une douloureuse lombalgie. Et que son premier instructeur, Gérard Camilli était venu encourager, accompagné d’Ange Barde, venu lui soutenir la famille (père et fils) Chantriaux.

 Un Chantriaux en pleine forme, qui dégustant sa énième créme glacée de la journée – il faisait 30° ici ce mercredi – lâchait, amusé à la cantonade:

« On s’est fait surprendre dans Bavella et on s’est fait deux belles chaleurs, deux têtes à queue !!! Heureusement sans que la 914 ne subisse de dommages. »

Bavella a donc été à la ‘’ Une ‘’ du jour et marqué la fin des espoirs de Jean Claude Andruet. Ephémère leader mais toujours oh combien aussi talentueux a … 70 ans !

Eh oui…

Fantastique pilote que l’ami JCA qui ne faiblit pas. Et affiche encore et toujours cette incroyable motivation et passion qui firent de lui, l’un des plus grands Rallyman de son époque. Celle des années 70 ou 80, ou il a TOUT gagné.
Au volant des Alpine, Lancia, Fiat Abarth et autres Ferrari

D’ailleurs, il est le plus connu des pilotes ici. Ici ou les Corses eux-mêmes disent  » qu’il est chez lui  »

Bavella qui est au Tour de Corse, ce que le Turini est au Monte Carlo ! Une spéciale d’anthologie…

Ce jeudi, la course se poursuit avec quatre nouvelles spéciales qui nous mèneront jusqu’à Porto.

La bataille promet beaucoup car débarrassé d’Andruet qui paraissait intouchable, certains ont visiblement retrouver l’envie de se battre, pour tenter de l’emporter.

Mais gare aux routes piégeuses à souhait et aux fameux 10.000  virages qui ont fait la réputation à travers le monde, grâce à ce Tour de Corse, de l’Ile de Beauté

LA 910 DE JACQUES COCHIN : DU MUSEE AUX ROUTES CORSES

Gilles Gaignault
Photos : Fred Chambert – Vincent Roussel – Gilles Gaignault

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