MOTO GP : QUATRIEME VICTOIRE POUR DANI PEDROSA

PEDROSA-LORENZO: LE DUEL AU SOMMET !

 

Pedrosa survole les dieux

 

Il est certain, que depuis plusieurs GP, le héros a changé de nom. On a adulé Valentino Rossi, dit « il dottore », puis on s’est extasié sur Jorge Lorenzo, l’autre pilote Yamaha, sorte de dieu de la piste.

Mais aux USA à Indianapolis, puis au GP de San Marin à Misano, l’homme fort, et de loin, de très très loin, s’appelle Dani Pedrosa. Pilote officiel Honda, sa moto était tellement mal réglée en début de saison qu’elle faisait des sauts de cabri à chaque accélération, puis est devenue la plus homogène du plateau, moto avec laquelle Pedrosa a totalement pulvérisé ses petits camarades.

 

 

 

PEDROSA TOTALEMENT DOMINANT

 

La course est simple. Pedrosa part en tête, reste en tête, augmente son avance à chaque tour et finit loin devant le second, Lorenzo l’actuel large leader au classement provisoire du Championnat.

L’écart a un peu diminué sur la fin, le système de gestion électronique de la moto de Pedrosa réduisant les tours moteurs pour que le pilote ne se retrouve pas en panne d’essence.  

Mais jamais Lorenzo n’a été en mesure d’aller ne serait ce qu’inquiéter le pilote Honda.  

En revanche, on a cru un moment que Valentino Rossi, troisième, se rapprochait de Lorenzo. Mais on se souviendra que Rossi est encore en convalescence de multiples fractures, et en fin de course où habituellement il est imprenable, la douleur est trop forte.

Rossi finit quand même sur le podium à domicile, (il habite vraiment tout près à Tavullia) mais il n’a jamais vu les pots d’échappement de Lorenzo, autrement que de loin.

 

Bien sûr, au général, Pedrosa reprend des points à Lorenzo, (ce championnat du monde 2010 est décidément très espagnol les trois titres seront ibères), puisque Jorge ne compte plus « que » 63 points d’avance.

Cela dit, avec quatre victoires dans l’année, dont les deux dernières, Pedrosa va faire douter Lorenzo, qui paraissait encore tout récemmment… totalement intouchable!

Les prochains GP risquent d’être chauds dans la catégorie MOTOGP, c’est simple, en théorie du moins, il faut rester devant et ne pas tomber.

Et donc garder la tête froide ?

Pas facile à … 200 se moyenne!!!

 

 

DE PUNIET PASSE DU RÊVE A LA (DURE) REALITE

 

Un mot quand même sur la course de Randy de Puniet (Num 14), dont on sait que lui aussi est seulement à quelques semaines d’un accident avec double fracture à la clé.

 

Il a fait, sur un circuit pourtant pas facile, pas reposant, sinueux mais avec des courbes où l’on est parfois à 260 km/h au point de corde, une formidable qualif puisqu’il part 6ème sur la grille.

 

Mais la course se transforme en enfer physique. On imagine sans peine que lorsque les motos prennent tellement d’angle (la gîte des marins) que l’on en vient non seulement à toucher les genoux au sol mais maintenant les coudes, les mouvements du corps sont extrêmement violents.

Et pour Randy, c’est le calvaire, ce que nous confirme son manager, Eric Mahé.

Bien sûr, l’étape de retour à la normale, en ce qui concerne les chronos, cette étape est franchie, Randy est techniquement revenu à son niveau de pilotage.

Mais sur un GP entier, cela tourne à la torture et donc à la fatigue. Comme pour Valentino Rossi

Randy tient sa place jusqu’au dernier quart d’heure de course où il est épuisé. Dès lors, et c’est logique, le résultat s’aggrave très vite et Randy finit finalement 13ème.

Son challenge personnel est donc maintenant non plus d’aller vite, c’est revenu, mais de tenir la distance.  

Jean Louis Bernardelli

Photos : MotoGP

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