SILK WAY RALLY : AU TOUR DE CARLOS SAINZ DE REMPORTER LA SPÉCIALE

 

12 septembre 2010

2e étape : Staraya Russa – Vyazma
Liaison : 184 km – Spéciale 1 : 105 km – Liaison : 131 km – Spéciale 2 : 100 km – Liaison : 110 km – Total 
630 km
 
La pluie s’est arrêtée de tomber hier soir dans la soirée mais l’humidité ambiante et le froid ont poussé une bonne partie du bivouac dans le seul hôtel de la ville.

Ce matin dimanche, le départ de la première auto du bivouac était programmé à 5h30’ !

Malheureusement, arrivés au CH de départ de spéciale, les concurrents doivent attendre la levée du brouillard et prennent la piste à ….10h30’ seulement au lieu de… 8h45

Après une étape de 630 km, ils arrivent à Vyazma seulement vers 16h30’.

 
Un autre bivouac est situé sur un aéroport militaire. Sous les arbres, le long du tarmac, reposent des dizaines de
Mig 29, d’Albatros et d’hélicoptères… pour le grand bonheur des amateurs d’aéronautique.

Alors que le ciel se couvre à nouveau, les premiers véhicules à rentrer au bercail sont les quatre Touaregs.

Pas de mystère, sur l’arrière du capot, quelqu’un a nettoyé le logo VW et écrit dans la boue qui couvre les autos le classement de chaque équipage.

Cette journée, coupée en deux spéciales a été longue pour tout le monde. Sans trop de surprise, Carlos Sainz, parti 3e, remporte la spéciale avec 1’30 d’avance sur Al Attiyah, 3’56 sur Miller et 4’55 sur de Villiers.

« La première spéciale était relativement technique, raconte le champion espagnol un sourire en coin, avec des parties très belles, comme en Finlande mais sans les sauts, et d’autres très défoncées. »

Assis à la table du team, Mark Miller et Giniel de Villiers s’attaquent au plat de pâtes :

« J’ai connu un petit souci de pare-brise embrumé, commente l’Américain, mais c’est de ma faute, je n’ai pas vu tout de suite que le chauffage ne fonctionnait pas et j’aurais dû le réinitialiser. »

Puis se tournant vers son coéquipier avec le sourire :

« Par contre, les Dieux des essuie-glaces sont fâchés avec Giniel ! »

 
« Dans la liaison, ils se sont bloqués, confirme le Sud Africain, on a changé le moteur avant le départ de la spéciale et, dans le secteur sélectif, il s’est à nouveau arrêté ! Je suis vraiment poursuivi par la malchance ! »

À l’arrivée au bivouac, deux dames en costume folklorique offre un pain et du sel à Nasser Al Attiyah en cadeau de bienvenue.

KAHLE RIT, LAVIEILLE PLEURE

Au cumul des deux spéciales, Matthias Kahle se classe à la très belle sixième place au guidon du buggy SMG, une performance difficile à battre pour un deux roues motrices sur un terrain boueux.

 « J’aime les pistes de rallyes traditionnels, confie le pilote allemand, même si ce n’est pas le top pour le buggy construit pour les grands espaces. »

 
« Nous avons doublé trois concurrents russes, continue Thomas Schuenemann, son copilote, et
ils ont tous été très corrects et sportifs ; dès que nous avons actionné le Sentinel, ils se sont rangés. Aujourd’hui, nous ne pouvions faire mieux mais le buggy s’est très bien comporté dans les trous remplis d’eau et la boue. On attend les dunes avec impatience, éclate-t-il de rire ! »

Moins drôle pour Christian Lavieille qui termine 32e de l’étape à cause de coupures moteur. Le Pick-Up Nissan a été remorqué jusqu’au bivouac par son camion d’assistance et les mécaniciens analysent le problème. Quant à Chavigny et Brucy (Nissan Dessoude), ils sont 21e et n’ont connu aucun souci.

En camion, hier samedi, c’est finalement Chagin qui remporte la spéciale car il s’était arrêté deux minutes pour Vila Roca qui avait couché le nouvel Iveco et le temps perdu lui a été réattribué.

 « J’ai bien fait les choses hier, raconte Pep Vila Roca le sourire en coin, le camion était sur le flanc, bien démoli et moi aussi… Chagin s’est arrêté pour voir si tout allait bien et Oliveras nous a remis sur les roues.  Puis nous avons réparé cette nuit et nous sommes repartis ce matin… à une moyenne de 130 km/h dans la deuxième spéciale ! »

Nikolaev (Kamaz) remporte la spéciale devant Kabirov et Chagin qui s’est à nouveau arrêté car six ou sept autos étaient ‘’tankées’’ dans la boue…

Il se pourrait donc qu’il ait, une fois de plus, gagné l’étape.

Demain lundi, le Silk Way continue sa descente vers le Sud avec une spéciale qui s’annonce difficile en navigation.

 JUDITH TOMASELLI
Photos : ASO-Team et Juju Toma

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