TOUR DE CORSE HISTORIQUE : AU TOUR DE LOUIS ANTONINI DE MENER LE RALLYE

LOUIS ANTONINI NOUVEAU LEADER

Aprés trois jours de course, cette dixième édition du Tour de Corse Historique s’est offert un troisième leader.

En effet, après Jean Claude Andruet, mardi soir à l’Ile Rousse, après Jean Pierre Manzagol, mercredi soir à Porto Vecchio, ce jeudi soir, c’est au tour de Louis Antonini, de s’emparer à son tour du commandement de l’épreuve, à Porto.
Trois leaders en trois jours !

Yves Loubet et José Andréani, les courageux organisateurs de ce Tour de Corse Historique, ne pouvaient imaginer un tel scénario et ne peuvent qu’être heureux du déroulement de leur course qui rappelons-le, fête cette année son dixième anniversaire.


En cette soirée de jeudi soir que nous passons dans le sublime Golfe de Porto, le nouveau classement général provisoire, est le suivant:

En tête la Porsche 911SC d’Antonini-Yohan Raffaelli. Suivent dans l’ordre, la Ford Escort MKII de François-Patrona- Jean François Mancini à 45’’, la Porsche 911 de Jean Pierre Lajournade- Denis Baron à 58’’5,  la Ferrari 308 GTB de John of B- Mike Sibel à 1’10’’6,  la Renault 5 Turbo de Jean Toussaint de Gentili- Bernard Biancamaria à 1’42’’2, et la Porsche 911 de Marc Duez- Jacques Castelein à 1’57’’2.

Mais revenons au déroulement de cette troisième étape.

ANDRUET ET MR LOUBET pére

Comme prévu et malgré son énorme déception de la veille, Jean Claude Andruet est bien la, dans le parc fermé de Porto Vecchio, au petit matin pour prendre le départ.

Ses mécaniciens de l’équipe Feralu-TCM de Philippe Peauger sont parvenus à diagnostiquer la raison de la panne d’alimentation qui a contraint mercredi l’infortuné Andruet, alors leader à stopper, le privant d’une possible victoire, tant son avance était déjà importante.
Il s’agissait tout simplement d’une cosse desserrée et impossible à voir à l’œil nu, tant elle était mal placée et cachée.

 Jean Claude explique:

« Que dire ! Que le préparateur du moteur dont je ne cessais de me plaindre depuis deux ans a mal fait son boulot, ne lui en déplaise. Philippe (Peauger) a enfin fini par comprendre qu’il fallait voir ailleurs chez des gens plus sérieux »

Curieusement, ce préparateur n’est pas la ou plutôt n’est plus là, car ni Yves Loubet, ni José Andréani, ne souhaitaient eux, le revoir sur leur épreuve…

Qu’ajouter ?

Jean Claude Andruet en tout cas a retrouvé le moral:

« En fait dans la première montée de la spéciale matinale (Aullene-Sainte Eustache), j’ai eu un petit peu de mal à me remettre dans le bain. En fait, je roule pour du beurre puisque je n’ai plus aucune chance de gagner. Mais, je suis resté et reparti en course pour Yves et José. Ils se donnent tant de mal que je ne pouvais me résoudre à quitter la course et tous ces fans qui m’acclament dans tous les villages.»

Jean Claude poursuit:

« Et puis des la descente sur une très belle route, l’envie de bien faire est revenue. »

C’est dire si Jean Claude avait retrouvé la motivation, la gniaque et son éternel coup de volant sur ces routes qui ne cessent de monter, descendre, grimper et tournicoter à souhait, au fil des bornes avalées, à vitesse vertigineuse.

Sur, car le père Andruet n’a pas trainé en route ! Sur les 14,8 km, seule la Porsche de Philippe Gache, le devance ! 

