PETIT LE MANS : NOUVEL AFFRONTEMENT PEUGEOT – AUDI A ATLANTA

 

De Silverstone à Petit Le Mans, l’affrontement entre les deux Géants que sont Peugeot – vainqueur sortant – et Audi, se poursuit en cette fin d’année.

Audi victorieux cette saison des 24 Heures du Mans et des Huit Heures du Castellet. Peugeot l’emportant de son côté aux 1000 Kms de Spa puis tout récemment des 1000 Kms de Silverstone.

Sans oublier aussi le beau succès de l’équipe satellite, Oreca lors des 1000 Kms de l’Algarve à Portimao.

Ce week-end, la course de Petit Le Mans marque aussi et surtout la seconde manche du tout nouveau Championnat mis sur pied par l’ACO (Automobile Club de l’Ouest), l’ILMC –International Le Mans Cup – après la première manche qui s’est dernièrement le 11 septembre à Silverstone.

Atlanta et le Petit Le Mans, représente une épreuve emblématique de la renaissance des courses d’endurance aux Etats-Unis, depuis la fin des années 90. Au même titre que les 12 Heures de Sebring qui se déroulent traditionnellement au début du printemps.

La première édition de l’Intercontinental Le Mans Cup est déjà un succès, avec une trentaine d’engagés et deux duels opposant des acteurs majeurs de l’automobile sportive et routière : D’un côté en protos, Peugeot et Audi en prototypes. De l’autre, en GT, BMW, Ferrari et Porsche.

Prototypes : Audi chasse le lion

 

Les 1000Km de Silverstone se sont achevés sur un beau doublé Peugeot, mais aussi et surtout sur une énorme surprise, tout à fait inattendu. Comme quoi, la course reste la course ! 

L’abandon, dès la première demi-heure de course, de l’Audi de duo, Allan McNish – Tom Kristensen. Laquelle s’était élancée depuis la pole position.

Troisièmes à l’arrivée sur la deuxième R15 TDI, le tandem Dindo Capello -Timo Bernhard a certes rejoint sur le podium, les vainqueurs l’équipage franco britannique, Nicolas Minassian – Anthony Davidson, mais la perte d’une voiture complique d’ores et déjà singulièrement la tâche des hommes du Dr. Ullrich.

Une équipe Audi qui accuse donc déjà 26 points de retard au classement provisoire du Championnat ILMC.

Le ‘’ clan ‘’ Audi va devoir se surpasser au Petit Le Mans, pour recoller au classement.

Imaginez donc que, pour revenir sur Peugeot, Audi va devoir réaliser en Géorgie, un doublé –obtenu l’an passé par les Lionnes- tout en devant compter aussi sur au moins un abandon de l’une des deux 908 engagées !

C’est dire si la tâche est compliquée et ardue, mais pas irréalisable, pour plusieurs raisons.
La première, c’est la nature même du Petit Le Mans, disputé non pas sur 1000 kilomètres, qui correspondent à environ cinq heures de course mais 1000 miles – soit un peu plus de 1600 km- ou dix heures de course maximum.

Et il suffit de se repencher sur la dernière édition des 24 Heures du Mans, en juin dernier pour savoir que la marque aux anneaux a toujours su répondre présent aux rendez-vous de très longue haleine !!!

La seconde raison, c’est l’expérience d’Audi au Petit Le Mans, avec pas moins de ….neuf victoires consécutives de 2000 à 2008.

Mais, n’oublions pas -on l’a déjà signalé– que Peugeot s’est imposé en 2009 à l’issue d’une course certes écourtée par la météo. Mais, tout de même, les deux 908 Françaises s’étaient offert, un sensationnel doublé.

Sans doute, faut-il donc s’attendre à un rééquilibrage des forces pour ce rendez-vous cher à Don Panoz, initiateur de cette course en 1998.

Et aucun des deux protagonistes n’aura droit à l’erreur, car ce Trophée disputé sur seulement trois courses (Silverstone-Atlanta –Zhuhai) rend toute défaillance quasi insurmontable.

La course des LM P2 ne manquera pas non plus d’intérêt. Seule écurie tricolore de cette catégorie engagée en Intercontinental Le Mans Cup, OAK Racing affrontera au Petit Le Mans, l’Acura ARX-01c de Highcroft Racing et la Porsche RS Spyder du Team CytoSport.

Soit, les deux meilleures équipes d’outre-Atlantique, qui occupent actuellement les deux premières places du classement provisoire de l’ALMS (American Le Mans Séries). L’équivalent Américain de notre Championnat Européen , LMS (Le Mans Séries)

GT : BMW le trouble-fête ?

Tandis que Peugeot et Audi s’affrontent en Prototypes avec des voitures d’usine, d’autres grands constructeurs se mesurent eux aussi en GT2 par l’intermédiaire de structures semi-officielles, différentes d’un continent à l’autre, comme on va pouvoir en juger au Petit Le Mans.

 

Avec toutefois une constante : tout comme en Le Mans Séries et ALMS, l’Intercontinental Le Mans Cup annonce un nouvel épisode du duel entre Ferrari et Porsche. Arbitré peut-être par… BMW.

Représenté à Silverstone par AF Corse et CRS Racing, le Cheval Cabré est le premier leader de l’histoire de l’ILMC, mais avec seulement quatre points d’avance sur le constructeur de Stuttgart, qui s’appuyait en Grande-Bretagne sur le Team Felbermayr-Proton et ProSpeed Compétition. BMW occupant la troisième place du classement provisoire.

Au Petit Le Mans, Ferrari, Porsche et BMW seront respectivement représentés par Risi Competizione, Flying Lizard Motorsports et Rahal Letterman Racing.

Et la compétitivité de cette dernière écurie pourrait bien combler le retard du constructeur bavarois au classement provisoire.

Un nouveau concurrent entrera en lice à cette occasion : avec deux voitures, Jaguar RSR sera en effet effectivement présent au départ à la fois aux Etats-Unis et en Chine, en novembre.

Le Petit Le Mans verra également les débuts de la jolie Panoz Abruzzi. Présentée aux dernières 24 Heures du Mans, elle courra hors classement en attendant sa prochaine homologation.

Enfin, Petit Le Mans verra également, la toute première participation dans une série « Le Mans » de la Porsche 911 GT3 R Hybrid, star de la dernière édition des 24 Heures du Nürburgring, qu’elle a longuement mené.

Elle aussi participera elle aussi hors classement, mais permettra de mesurer la place des nouveaux enjeux technologiques liés à l’écologie, ainsi que l’avenir de la réglementation des 24 Heures du Mans.

Une démarche pionnière qui a toujours été la marque de l’épopée sarthoise, et aujourd’hui celle de l’histoire, tout juste naissante mais riche de promesses, de l’Intercontinental Le Mans Cup.


Comme on le voit, l’endurance renait année après année.

Qui s’en plaindra ?

Il est vrai que les voitures, les structures  et les Teams engagés n’ont rien, absolument RIEN à envier aux équipes de F1 !

La preuve ?

Depuis, plus d’une décennie, une fois leur carrière en Grand Prix terminée, la plupart des pilotes rêvent tous de venir …au Mans !!!

On a ainsi comptabilisé plus d’une trentaine de ces pilotes de monoplaces au départ des 24 Heures du Mans depuis le début des années 2000….

N’en déplaise à certains qui ne jurent- on se demande bien pourquoi -que par la F1 !

Gilles Gaignault
Photos : Teams – Eric Regouby – Patrick Martinoli

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