Et JC, de nous préciser:

« Dans la seconde la plus longue du jour28,5 km – (Ghisoni-Abbazzia) , les sensations étaient revenues et je colle 28’’ à Gache. J’ai attaqué du début à la fin. Ensuite, après le regroupement à Aleria, dans la suivante 14,5 km (Antisanti-Noceta), Philippe fait le scratch et je finis second. »

Enfin dans la dernière (Col de Vergio) une spéciale mythique des grandes heures du Tour de Corse des années 60-70, de grandes histoires et certaines légendes sont nées ici, Gache et Andruet terminent à nouveau dans cet ordre. Mais ils sont les seuls à être descendus sous les 10’ !

 
Philippe Gache qui dans cette ultime chrono au menu du jour, revient de loin !

Effectivement, en début d’après midi, peu avant d’arriver à Corte, il lui est arrivé une bien drôle d’histoire ! Laquelle aurait pu mal se terminer.

Philippe raconte sa mésaventure dont nous avons été les témoins:

« Alors que nous allions arriver à Corte, sur une longue, très longue ligne droite, avec des pointillés, je double quelques voitures et un camion. Je roulais à allure modérée sans excès – nous pouvons le certifier – Au loin, j’aperçois alors des appels de phare. En croisant le véhicule, je découvre une camionnette de la gendarmerie. Je poursuis ma route. Tout à coup, je remarque dans le rétro que les gendarmes font demi- tour. Ils me rattrapent rapidement et me font signe de stopper. »

Et là, s’ensuit une scène digne du cinéma. Deux jeunes façon ‘’ cow boy ‘’ l’installent dans le fourgon ‘’ panier à salade ‘’

Direction, la gendarmerie de Corte. Son copilote, Nicolas Rivière suit avec la Porsche. C’est du grand n’importe quoi !!!

Après quarante minutes au poste, Gache est relâché et peut rejoindre le départ de l’ES10.

Ou, malgré cet incident, il réalise le meilleur temps devant Andruet . Preuve que le garçon à des nerfs !

Mais que dire du comportement complètement stupide des deux gaillards de la maréchaussée de Corte !!!!

Franchement, sur ce coup-là, ils ont été NULS…

Toute la Corse – les journaux et radios locaux en parlent quotidiennement abondamment – sait que le Tour de Corse se déroule cette semaine.

Alors, tenter de jouer à OK Corral, c’est stupide.

Surtout que Philippe que nous suivions, se comportait en pilote de rallye responsable, sans rouler comme un malade.

Respectant parfaitement le code de la route. A quelle vitesse a roulé le fourgon pour nous rattraper ???

On confirme pour l’avoir vu dans ses oeuvres

Bref, un épisode pas à la gloire de ceux qui l’ont provoqué !!!

GACHE RACONTE A  »LOULOU »

Parvenu à Porto, il raconte cette rocambolesque affaire à Yves Loubet

Mais revenons à la course pour évoquer les autres faits divers sportifs ceux-là de cette troisième étape.

Après les malheurs d’Andruet et Gendre, la veille, ce jeudi ce fut donc au tour d’autres grands prétandants à la victoire finale, à connaitre de sérieux soucis. Lesquels les ont à leur tour définitivemenrt privés de succés final possible.

C’est tout d’abord le leader, Jean Pierre Manzagol qui arrêtait sa belle berlinette Alpine Renault Rouge aux couleurs Dorian, le célèbre concessionnaire de la firme au losange à Bastia, suite à des ennuis mécaniques.

Puis, un peu plus tard, c’était au tour d’Eric Chantriaux de devoir renoncer. Lui pour une raison plus bête : en panne d’essence !!!!

Quel dommage car au volant de sa nouvelle monture, une Porsche 914 – auparavant il roulait avec son habituelle Lotus –  le patron de Solution F à Venelles prés d’Aix en Provence, occupait une belle troisième place.

Et il pouvait encore viser plus haut, surtout après le retrait de Manzagol.

Mais ainsi va la vie. La course reste la course.

Ce vendredi, les concurrents  disputent la quatrième étape Porto-Porto avec de nouveau quatre spéciales

Gilles Gaignault
Photos : Vincent Roussel – Fred Chambat

QUELQUES SOUVENIRS….

Sport

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